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RÉFLEXIONS PRATIQUES sur les PSAUMES

 

 

par J.-N. Darby

 

Tables des matières :

0     PRÉFACE

1     LIVRE 1 — Psaumes 1-41

1.1     [Contenu du livre : gouvernement de Dieu, et application dans la marche]

1.2     Psaume 1

1.2.1     [Gouvernement terrestre et caractère de ceux qui jouissent de sa bénédiction]

1.2.2     [Aucune participation du juste avec les pécheurs méchants, qui seront jugés]

1.3     Psaume 2

1.4     Psaume 3

1.4.1     [Confiance paisible en Dieu, même dans l’épreuve et face aux ennemis]

1.4.2     [L’âme occupée de Jésus est en paix et triomphe de l’épreuve]

1.5     Psaume 4

1.5.1     [Importance d’une bonne conscience en pratique pour crier à Dieu]

1.5.2     [Ps. 4 v. 1-5 — Assurance du cœur qui marche dans la confiance et la dépendance de Dieu]

1.5.3     [Ps. 4 v. 6-8 — La bénédiction est en Dieu Lui-même seul]

1.6     Psaume 5

1.6.1     [Appel au jugement et à la vengeance, et différence entre Juif et chrétien]

1.6.2     [Appel au jugement divin selon le caractère de Dieu, pour le bien de Son peuple]

1.6.3     [Ce psaume n’est pas l’expérience d’un chrétien]

1.7     [Psaumes 6-7 — Appel au jugement dans différentes circonstances]

1.7.1     Psaume 6

1.7.1.1      [Épreuve en conséquence du péché, et confiance en Dieu malgré tout]

1.7.1.2      [Recours à la grâce dans la détresse, même si la colère est méritée]

1.7.2     Psaume 7

1.7.2.1      [Appel à la justice et à la vengeance, avec la foi dans le jugement divin]

1.7.2.2      [Recherche de la délivrance dans la détresse causée par les méchants]

1.8     Psaume 8

1.9     Psaumes 9 et 10

1.10      Psaume 11

1.10.1       [Manifestation du pouvoir du mal avant le jugement, amenant la ruine]

1.10.2       [Épreuves semblables pour le croyant, qui a un Père qui discipline en amour]

1.10.3       [Ps. 11 v. 1-3 — La foi se réfugie en Dieu, paix et tranquillité du juste]

1.10.4       [Ps. 11 v. 4-5 — Voies de Dieu, éprouvant les justes pour ouvrir l’intelligence]

1.10.5       [Ps. 11 v. 4-7 — Dieu sonde tous les hommes, surtout les justes, pour Sa gloire]

1.10.6       [Dieu sonde et éprouve les justes pour leur faire du bien]

1.10.6.1    [Dieu sonde les fidèles pour leur profit, et pour le résultat parfait de la patience]

1.10.6.2    [Gloire dans les tribulations, faisant briller l’espérance et goûter l’amour divin]

1.10.6.3    [Comportement vis-à-vis de l’amour agissant en discipline, selon Héb. 12]

1.10.6.4    [Buts de Dieu dans l’épreuve, vus dans le livre et le cas de Job]

1.10.6.5    [L’épreuve est pour nous apprendre à nous connaître, et notre bien à la fin]

1.10.6.6    [Effets de l’épreuve en nous, avec la vie spirituelle et avec la chair]

1.10.6.7    [Résultats bénis de l’épreuve dirigée par Dieu, nous dépouillant de nous-mêmes]

1.11      Psaume 12

1.12      Psaume 13

1.13      Psaume 14

1.13.1       [Expression du jugement divin sur un état de méchanceté, sans crainte de Dieu]

1.13.2       [Influence de la présence de Dieu, même sur les ennemis]

1.14      Psaume 15

1.15      Psaume 16

1.15.1       [Perfection de Christ comme homme devant Dieu, se confiant toujours en Lui]

1.15.2       [Vie éternelle en Christ présentée en 1 Jean comme manifestée ici-bas]

1.15.3       [Caractère de la vie de Christ homme dépendant, vivant pour Dieu en perfection]

1.15.3.1    [Vie de Christ comme homme dépendant et soumis, plutôt que manifestation de Dieu]

1.15.3.2    [Vraie place de l’homme devant Dieu, parfait et confiant]

1.15.3.3    [Illustration dans l’exemple du jeune homme riche en Luc 18]

1.15.3.4    [Christ, homme parfait, moralement devant Dieu, mais non vu comme Dieu]

1.15.4       [Ps. 16 v. 1 — Premier principe : Christ s’abandonne entièrement à Dieu]

1.15.4.1    [Christ se confie entièrement à Dieu pour le garantir]

1.15.4.2    [Soumission parfaite de la foi dans la position d’homme prise par Christ]

1.15.5       [Ps. 16 v. 2 — Deuxième principe : entière soumission à la volonté de Dieu]

1.15.5.1    [Humiliation volontaire de Christ, prenant la place d’homme soumis]

1.15.5.2    [Christ remplissait la place de l’homme, seul, pour la gloire de Dieu]

1.15.6       [Ps. 16 v. 3 — Sentier de Christ ici-bas parmi les saints]

1.15.6.1    [Place morale de Christ homme, et marche parmi ceux mis à part pour Dieu]

1.15.6.2    [Sentier et vie de Christ placés devant nous par la Parole]

1.15.6.3    [Exhortation à marcher en connaissant ce que Christ est]

1.15.7       [Ps. 16 v. 4-5 — Vie de Christ séparée du mal, mais ayant sa part en l’Éternel]

1.15.7.1    [Attachement à l’Éternel, en rejetant tout mal, et en ayant tout en Lui]

1.15.7.2    [Christ a l’Éternel pour sa portion permanente, et sa part pour toute sa marche]

1.15.7.3    [Joie dans la faveur de Dieu seule, qui est entre le cœur et les circonstances]

1.15.7.4    [Vie divine dans le monde, en ayant l’Éternel comme portion permanente]

1.15.7.5    [Confiance en l’Éternel seul, qui n’a que Lui, qui maintient notre lot]

1.15.8       [Aucune mention des circonstances extérieures, seulement la vie intérieure en Dieu]

1.15.9       [Ps. 16 v. 6 — Sentiment de bénédiction pour l’âme jouissant de la présence de Dieu]

1.15.10     [Ps. 16 v. 7 — Conseil de Dieu et intelligence de la vie divine pour marcher ici-bas]

1.15.10.1    [Conseil donné de Dieu pour conduire le fidèle dans Son chemin]

1.15.10.2    [Intelligence divine pour discerner le chemin selon Dieu]

1.15.10.3    [Contrôle de la Parole sur la vie divine, opposée à une imagination exaltée]

1.15.11     [Ps. 16 v. 8 — Une marche parfaite par la foi ne regarde qu’à Dieu]

1.15.11.1    [Regarder toujours et uniquement à Dieu pour une marche parfaite]

1.15.11.2    [Dieu ne fait jamais défaut à la foi qui ne regarde qu’à Lui]

1.15.11.3    [Renoncement à tout en s’attendant uniquement à l’Éternel]

1.15.12     [Ps. 16 v. 9-10 — Soins de l’Éternel envers Son saint, même jusque dans la mort]

1.15.13     [Ps. 16 v. 11 — Vie parfaite pour Dieu manifestée dans le chemin de Christ ici-bas]

1.15.13.1    [Chemin de la vie à travers la mort, à cause du péché]

1.15.13.2    [Sentier de Christ jusque dans la mort, chemin de la vie pour Dieu dans l’homme]

1.15.13.3    [Manifestation de la vie à Dieu ici-bas, L’ayant comme seul objet]

1.15.13.4    [La vie nouvelle dans l’homme n’a rien dans ce monde, mais regarde à Dieu]

1.15.13.5    [Vie d’homme absolument pour Dieu et selon Lui]

1.15.13.6    [Nécessité de vivre de la vie de Christ]

1.15.14     [Contenu du psaume 16 : vie spirituelle intérieure de Christ, et la nôtre]

1.16      Psaume 17

1.16.1       [Vie intègre dans la justice ici-bas, dépendant de Dieu dans toute la marche]

1.16.2       [Ps. 17 v. 1-5 — Caractères de la vie pratique dépendante de Dieu]

1.16.2.1    [Confiance en Dieu à cause de la justice, sans désir de vengeance]

1.16.2.2    [Ps. 17 v. 3-5 — Autres caractères de cette vie intègre avec Dieu, comme celle de Christ]

1.16.3       [Ps. 17 v. 6-15 — Vie s’attendant à Dieu face à l’opposition des méchants]

1.16.3.1    [Marche par la foi avec le cœur rempli de Christ, même dans l’épreuve]

1.16.3.2    [La fidélité à Dieu conduit à la gloire et à la présence divine en justice]

1.16.3.3    [Juste délivrance de la main des méchants attendue, dans le sentier de Christ]

1.17      Psaume 18

1.17.1       [Cri à Dieu dans les souffrances, et délivrance de l’Éternel qui a entendu]

1.17.2       [Célébration du nom de l’Éternel qui a répondu dans la détresse, sur la terre]

1.17.3       [Délivrance amenée par l’obéissance et la dépendance de Christ]

1.17.3.1    [Bénédiction céleste anticipée par les Ps. 16 et 17]

1.17.3.2    [Obéissance et dépendance dans la détresse, puis délivrance et triomphe]

1.17.3.3    [Détresse venant de l’homme et de la mort, et gouvernement de Dieu selon la justice]

1.17.4       [Enseignements du psaume pour nous]

1.17.4.1    [Intérêt et sympathie de Dieu même dans la détresse, qui donnent confiance]

1.17.4.2    [Invoquer le Seigneur dans la détresse, pour être délivré et Le connaître]

1.17.4.3    [Attrait du cœur pour Dieu connu dans Sa sympathie et Sa compassion]

1.18      Psaume 19

1.18.1       [Ps. 16-18 présentant Christ — Ps. 19-21 montrant les témoignages donnés au résidu]

1.18.2       [Ps. 19 v. 1-6 — Témoignage de la création, universel pour tous les hommes]

1.18.3       [Ps. 19 v. 7-11 — Témoignage de la loi de Dieu et effets dans le fidèle]

1.18.3.1    [Excellence de la loi divine, témoignage à la conscience, touchant l’âme et le cœur]

1.18.3.2    [Ps. 19 v. 11 — Chemin divin au milieu du mal, et bénédiction en le suivant]

1.18.4       [Ps. 19 v. 12-13 — Jugement du cœur par la Parole, et purification des péchés]

1.18.5       [Ps. 19 v. 14 — Vrai désir du cœur, recherchant le bien avec Dieu]

1.19      Psaumes 20-21

1.19.1       [Christ comme témoignage, dans Ses afflictions ici-bas et Son lien avec l’Éternel]

1.19.2       [Révélation de Christ et de Ses caractères comme Fils de Dieu, au-delà du Messie]

1.20      Psaume 22

1.20.1       [Sentiments et pensées de Christ dans Sa piété, lors de l’introduction de la grâce]

1.20.2       [Ps. 22 v. 1-19 — Souffrances et angoisses donnant occasion au cri de Christ]

1.20.2.1    [Souffrances de Christ à la croix, regardant à Dieu malgré tout]

1.20.2.2    [Pas de délivrance pour Christ, même en regardant à l’Éternel]

1.20.2.3    [Christ associé à Israël, quand la grâce brille envers tous pour la gloire de Dieu]

1.20.2.4    [Christ parlant comme Fils dans les évangiles, et s’adressant ici à Son Dieu]

1.20.3       [Caractères de Christ manifesté au milieu d’Israël, et confiance en l’Éternel]

1.20.3.1    [Caractère de la piété de Christ, se confiant en l’Éternel au milieu d’Israël]

1.20.3.2    [Sentiment profond de l’épreuve traversée, jusqu’à l’abandon de Dieu]

1.20.3.3    [Ps. 22 v. 1-3 — Perfection de Christ envers Son Dieu]

1.20.3.3.1    [Confiance parfaite en Dieu, malgré Son abandon]

1.20.3.3.2    [Dépendance comme homme, même quand Dieu Le laisse sans réponse]

1.20.3.4    [Christ connu comme ayant souffert l’abandon, et jouissant de la bénédiction]

1.20.4       [Ps. 22 v. 21-31 — Sentiments et affections de Christ délivré]

1.20.4.1    [Sentiments de Christ une fois le jugement passé]

1.20.4.2    [Dieu pleinement manifesté par Christ, et relation nouvelle avec Lui]

1.20.4.2.1    [Jésus ici-bas parle du Père et du Fils de l’homme, non de Dieu et de Christ]

1.20.4.2.2    [Perfection de la manifestation de notre Dieu dans tous Ses caractères]

1.20.4.2.3    [Christ a déclaré le nom de Dieu et a permis que Son amour se répande]

1.20.4.2.4    [Christ entre, comme homme, dans la joie de la relation avec le Père, et nous avec Lui]

1.20.4.3    [Louange de Christ au milieu de ceux qu’Il a rachetés et rassemblés]

1.20.4.4    [Résultats de l’œuvre limités à la terre, en grâce, sans question de jugement]

1.21      Psaume 23

1.21.1       [Ps. 23 v. 1-2 — Sollicitude constante de l’Éternel pour les fidèles, qui sont comblés]

1.21.2       [Ps. 23 v. 3-5 — L’Éternel est la sauvegarde des siens dans toutes leurs épreuves]

1.21.3       [Christ a frayé le chemin pour les brebis dans ce monde, avec sollicitude]

1.21.4       [Ps. 23 v. 6 — Confiance reposant sur l’Éternel pour l’avenir]

1.21.5       [Bénédiction du fidèle, ayant dans sa pensée la puissance et la sollicitude divines]

1.22      Psaume 24

1.22.1       [Bénédiction et acceptation en grâce offertes à tous, en la montagne de l’Éternel]

1.22.2       [Ps. 16-24, présentant Christ associé aux saints d’ici-bas]

1.22.3       [Action sur la piété du cœur en voyant Christ vrai homme marchant ici-bas]

1.22.4       [Progression du caractère des psaumes 3 à 24, puis exercices du Résidu affligé]

1.23      Psaume 25

1.23.1       [Ps. 25 v. 1-7 — Confiance en l’Éternel, dans le sentiment des péchés passés]

1.23.1.1    [Base de l’expérience des fidèles, s’appliquant au Résidu juif et non aux chrétiens]

1.23.1.2    [Ps. 25 v. 1-3 — Foi se confiant à l’Éternel, et désirant la confusion des méchants]

1.23.1.3    [Ps. 25 v. 4-7 — S’approcher de l’Éternel en recherchant Son chemin]

1.23.1.3.1    [Recherche du seul chemin du Seigneur, et confiance en Sa compassion]

1.23.1.3.2    [Confiance dans la grâce, agréable à Dieu, malgré les péchés confessés]

1.23.2       [Ps. 25 v. 8-14 — Conduite du fidèle dans le chemin selon Dieu et selon Ses voies]

1.23.2.1    [Ps. 25 v. 8-9 — Connaissance de ce qui est dans le cœur du Seigneur pour le chemin du fidèle]

1.23.2.2    [Progression de l’âme dans les trois parties du psaume 25]

1.23.2.3    [Ps. 25 v. 8-9 — Le Seigneur enseigne le droit chemin à ceux qui sont humiliés]

1.23.2.4    [Ps. 25 v. 12-13 — Connaissance du chemin choisi de Dieu pour la bénédiction]

1.23.2.5    [Ps. 25 v. 14 — Connaissance de la pensée du Seigneur pour ceux qui Le craignent]

1.23.3       [Ps. 25 v. 15-22 — L’âme regarde à Dieu et l’invoque sur tout, dans son intégrité]

1.23.3.1    [Ps. 25 v. 15-16 — Confiance en Dieu au milieu du mal, avec intégrité de cœur]

1.23.3.2    [Ps. 25 v. 19-22 — Confiance du cœur en Dieu, qui ne sera pas confus, et pensée pour Son peuple]

1.23.4       [Sentiments moraux du cœur, fondés sur la conscience de ce qu’est l’Éternel pour lui]

1.24      Psaume 26

1.25      Psaume 27

1.25.1       [Cœur confiant en Dieu et exercé quant au mal, sans crainte devant lui]

1.25.2       [Ps. 27 v. 1-3 — L’Éternel, lumière et délivrance actuelle du saint]

1.25.3       [Ps. 27 v. 4-6 — État d’âme lié à la confiance en Dieu, trouvant toute sécurité en Lui]

1.25.4       [Ps. 27 v. 7-12 — Exercices de l’âme se confiant au Seigneur qu’elle connaît]

1.25.5       [Ps. 27 v. 13-14 — La bonté de l’Éternel comme seule ressource du cœur intègre]

1.26      Psaume 28

1.26.1       [Cri du juste à l’Éternel, lien avec Lui par la foi]

1.26.2       [Délivrance accordée à la confiance, attachant à Dieu et Le faisant connaître]

1.26.3       [Attente de la délivrance de la part de quelqu’un de connu dans sa perfection]

1.26.4       [Exemple d’un homme dont le cœur s’est confié en Dieu et qui se réjouit en Lui]

1.26.5       [Même principe chez le chrétien, de manière plus calme]

1.27      Psaume 29

1.27.1       [Engagement à rendre gloire à l’Éternel et à Son nom révélé]

1.27.2       [Domination de l’Éternel sur toutes choses, et bénédiction de Son peuple]

1.28      Psaume 30

1.28.1       [Joie découlant de la délivrance supérieure à la bénédiction de la prospérité]

1.28.1.1    [L’âme éprouvée et guérie jouit de ce que Dieu est pour elle, plutôt que des circonstances]

1.28.1.2    [Le repos dans la bénédiction, même venant de Dieu, s’adresse au moi]

1.28.2       [Faveur de l’Éternel considérée dans ses effets plutôt qu’en elle-même]

1.28.3       [Épreuves pour que l’âme apprenne à éprouver la faveur divine et en jouir]

1.28.4       [Différents états d’âme des saints, vis-à-vis du moi]

1.28.4.1    [L’innocence, état d’une âme jouissant de son salut, mais sans combat intérieur]

1.28.4.2    [Connaissance du moi amenée par le péché et le pardon connus]

1.28.4.3    [Jugement réel du moi, mis de côté pratiquement, en relation avec Dieu]

1.29      Psaume 31

1.29.1       [Confiance en l’Éternel, révélé et connu, dans l’angoisse, cause du péché]

1.29.2       [Confiance et abandon à l’Éternel connu personnellement, même dans l’affliction]

1.29.3       [État d’âme particulier donnant une intime et profonde confiance en Dieu]

1.30      Psaume 32

1.30.1       [Ps. 32 v. 1-2 — Bénédiction de l’âme renouvelée, consciente que son péché est pardonné]

1.30.1.1    [Abolition de toute culpabilité et pardon des péchés, et purification du cœur]

1.30.1.2    [Conscience que le péché est ôté de devant Dieu, non imputé par Lui]

1.30.1.3    [Confession du péché sans atténuation, qui n’est alors pas imputé par Dieu]

1.30.2       [Ps. 32 v. 5 — Confession des transgressions, tout étant alors réglé et pardonné]

1.30.2.1    [Confession des péchés revenus en mémoire, ce qui règle tout]

1.30.2.2    [Cœur mis au large par la confession, ouvert à Dieu par la grâce]

1.30.3       [Ps. 32 v. 6 — La révélation de Dieu Le fait désirer et rechercher de l’âme fidèle]

1.30.4       [Ps. 32 v. 6-7 — Sentiment du pardon offert par Dieu, qui attire et met à l’abri]

1.30.5       [Ps. 32 v. 8-11 — Promesses pour la marche]

1.30.5.1    [Ps. 32 v. 8 — Dieu nous guide dans le chemin qui est le sien]

1.30.5.2    [Marche avec intelligence spirituelle, et joie en Dieu qui en découle]

1.31      Psaume 33

1.31.1       [Louange et recherche des principes selon Dieu, qui gouverne tout, suite au pardon]

1.31.2       [Gouvernement de Dieu selon les principes de Sa volonté]

1.31.3       [Puissance divine en création, et bénédiction du peuple choisi de Dieu]

1.32      Psaume 34

1.32.1       [Ps. 34 v. 1-10 — L’Éternel trouvé comme secours dans l’épreuve et l’affliction]

1.32.2       [Expérience de la bonté incomparable de l’Éternel, dans l’intimité]

1.32.3       [Ps. 34 v. 7-18 — Marche dans la crainte de Dieu pour jouir de la bénédiction]

1.32.4       [Gouvernement de Dieu, vrai de tout temps]

1.32.4.1    [Dieu veille sur les siens, même s’ils ont à souffrir]

1.32.4.2    [Gouvernement actuel pour les justes, au milieu même du mal]

1.32.5       [Accomplissement de ce psaume en Christ]

1.32.5.1    [Accomplissement littéral quand la fureur de tous s’élève contre Christ]

1.32.5.2    [Soins continuels de Dieu, en qui l’âme peut se confier]

1.33      Psaume 35

1.33.1       [Appel direct au jugement des ennemis, après un long temps de patience]

1.33.2       [Opération de l’esprit de patience dans les fidèles, dont David est un exemple]

1.33.3       [Différence de l’esprit chrétien d’avec l’appel au jugement après la patience]

1.33.4       [Esprit du résidu exercé par l’épreuve et soumis à Dieu]

1.34      Psaume 36

1.34.1       [Ps. 36 v. 1-5 — Consolation profonde en Dieu face à la grandeur du mal]

1.34.2       [Ps. 36 v. 5-6 — Fidélité de Dieu, ferme et dominant tout le mal, paix pour le cœur]

1.34.3       [Ps. 36 v. 7-8 — Source de la bonté trouvée en Dieu, devenue la ressource du fidèle]

1.34.3.1    [La source de la bonté est en Dieu, en qui on peut se réfugier par grâce]

1.34.3.2    [La bonté devient la part du fidèle, qui trouve en Dieu joie et bénédiction]

1.34.3.3    [Bénédiction des joies divines goûtées dans la relation où nous sommes avec Dieu]

1.34.4       [Ps. 36 v. 9 — Source de la vie en Dieu pour l’homme]

1.34.4.1    [Ce que Dieu est en bénédiction pour nous en Lui-même, la vie]

1.34.4.2    [Ce que Dieu est pour le résidu, leur espérance, la vie et la résurrection]

1.34.4.3    [Dieu source de la vie manifesté par l’évangile, suite à la résurrection de Christ]

1.34.5       [Lumière et vie, caractères de Dieu manifestés et découlant de Lui]

1.34.5.1    [Opération de l’Esprit dans ceux qui sont sous la loi, pécheurs, et en Christ]

1.34.5.2    [Source de la vie en Dieu, fleuve d’eau vive pour le fidèle et découlant de lui]

1.34.5.3    [Dieu, source de la vie divine, se réjouissant en ce qui est divin]

1.34.5.4    [Dieu est lumière et la communique, comme la vie ; et de même pour Christ]

1.34.5.5    [Lumière manifestée en Christ, consolation au milieu des ténèbres]

1.34.6       [Ps. 36 v. 10-12 — Espérance de la délivrance actuelle et jugement des méchants]

1.35      Psaume 37

1.35.1       [Manifestation du gouvernement de Dieu sur la terre]

1.35.2       [Exhortations quant à la marche et à la confiance en Dieu, au milieu du mal]

1.35.3       [Ps. 37 v. 1-3 — Tranquillité d’esprit et confiance plutôt qu’irritation et jalousie]

1.35.4       [Ps. 37 v. 4-6 — Dieu répond toujours à la foi qui s’attend à Lui]

1.35.5       [Ps. 37 v. 7-40 — Caractère de la confiance, et gouvernement de Dieu en rapport avec les Juifs]

1.35.6       [Bénédictions particulières présentées dans ce psaume]

1.35.6.1    [Le Seigneur affermit les pas du fidèle dans ce monde, pour suivre Son sentier]

1.35.6.2    [Christ est le seul chemin, au milieu de ce monde]

1.35.6.3    [Le Seigneur soutient le saint, même s’il tombe dans l’épreuve]

1.35.6.4    [Traits caractérisant le juste, dont la fin est la paix]

1.35.6.5    [Le Seigneur est la force, l’aide et la délivrance des justes qui se confient en Lui]

1.36      Psaume 38

1.36.1       [Âme dans la détresse sous le châtiment, mais regardant à l’Éternel]

1.36.2       [Enchaînement des pensées dans le psaume 38]

1.36.3       [Intégrité du cœur confessant son péché et demandant du secours contre ses ennemis]

1.36.4       [Celui qui connaît le Dieu saint regarde à Lui, même sous la discipline, avec confiance]

1.36.5       [Confiance du cœur qui regarde à Dieu après avoir confessé son péché]

1.36.6       [Sentiment envers Dieu, lié à la relation avec Lui]

1.37      Psaume 39

1.38      Psaume 40

1.38.1       [Christ prenant place avec les saints, motif de confiance et rédempteur]

1.38.2       [Souffrances de Christ avec le résidu d’Israël, non pour lui]

1.38.2.1    [Christ souffrant avec le résidu avec lequel Il s’identifie en grâce]

1.38.2.2    [Christ vu en relation avec Dieu comme partie d’Israël, et souffrant comme fidèle]

1.38.2.3    [Accomplissement pour Christ quand l’heure de l’ennemi est venue]

1.38.2.4    [Attente parfaite dans l’épreuve, que la chair ne peut réaliser]

1.38.3       [Ps. 40 v. 1-4 — Perfection de Christ, modèle parfait pour nous]

1.38.3.1    [Attente patiente de l’Éternel jusqu’à ce qu’Il intervienne, sans volonté propre]

1.38.3.2    [La seule délivrance attendue et désirée est celle de l’Éternel]

1.38.3.3    [Épreuve pour les saints, et ressource de crier à l’Éternel, qui exauce]

1.38.3.4    [Application à d’autres de la délivrance divine manifestée en Christ]

1.38.4       [Ps. 40 v. 5 — Christ homme, associé au peuple, raconte les merveilles de Dieu]

1.38.5       [Ps. 40 v. 6-8 — Christ homme obéissant, prenant la place d’obéissance]

1.38.5.1    [Introduction de Christ venant volontairement, homme obéissant à Dieu]

1.38.5.2    [Perfection de Christ, volontairement fait homme, parfaitement obéissant]

1.38.6       [Ps. 40 v. 9-10 — Perfection du service de Christ, annonçant tout ce que Dieu est]

1.38.7       [État du résidu, sentant sur lui les conséquences du péché d’Israël]

1.39      Psaume 41

1.39.1       [Résumé du Ps. 40]

1.39.2       [Béatitude de ceux qui présentent les caractères de Christ]

1.39.3       [Psaume accompli en Christ, identifié au résidu dans l’épreuve, s’attendant à l’Éternel]

2     LIVRE 2 — Psaumes 42-72

2.1     [Épreuve du fidèle quand le peuple est rejeté de la faveur de Dieu]

2.1.1     [Absence du nom de l’Éternel, au début du livre, car le peuple est chassé]

2.1.2     [Différence entre les relations avec le Père et avec l’Éternel]

2.1.3     [Foi mise à l’épreuve par l’affliction, Dieu cachant Sa face à Son peuple]

2.1.4     [Jugement complet de la chair, l’âme étant éprouvée pour se rattacher à Dieu seul]

2.2     Psaume 42

2.2.1     [Cas particulier d’expérience, après avoir goûté des bénédictions communes]

2.2.1.1      [Principe général du psaume ou cas d’une expérience particulière]

2.2.1.2      [Cas d’une âme qui a perdu la première joie du salut, ignorant ses conséquences]

2.2.2     [Soif de Dieu lui-même, après la perte de circonstances heureuses]

2.2.2.1      [L’âme soupire après Dieu, sentiment plus profond que la joie précédente]

2.2.2.2      [La joie est trouvée en Dieu seul, plutôt qu’au travers de Ses bénédictions]

2.2.2.3      [Joie du cœur davantage liée à sa source plutôt qu’aux circonstances]

2.2.3     [L’exclusion des bénédictions par l’ennemi rejette l’âme sur Dieu seul]

2.2.4     [Ps. 42 v. 5-6 — L’affliction ressentie et reconnue fait sentir la dépendance de Dieu]

2.2.5     [Ps. 42 v. 7 — L’affliction vient de Dieu, pour amener une bénédiction]

2.2.6     [Ps. 42 v. 8-9 — Conscience de la relation avec Dieu, et confiance en Lui]

2.2.7     [Ps. 42 v. 10-11 — Le cœur se rejette entièrement sur Dieu et a sa joie en Lui]

2.2.8     [L’âme brisée par l’épreuve se souvient de Dieu et de sa relation avec Lui]

2.3     Psaume 43

2.3.1     [L’âme restaurée demande la délivrance pour jouir de Dieu et Le louer]

2.3.2     [Le désir de la délivrance doit suivre la restauration, selon la volonté de Dieu]

2.3.3     [Le fidèle désire que le Dieu de sa joie l’amène là où il pourra L’adorer]

2.3.4     [Dieu est le salut et la joie du fidèle, dont l’allégresse éclate en adoration]

2.3.5     [En attendant la restauration extérieure, Dieu est la joie et la bénédiction du fidèle]

2.4     Psaume 44

2.4.1     [Application des psaumes du second livre à l’état du chrétien]

2.4.1.1      [Développement d’exercices moraux quand l’âme ne jouit plus de sa relation avec Dieu]

2.4.1.2      [La relation du chrétien avec Dieu le place au-delà de la position de ces psaumes]

2.4.2     [Deux principes du psaume : fidélité à l’autorité de Dieu, et confiance malgré l’épreuve]

2.4.2.1      [Les fidèles d’Israël reconnaissent le gouvernement de Dieu, Sa grâce et Sa faveur]

2.4.2.2      [Les fidèles ne renient pas le Seigneur malgré l’épreuve]

2.4.2.3      [Fidélité et attachement à Dieu, et confiance dans Son secours, malgré tout]

2.4.3     [Les épreuves sont attribuées à Dieu, qui semble abandonner le fidèle]

2.4.4     [Épreuve quand l’ennemi a le dessus, selon le gouvernement de Dieu]

2.4.5     [Épreuve sous le gouvernement de Dieu, attachant le cœur à Dieu seul]

2.4.5.1      [Souffrances pour le nom de Dieu, à cause de ce qu’Il est, par amour pour Lui]

2.4.5.2      [Dieu Lui-même dans Sa nature comme objet de la joie, au milieu de l’épreuve]

2.4.6     [Progrès par rapports aux psaumes 42-43, le fidèle s’attachant à Dieu malgré tout]

2.5     Psaume 45

2.5.1     [Célébration du Messie, Roi victorieux, joie différente de celle du chrétien]

2.5.2     [Ps. 45 v. 10-11 — Rupture des anciens liens naturels pour jouir de Christ seul]

2.5.3     [Christ fait tout nouveau, ce qui était ancien étant mis de côté pour l’avoir Lui]

2.6     Psaume 46

2.6.1     [Dieu est notre refuge dans la détresse, et nous pouvons nous attendre à Lui]

2.6.2     [Dieu seul, dans Sa nature, est le secours et le refuge sûrs contre l’adversité]

2.6.3     [Tout effort humain doit être banni, pour s’attendre à Dieu seul]

2.6.4     [Intégrité, confiance absolue et patience, pour profiter de la délivrance divine]

2.6.5     [Dieu donne la paix et rafraîchit dans Sa demeure, Sion ou maintenant l’Église]

2.7     Psaume 47

2.7.1     [Annonce du triomphe d’Israël, et louange de Dieu, roi puissant sur la terre]

2.7.2     [Ps. 47 v. 5-8 — Dieu célébré dans Sa gloire, connue des siens par la bénédiction]

2.7.3     [Ps. 47 v. 7-9 — Louange à Dieu selon Ses relations avec les saints]

2.7.4     [Sujet du règne de Dieu en général, en lien avec Israël qui le célèbre]

2.8     Psaume 48

2.9     Psaume 49

2.9.1     [Vanité du monde et impuissance de l’homme devant la mort, dont Dieu rachète]

2.9.2     [Le chrétien va plus loin, se tenant pour mort et n’attendant rien dans le monde]

2.9.3     [La mort règne sur tout dans ce monde, et s’y attacher est folie]

2.10      Psaume 50

2.10.1       [Exécution du jugement divin, sur le terrain moral où est l’homme]

2.10.2       [Connaître Dieu et Le louer amène la bénédiction ; sinon, c’est le jugement]

2.11      Psaume 51

2.11.1       [Ps. 51 v. 1-4 — L’âme qui a péché a affaire à Dieu et espère en la grâce]

2.11.2       [Ps. 51 v. 5-7 — Sentiment du péché intérieur, et confiance en Dieu qui lave et humilie]

2.11.3       [Ps. 51 v. 8-12 — Désir de la joie venant de Dieu, avec un cœur purifié devant Lui]

2.11.3.1    [Recherche de la joie avec un cœur vrai, s’attendant à Dieu et à Sa présence]

2.11.3.2    [Différence d’avec le chrétien, qui ne peut pas perdre le Saint Esprit]

2.11.3.3    [Le chrétien peut demander de ne pas perdre l’action pratique de l’Esprit]

2.11.3.4    [L’Esprit garde la foi vivante, et fait désirer le sentiment de la joie du salut]

2.11.3.5    [Confiance dans le pardon divin et la demeure de l’Esprit, connus de l’âme]

2.11.3.6    [Différents états de l’âme dans laquelle l’Esprit agit]

2.11.3.7    [Nécessité de maintenir la vérité de la demeure du Saint Esprit dans le chrétien]

2.11.4       [Ps. 51 v. 13-19 — L’âme restaurée par un Dieu de grâce peut louer Sa justice]

2.12      Psaume 52

2.13      Psaume 53

2.13.1       [Ps. 53 v. 1 — Dieu mis de côté par le méchant dans toute sa voie et sa volonté]

2.13.2       [L’abandon de Dieu laisse agir la puissance du mal, jusqu’à son jugement]

2.13.3       [Plus le mal grandit, plus Dieu est concerné, jusqu’à le juger et restaurer Son peuple]

2.14      Psaume 54

2.15      Psaume 55

2.15.1       [Détresse d’une âme haïe de ses proches et chargée par eux de culpabilité]

2.15.2       [Satan cherche à faire peser le poids de la colère divine sur l’âme du juste]

2.15.3       [Le fidèle veut fuir la puissance du mal et la méchanceté, et se confie en Dieu]

2.15.4       [Gouvernement de Dieu face au mal, et soutien du fidèle éprouvé se rejetant sur Lui]

2.15.5       [Fidélité infaillible de Dieu, et confiance en Lui apprise par le mal éprouvé]

2.16      Psaume 56

2.16.1       [L’âme est éprouvée par l’ennemi mais se confie en Dieu et en Sa parole]

2.16.2       [Confiance immédiate en Dieu et en Sa révélation, au contraire du Ps. 55]

2.16.3       [Dieu est la seule ressource du fidèle contre la chair, qui ne peut rien contre Lui]

2.16.4       [Ps. 56 v. 8-11 — Dieu enregistre tout ce qui concerne le fidèle, qui se confie en Lui]

2.16.5       [Ps. 56 v. 12-13 — Sentiment d’appartenir à Dieu, produisant louange et dépendance]

2.16.6       [Ps. 56 v. 13 — L’âme tirée de détresse désire marcher devant Dieu]

2.17      Psaume 57

2.17.1       [Danger de s’occuper trop du mal, plutôt que regarder à Dieu]

2.17.2       [Progression par rapport au Ps. 56, les pensées se reposant davantage sur Dieu]

2.17.3       [Le fidèle s’attend à Dieu qui le délivre de ses ennemis, et Lui rend la louange]

2.18      Psaume 58

2.19      Psaume 59

2.20      Psaume 60

2.21      Psaume 61

2.22      Psaume 62

2.22.1       [Repos de l’âme s’attendant à Dieu]

2.22.1.1    [Le repos implique dépendance et confiance envers Dieu]

2.22.1.2    [La dépendance n’agit pas sans Dieu et attend de Lui la délivrance]

2.22.1.3    [La confiance soutient l’âme et lui fait prendre patience]

2.22.2       [Attente patiente comptant sur Dieu avec confiance]

2.22.3       [Ps. 62 v. 8 — Constance de la confiance en un Dieu fidèle et parfait dans Ses voies]

2.22.4       [Dieu interviendra en perfection et en puissance, alors qu’il n’y a rien dans l’homme]

2.22.5       [Ps. 62 v. 12 — L’intervention de Dieu sera la délivrance et la récompense du juste]

2.23      Psaume 63

2.23.1       [Ps. 63 v. 1 — L’âme qui connaît Dieu comme son Dieu a soif de Lui et Le désire]

2.23.2       [Ps. 63 v. 2 — Désir de voir Dieu dans toute Sa gloire, comme Il est connu]

2.23.3       [Ps. 63 v. 3 — La bonté de Dieu rafraîchit l’âme dans le désert de ce monde]

2.23.3.1    [L’âme comprend la bonté de Dieu, meilleure que la vie d’ici-bas]

2.23.3.2    [Vie divine connue et manifestée dans le fidèle]

2.23.4       [Ps. 63 v. 4 — Le fidèle bénit Dieu, trouvant en Lui seul son rafraîchissement ici-bas]

2.23.5       [Ps. 63 v. 5 — Louange de l’âme satisfaite en Dieu seul, simple et sans distraction]

2.23.6       [Ps. 63 v. 7-8 — Joie en Dieu comme secours et sécurité de l’âme, qui Le suit]

2.23.7       [Ps. 63 v. 9-11 — Jugement des ennemis selon le gouvernement de Dieu]

2.23.8       [Foi simple se réjouissant en Dieu, loin de son pays — Comparaison avec le Ps. 84]

2.24      Psaume 64

2.24.1       [Méchanceté universelle de l’homme, haïssant ceux qui suivent le principe de la foi]

2.24.2       [Épreuve du fidèle, et intervention parfaite de Dieu en délivrance, pour Sa gloire]

2.25      Psaume 65

2.25.1       [Louange et joie attendant l’accomplissement de la bénédiction]

2.25.2       [Gloire de Dieu associée avec la bénédiction de Son peuple]

2.26      Psaume 66

2.26.1       [Tout est attribué à Dieu, Sa puissance domine toutes choses]

2.26.2       [Ps. 66 v. 9-12 — Dieu vu dans la tribulation, auteur et gardien]

2.26.2.1    [Dieu met dans la détresse et en garde les siens, en discipline]

2.26.2.2    [L’épreuve fait partie du dessein de Dieu, préparant pour la bénédiction]

2.26.3       [L’affliction amène vers Dieu, avec la volonté brisée, et produit la reconnaissance]

2.27      Psaume 67

2.28      Psaume 68

2.29      Psaume 69

2.30      Psaume 70

2.30.1       [Tout est supporté pour le bonheur du peuple de Dieu et sa bénédiction]

2.30.2       [Manifestation du véritable esprit de foi du fidèle]

2.31      Psaume 71

2.32      Psaume 72

3     LIVRE 3 — Psaumes 73-89

3.1     Psaume 73

3.1.1     [Jugement temporel de Dieu en Israël, répondant à l’anxiété de cœur des fidèles]

3.1.2     [Affliction devant le mal prospérant dans le monde, et désir de vengeance]

3.1.3     [Les voies et le jugement justes de Dieu sont appris dans Son sanctuaire]

3.1.4     [Saintes affections pour Dieu, qui est toujours avec le fidèle, en grâce]

3.1.5     [Être guidé par le conseil divin, dans Sa communion, après avoir été soutenu]

3.1.6     [Distinction de la position juive, une fois la gloire établie]

3.1.7     [Restauration du cœur, sentant le mal dans le monde et n’ayant que Dieu]

3.1.8     [Encouragement et bénédiction trouvés en Dieu et en Sa fidélité]

3.2     Psaume 74

3.3     Psaume 75

3.4     Psaume 76

3.4.1     [La manifestation du trône de Dieu est plus excellente que la puissance de l’homme]

3.4.2     [Dieu fait tout servir à Sa gloire et aura toujours le dernier mot]

3.5     Psaume 77

3.5.1     [Le fidèle cherche activement le Seigneur, étant sous le poids des circonstances]

3.5.2     [État d’une âme dans la détresse et ne jouissant pas de la paix avec Dieu]

3.5.3     [Le chrétien, jamais rejeté, n’a pas besoin de se souvenir de la faveur divine]

3.5.4     [La voie de Dieu, insondable, est en accord avec Sa sainteté et Son amour]

3.5.5     [Contraste entre l’âme accablée par ses pensées et celle qui se souvient de Dieu]

3.6     Psaume 78

3.6.1     [La grâce est la seule ressource de Dieu pour bénir Son peuple qu’Il aime]

3.6.2     [La foi connaît Dieu et sa puissance sans la limiter, et profite de l’expérience]

3.7     Psaume 79

3.7.1     [Le cœur abattu n’a de refuge que dans le nom de Dieu, étant humilié]

3.7.2     [Le peuple célèbre le Seigneur qui se manifeste contre ses ennemis]

3.7.3     [Identification de la gloire de Dieu avec Son peuple, qu’Il délivre]

3.8     Psaume 80

3.8.1     [Invocation hardie, dans un caractère juif, allant jusqu’à Christ Fils de l’homme]

3.8.2     [Sentiment d’appartenir à Dieu et de Sa réprobation, et désir qu’Il ramène]

3.8.3     [Bénédiction désirée selon le caractère de Dieu, après avoir été ramenés en grâce]

3.8.4     [La foi recherche aussi la vivification, faisant appel à Dieu après avoir été ramené]

3.8.5     [Conversion suivie de la repentance]

3.8.5.1      [Retour personnel à Dieu et repentance qui suit]

3.8.5.2      [Tristesse produite par la conversion et amenant la repentance, selon 2 Cor.]

3.8.5.3      [Exemple de conversion et repentance en Actes 2]

3.9     Psaume 81

3.9.1     [Dieu veut la vérité du cœur, pour bénir abondamment]

3.9.2     [Châtiment divin sur le fidèle, ou combat avec le Seigneur contre les adversaires]

3.10      Psaumes 82-83

3.11      Psaume 84

3.11.1       [Bonheur dans la jouissance de Dieu manifesté, dans Ses demeures]

3.11.2       [Louange d’un cœur à l’aise où Dieu se manifeste, ce qui est la parfaite bénédiction]

3.11.3       [Ps. 84 v. 5-6 — Bénédiction dans le chemin menant au sanctuaire, malgré les pleurs]

3.11.4       [Ps. 84 v. 6-7 — Provisions de grâce et de force d’en haut, pour avancer ici-bas]

3.11.5       [Ps. 84 v. 7-8 — Abandon croissant à Christ au détriment du moi]

3.11.6       [Ps. 84 v. 9-12 — Bénédiction dans la présence de Dieu, regardant à Son oint]

3.12      Psaume 85

3.12.1       [Différence entre le pardon de l’état passé et la jouissance de la bénédiction]

3.12.2       [Distinction entre pardon complet et jouissance de la communion avec Dieu]

3.12.3       [Le repos ne se trouve que par le pardon et la délivrance, après avoir été rétabli]

3.12.4       [Désir de connaître Dieu dans Sa faveur, après avoir connu la grâce]

3.12.5       [Au-delà du pardon , l’âme doit jouir de Dieu et de Sa communion]

3.12.6       [Ps. 85 v. 10-12 — Paix et justice introduisant dans les bénédictions venant de Dieu]

3.12.7       [Ps. 85 v. 13 — La jouissance des bénédictions divine dépend de la marche]

3.12.7.1    [Jouir de la communion en demeurant en Dieu]

3.12.7.2    [Toute la marche compte pour jouir de la communion avec Dieu]

3.13      Psaume 86

3.13.1       [L’âme dans la faiblesse fait de Dieu son centre et Le célèbre en comptant sur Lui]

3.13.2       [Ps. 86 v. 1-10 — État de l’âme du fidèle et nécessité de se confier en Dieu]

3.13.3       [Ps. 86 v. 11 — Concentration des pensées sur Christ, sans distraction autres]

3.13.4       [Ps. 86 v. 12 — Placée au centre de la gloire, l'âme peut connaître et glorifier Dieu]

3.13.5       [Grâce de Dieu connue, manifestant qu’Il est pour le fidèle]

3.14      Psaume 87

3.14.1       [Le fondement de Dieu reste ferme et rend tout sûr]

3.14.2       [La foi donne plus de prix et d’importance à la ville de Dieu qu’à tout ce qui est du monde]

3.15      Psaume 88

3.15.1       [Ps. 88 v. 1 — Dieu connu comme unique Sauveur, but des exercices de ce psaume]

3.15.2       [Affliction présente et poids de la mort comme colère de Dieu]

3.15.3       [Nécessité de connaître notre véritable état, pour en finir avec la chair et être affranchi]

3.15.4       [Nous sommes morts et ressuscités avec Christ, qui a porté la colère de Dieu]

3.16      Psaume 89

3.16.1       [Confiance en la fidélité de Dieu à Ses promesses, malgré tout]

3.16.2       [Confiance en Dieu, puissant et fidèle, agissant en accord avec Son caractère]

3.16.3       [La connaissance de Dieu fait sentir la bénédiction au milieu de l’affliction]

3.16.4       [Sûreté des promesses divines, et jouissance de la présence de Dieu dans Sa faveur]

4     LIVRE 4 — Psaumes 90-106

4.1     Psaume 90

4.1.1     [Discipline et grâce de Dieu, qui est immuable et a Ses desseins d’amour pour Israël]

4.1.2     [Gouvernement de Dieu selon Son caractère, pour soumettre la propre volonté]

4.1.3     [Ps. 90 v. 13-14 — Expression de la foi désirant jouir de la bénédiction divine]

4.1.4     [Ps. 90 v. 16 — L’âme recherche la révélation complète de l’œuvre de Dieu, au-delà de sa restauration]

4.1.5     [Ps. 90 v. 17 — Désir de la plénitude de la bénédiction, et ressemblance à Christ]

4.2     Psaume 91

4.2.1     [Dieu reconnu sous Ses différents noms, et accomplissant Ses promesses terrestres]

4.2.2     [Reconnaître l’Éternel et se confier en Lui rend abrité de tout mal]

4.2.3     [La vraie foi connaît le lieu où Dieu se révèle, et s’y confie]

4.2.4     [La foi invoque le Seigneur, connu par Son nom, et jouit de relations avec Lui]

4.3     Psaume 92

4.4     Psaume 93

4.4.1     [Puissance éternelle de Dieu, contre laquelle le mal et l’homme ne peuvent rien]

4.4.2     [Ps. 93 v. 5 — Sûreté de la parole de Dieu, et sauvegarde par Sa sainteté]

4.4.3     [Psaumes 93 à 101]

4.4.3.1      [Puissance intervenant à la fin de l’épreuve plutôt qu’exercices pendant celle-ci]

4.4.3.2      [La parole de Dieu est un appui et un guide sûrs en toute circonstance]

4.4.3.3      [L’Éternel a une maison et une habitation, où tout est saint, selon Lui]

4.4.3.4      [Sûreté de la parole de Dieu, dépendant de Sa nature même]

4.4.3.5      [Nécessité de la sainteté pour tout ce qui est en rapport avec Dieu]

4.4.3.6      [Témoignages positifs de Dieu, auxquels l’homme doit se soumettre]

4.4.3.7      [Habitation de Dieu avec l’homme, et sainteté qui y convient]

4.5     Psaume 94

4.5.1     [Ps. 94 v. 1-11 — Le fidèle attend que Dieu intervienne, pour Son peuple et contre l’orgueil des méchants]

4.5.2     [Ps. 94 v. 12 — Châtiment divin pour séparer du monde]

4.5.3     [Effet de la grâce dans l’âme, donnant le repos en Dieu même au milieu du mal]

4.5.4     [Ps. 94 v. 15 — Puissance intervenant en jugement, qui retourne à la justice]

4.5.5     [Ps. 94 v. 16-18 — Sentiment de la puissance du mal, avec le secours de Dieu]

4.5.6     [Ps. 94 v. 19 — Multitude des pensées égoïstes du cœur devant le mal]

4.5.6.1      [L’esprit de l’homme spécule en pensées quant à ce monde-ci, plongé dans le mal]

4.5.6.2      [Les pensées de l’homme entraînent l’incrédulité du rationalisme]

4.5.6.3      [L’âme ne doit pas juger Dieu selon sa conscience, mais être introduite dans le bien]

4.5.6.4      [Dieu nous a fait connaître le bien par Son amour versé en nous]

4.6     Psaumes 95-101

4.7     Psaume 102

4.7.1     [Psaume s’appliquant au Seigneur et montrant Sa nature divine et Sa personne]

4.7.2     [Manifestation de la puissance dans ce monde, comme caractère de Dieu]

4.7.3     [Importance de discerner Dieu au milieu de cette scène de mal, gouvernant tout]

4.7.4     [Connaissance moindre, par Israël, du péché et de la rédemption, que nous]

4.8     Psaume 103

4.9     Psaume 104

4.10      Psaume 105

4.11      Psaume 106

5     LIVRE 5 — Psaumes 107-150

5.1     Psaume 107

5.1.1     [Circonstances morales et épreuves d’Israël lors de son retour à la bénédiction]

5.1.2     [Ps. 107 v. 1-7 — Grâce et bonté immuables de Dieu pour Son peuple]

5.1.3     [Gouvernement de Dieu où se trouve le mal, et grâce pour celui qui regarde à Lui]

5.1.4     [Dieu prend soin du cœur du fidèle dans Sa bonté, au milieu du mal]

5.2     Psaume 108

5.2.1     [La bénédiction du peuple de Dieu est liée avec la gloire de Dieu]

5.2.2     [Joie de Dieu en bénissant et délivrant les siens par Sa force]

5.3     Psaume 109

5.4     Psaume 110

5.5     Psaume 111

5.5.1     [Alléluia anticipatif sur les œuvres de Dieu, basées sur la vérité]

5.5.2     [La connaissance est inséparable de la piété et de l’obéissance]

5.6     Psaume 112

5.6.1     [Ps. 112 v. 1-6 — La bénédiction est assurée à celui qui obéit et se confie en Dieu]

5.6.2     [Le fidèle est ferme au milieu du mal, Dieu ayant toute la place dans son cœur]

5.7     Psaume 113

5.8     Psaume 114

5.9     Psaume 115

5.9.1     [Ps. 115 v. 1 — Gloire de Dieu liée à Son peuple, en amour et en vérité]

5.9.2     [La bénédiction amène la connaissance de la gloire de Dieu]

5.10      Psaume 116

5.10.1       [Grâce et fidélité de l’Éternel pour délivrer, et simplicité du fidèle]

5.10.2       [Dieu est la source de la joie et de la bénédiction, qui produit la reconnaissance]

5.10.3       [Sentiment de l’entière faillite de l’homme, et nécessité de s’appuyer sur Dieu seul]

5.11      Psaume 117

5.12      Psaume 118

5.13      Psaume 119

5.13.1       Versets 1-8

5.13.1.1    [Ps. 119 v. 1 — Le seul chemin sans souillure dans le monde est la voie de Dieu]

5.13.1.2    [Ps. 119 v. 2-4 — Désir de Dieu Lui-même, et marche dans Ses voies]

5.13.1.3    [Ps. 119 v. 5-7 — Engagement de toute la vie du fidèle pour dépendre de Dieu]

5.13.1.4    [Ps. 119 v. 8 — Résolution du cœur pour obéir à Dieu en tout]

5.13.2       Versets 9-16

5.13.2.1    [La loi s’appliquant à l’homme avec sa propre volonté, sans nouvelle nature]

5.13.2.2    [Ps. 119 v. 9-10 — Voies conduites par la Parole, et Dieu recherché par le cœur]

5.13.2.3    [Ps. 119 v. 11 — Parole cachée dans le cœur et gardant de pécher contre Dieu]

5.13.2.4    [Ps. 119 v. 12 — Regard vers Dieu pour marcher dans Sa dépendance]

5.13.2.5    [Ps. 119 v. 13-16 — Louange découlant de la connaissance de Dieu, et vie intérieure se nourrissant de Ses témoignages]

5.13.3       Versets 17-24

5.13.3.1    [Ps. 119 v. 17 — Miséricorde divine nécessaire au fidèle pour marcher en vérité]

5.13.3.2    [Ps. 119 v. 18-22 — L’homme soumis à Dieu est un étranger, méprisé par les orgueilleux]

5.13.3.3    [Ps. 119 v. 23-24 — Le fidèle, attendant la délivrance, a ses délices dans les témoignages divins]

5.13.4       Versets 25-32

5.13.4.1    [Ps. 119 v. 25-26 — Le cœur fidèle, dans les mauvais jours, compte sur Dieu]

5.13.4.2    [Ps. 119 v. 27-32 — Cœur intègre sentant sa faiblesse dans la tribulation, mais attendant tout de Dieu]

5.13.5       Versets 33-40

5.13.5.1    [Ps. 119 v. 33-39 — Le cœur recherche l’aide de Dieu pour marcher selon Lui]

5.13.5.2    [Ps. 119 v. 39-40 — Confiance en Dieu pour être conduit dans Son chemin]

5.13.6       Versets 41-48

5.13.6.1    [Ps. 119 v. 41-42 — Aucune pensée de chercher du secours ailleurs qu’en Dieu]

5.13.6.2    [Vérité de la Parole reçue de Dieu et identifiée avec Lui]

5.13.6.3    [Ps. 119 v. 43-45 — Le fidèle peut marcher selon la Parole, après les jugements]

5.13.6.4    [Ps. 119 v. 46-48 — La foi est remplie du témoignage de Dieu et le confesse]

5.13.7       Versets 49-56

5.13.7.1    [Ps. 119 v. 49-52 — Confiance en la parole de Dieu qu’Il accomplira, malgré tout]

5.13.7.2    [Ps. 119 v. 53-54 — Douleur et souffrance amenées par la méchanceté]

5.13.7.3    [Ps. 119 v. 54-56 — Joie et paix du cœur dans l’obéissance et la communion]

5.13.8       Versets 57-64

5.13.8.1    [Ps. 119 v. 57-59 — Méditation et résolution du cœur envers Dieu]

5.13.8.2    [Les voies du fidèle doivent répondre à l’appel de Dieu]

5.13.8.3    [Ps. 119 v. 60-61 — Diligence du cœur fidèle, formé par la parole de Dieu]

5.13.8.4    [Ps. 119 v. 62-64 — Sources de joie du cœur conduit par le Seigneur, malgré le mal]

5.13.9       Versets 65-72

5.13.9.1    [Ps. 119 v. 65-67 — Bonté de l’Éternel connue par la Parole, la volonté étant brisée]

5.13.9.2    [Ps. 119 v. 68-70 — Désir de la bonté de Dieu, auquel le cœur s’attache]

5.13.9.3    [Ps. 119 v. 71-72 — Progrès en contact avec la Parole, quand la volonté est brisée]

5.13.10     Versets 73-80

5.13.10.1    [Ps. 119 v. 73 — Dépendance de Dieu, pour notre existence même]

5.13.10.2    [Ps. 119 v. 74 — La confiance en Dieu est le lien commun entre les fidèles]

5.13.10.3    [Ps. 119 v. 75-76 — Justification de Dieu dans Ses jugements, et consolation par Sa bonté]

5.13.10.4    [Ps. 119 v. 77-80 — Désir de la miséricorde divine et de la consolation en Dieu]

5.13.11     Versets 81-88

5.13.12     Versets 89-96

5.13.12.1    [Ps. 119 v. 89-92 — Fidélité invariable de Dieu et fermeté de Sa parole]

5.13.12.2    [Ps. 119 v. 93-94 — Cœur affermi par la Parole, conscient qu’il est à Dieu]

5.13.12.3    [Ps. 119 v. 94 — Nécessité de l’intégrité pour réaliser la confiance en Dieu]

5.13.12.4    [Ps. 119 v. 95 — L’âme attend en paix, même en présence des ennemis]

5.13.12.5    [Ps. 119 v. 96 — Tristesse amenée par la ruine ressentie]

5.13.13     Versets 97-104

5.13.13.1    [Ps. 119 v. 97-98 — Affection pour la loi divine, qui rend sage]

5.13.13.2    [Ps. 119 v. 99-104 — Enseignement de la Parole, donnant sagesse et intelligence]

5.13.14     Versets 105-112

5.13.14.1    [Ps. 119 v. 105-106 — La Parole comme guide de la marche dans ce monde]

5.13.14.2    [Ps. 119 v. 107-108 — Affliction dans le chemin, et désir que les louanges produites soient agréées]

5.13.14.3    [Ps. 119 v. 109-112 — Décision du cœur pour obéir, même dans l’adversité]

5.13.15     Versets 113-120

5.13.15.1    [L’âme s’attend à l’intervention de Dieu selon sa Parole à laquelle elle s’attache]

5.13.15.2    [Ps. 119 v. 117-120 — Le fidèle regarde au Seigneur qui juge, pour être soutenu]

5.13.15.3    [Crainte devant le jugement, même non traversé, éveillant l’amour]

5.13.16     Versets 121-128

5.13.16.1    [La présence de la puissance du mal fait s’attacher à la parole de Dieu]

5.13.16.2    [Ps. 119 v. 121-124 — Recherche de la protection divine selon Sa justice]

5.13.16.3    [Ps. 119 v. 125 — Progrès du cœur se présentant devant Dieu comme Son serviteur]

5.13.16.4    [Ps. 119 v. 126-128 — Appréciation de la loi de Dieu, en contraste avec le mal croissant]

5.13.17     Versets 129-136

5.13.17.1    [Ps. 119 v. 129-131 — Intelligence estimant la loi de Dieu et la désirant]

5.13.17.2    [Ps. 119 v. 132-136 — Le fidèle demande la grâce au milieu du mal qui l’attriste]

5.13.18     Versets 137-144

5.13.18.1    [Ps. 119 v. 137-142 — Connaissance de la justice de Dieu, et de Sa parole]

5.13.18.2    [Ps. 119 v. 143-144 — Dieu établira Son jugement révélé, en bénédiction pour nous]

5.13.19     Versets 145-152

5.13.19.1    [Ps. 119 v. 145 — La dépendance de Dieu fait crier à Lui dans le besoin]

5.13.19.2    [Ps. 119 v. 146-149 — Zèle pour la délivrance et pour méditer la Parole]

5.13.19.3    [Ps. 119 v. 150-152 — Appel à la délivrance du mal, en parfaite soumission]

5.13.20     Versets 153-160

5.13.20.1    [Ps. 119 v. 153-155 — Sentiment du besoin de la délivrance de Dieu dans l’affliction]

5.13.20.2    [Ps. 119 v. 156-160 — L’âme cherche à être vivifiée selon Dieu]

5.13.21     Versets 161-168

5.13.21.1    [Ps. 119 v. 161-164 — Peur et joie devant la parole de Dieu, amenant la louange]

5.13.21.2    [Ps. 119 v. 165 — Paix parfaite de l’âme ayant ce qui est parfait]

5.13.21.3    [Ps. 119 v. 168 — Manifestation complète du cœur devant Dieu]

5.13.22     Versets 169-176

5.13.22.1    [Ps. 119 v. 169-172 — Recherche de la sagesse en discernement, et louange après avoir crié]

5.13.22.2    [Ps. 119 v. 173-174 — Nécessité d’être nourri avant d’enseigner, et recherche de la délivrance de Dieu seul]

5.13.22.3    [Ps. 119 v. 175-176 — Attente soumise à Dieu pour être délivré, puis Le louer]

5.13.22.4    [Désir du secours avec le relèvement selon Dieu et Sa justice]

5.13.22.5    [Distance entre le terrain des Psaumes et la position chrétienne]

5.14      Cantiques des degrés : Psaumes 120 à 134

5.14.1       Psaume 120

5.14.2       Psaume 121

5.14.3       Psaume 122

5.14.4       Psaume 123

5.14.5       Psaume 124

5.14.6       Psaume 125

5.14.7       Psaume 126

5.14.7.1    [Bénédiction de la part de Dieu, mais sans la communion paisible avec Lui]

5.14.7.2    [Ps. 126 v. 5-6 — Un service amenant la bénédiction commence avec les larmes]

5.14.8       Psaume 127

5.14.9       Psaume 128

5.14.9.1    [Bénédiction pour celui qui craint l’Éternel et joie dans celle de Son habitation]

5.14.9.2    [Paix atteinte quand Dieu aura accompli Sa bénédiction envers l’Église]

5.14.10     Psaume 129

5.14.11     Psaume 130

5.14.12     Psaume 131

5.14.13     Psaume 132

5.14.13.1    [Relation nouvelle avec Dieu par l’arche en Sion, avant même que le temple soit bâti]

5.14.13.2    [Bénédictions liées à David et à Sion]

5.14.13.3    [Adoration de Dieu dans Sa maison, désirant Son repos]

5.14.13.4    [Ps. 132 v. 8-18 — Trois requêtes, et réponses de Dieu qui les dépassent]

5.14.13.5    [Principes tirés du psaume 132]

5.14.13.5.1    [Le désir du cœur fidèle et de la foi est le repos de Dieu]

5.14.13.5.2    [La simplicité de la foi conduit là où Dieu l’a désiré]

5.14.13.5.3    [Tout est lié au repos de Dieu, et appartenant à Sion, le lieu qu’Il s’est choisi]

5.14.14     Psaume 133

5.14.15     Psaume 134

5.14.15.1    [L’Éternel béni de son sanctuaire, et bénédiction venant de Sion]

5.14.15.2    [Bénédiction maintenant en Christ et dans Sa communion]

5.15      Psaume 135

5.15.1       [Ps. 135 v. 1-12 — Louange comme jouissant de la faveur du Dieu grand et souverain]

5.15.2       [Ps. 135 v. 13-21 — Louange dans l’habitation de Dieu et selon Son caractère]

5.16      Psaume 136

5.17      Psaume 137

5.18      Psaume 138

5.18.1       [Louanges à Dieu connu comme révélé par la Parole, remplissant le cœur]

5.18.2       [Dieu connu par la bonté et la vérité, que Sa Parole révèlent]

5.18.3       [Ps. 138 v. 3-5 — Puissance de Dieu reconnue par le fidèle avant sa reconnaissance publique]

5.18.4       [Ps. 138 v. 6-8 — Dieu, haut élevé, regarde ceux qui sont en bas et les bénit]

5.19      Psaume 139

5.19.1       [Nécessité d’être sondé et purifié par Dieu]

5.19.2       [La conscience apprend que Dieu sait et sonde tout, et cela met mal à l’aise]

5.19.3       [Homme formé par Dieu qui le connaît, et confiance en Lui acquise en Le connaissant]

5.19.4       [Haine du mal, chez les méchants ennemis de Dieu, et en nous]

5.19.5       [Intégrité du cœur dans la lumière de Dieu]

5.20      Psaume 140

5.21      Psaume 141

5.21.1       [Ps. 141 v. 1-3 — Recherche de Dieu d’un cœur droit au milieu de l’épreuve]

5.21.2       [Ps. 141 v. 3-6 — Importance de l’intégrité et de paroles sages dans l’adversité]

5.21.3       [Ps. 141 v. 7-10 — Désir de la proximité avec Dieu plus que de la délivrance]

5.22      Psaume 142

5.23      Psaume 143

5.23.1       [Âme châtiée pour le péché, mais se confiant en Dieu et s’attachant à Lui seul]

5.23.2       [Louange à Dieu sous l’influence de l’Esprit, en désirant jouir de Sa faveur]

5.24      Psaume 144

5.25      Psaume 145

5.25.1       [Louange de l’âme pour les œuvres passées de Dieu, manifesté et connu par elles]

5.25.2       [Dieu connu dans ce qu’Il est et comme Il se manifeste à d’autres]

5.25.3       [Se réjouir en Dieu connu comme tel, et marcher sans volonté propre, comme Christ]

5.25.4       [Joie dans le gouvernement de Dieu, comme traité dans les épîtres de Pierre]

5.25.5       [Différents caractères du Seigneur, connus à travers les exercices du cœur]

5.26      Psaumes 146 à 150

5.26.1       Psaume 146

5.26.2       Psaume 147

5.26.2.1    [Dieu connu dans Ses caractères, mais spécialement comme le Dieu de Son peuple]

5.26.2.2    [Dieu révélé par Sa parole, mais différemment pour nous et pour les Juifs]

5.26.2.3    [Parole et sacrificature différentes pour nous, quoique tout soit de Dieu]

5.26.2.4    [Déploiement de la grâce divine, et connaissance de Dieu par Ses actes]

5.26.3       Psaume 148

5.26.4       Psaume 149

5.26.5       Psaume 150

 

 

0        PRÉFACE

 

Le livre des Psaumes est une des portions de l’Écriture dont l’application et l’interprétation ont été généralement peu comprises ; et néanmoins, il a servi de tout temps à la consolation des saints, en prêtant une voix à l’exercice de leurs âmes devant Dieu.

Depuis quelques années, avec l’intelligence de l’appel et des espérances de l’Église, une connaissance plus approfondie des espérances d’Israël s’est aussi réveillée parmi les chrétiens. Ils ont mieux compris la portée des plaintes touchantes sorties de la plume et du cœur du Roi-Berger d’Israël et d’autres écrivains inspirés des Psaumes.

«David et toute son affliction» a plus de prise sur les affections de nos cœurs que «Salomon et toute sa gloire». Un plus grand que David était en esprit dans toutes les circonstances du roi-prophète, et donnait des accents à ces chants précieux et divins. L’écrivain inspiré de l’épître aux Hébreux ne dit pas, en citant le Psaume 8 à propos des gloires du Fils de l’homme : «David a rendu ce témoignage »; mais : «Quelqu’un a rendu ce témoignage quelque part». L’apôtre savait qu’il y avait là quelqu’un de plus grand que David.

Nous lisons au chapitre 63 d’Ésaïe [(v. 9)] : «Dans toutes leurs détresses, Il a été en détresse», et nous connaissons l’approche rapide de «cette journée» qui sera «le temps de la détresse pour Jacob» (Jérém. 30:7), mais dont «il sera pourtant sauvé», en contraste avec ses autres afflictions. Israël devra traverser les angoisses de la grande tribulation sous le gouvernement de Dieu en la terre, et les divins gémissements des Psaumes trouveront un écho dans son cœur, lorsqu’il passera par la fournaise. Mais les fidèles apprendront que Celui qui dans toute leur angoisse avait été en angoisse, les avait devancés dans ce chemin. Le résidu d’Israël apprendra ainsi à connaître moralement le cœur et les affections de Jéhovah [l’Éternel]-Messie, avant que leurs yeux le voient et qu’ils regardent vers Celui qu’ils auront percé et mènent deuil comme quand on mène deuil d’un fils unique [(Zach. 12:10)]. Alors ils lui diront : Quelles sont ces blessures à tes mains ? Et il répondra : Ce sont celles dont j’ai été blessé dans la maison de mes amis (Zach. 13:6).

L’auteur des pages qu’on va lire a déjà traité ce grand sujet du côté de l’interprétation prophétique (*) ; il va le considérer dans ses rapports avec l’enseignement et le bien moral de l’âme des fidèles.

(*) Études sur la Parole, par J.N. Darby, Les Psaumes

Il est bon toutefois de faire remarquer que les Psaumes ne contiennent pas proprement la vraie expérience des chrétiens, ceux-ci étant introduits dans une relation, dont le Saint Esprit envoyé du ciel leur donne la connaissance et la puissance. Ce livre ne présente cette expérience que dans la mesure de notre participation aux souffrances de Christ. Les chrétiens possèdent quatre choses que l’on ne rencontre jamais dans les Psaumes : une conscience purifiée par le moyen de l’œuvre accomplie à la croix ; l’habitation du Saint Esprit en eux ; la connaissance du Père, par l’Esprit du Fils ; enfin la justice de Dieu, manifestée par l’Évangile comme leur position, en contraste avec «le support des péchés précédents dans la patience de Dieu», qui caractérisait devant Dieu les saints de l’Ancien Testament (Rom. 3:25, 26).

Lorsque le cœur a trouvé dans les Épîtres le déploiement de l’œuvre de Christ, et tout ce qui est nécessaire pour lui faire connaître le repos et la paix avec Dieu ; il remonte en arrière et considère les Évangiles pour y apprendre les voies, les pensées, les actes de Celui qui nous a aimés et qui s’est livré Lui-même pour nous. Puis, remontant encore le courant des Saintes Écritures, s’il a quelque intelligence de la vraie signification des Psaumes, il y fait connaissance avec le cœur de Christ ; il l’y trouve, entrant en sympathie dans les exercices du cœur de son peuple et lui donnant Sa voix pour les exprimer devant Dieu. Le Seigneur a «appris» toutes ces choses, lorsque, en grâce divine, surtout vers la fin de son ministère, il entra dans cette catégorie de souffrances, afin de pouvoir assaisonner la Parole à celui qui est accablé de maux. — Enfin c’est là, dans les Psaumes, que nous trouvons la plainte de son propre cœur, alors que nul cœur humain ne pouvait sonder la profondeur des flots de l’angoisse qui passaient sur son âme sainte.

Puissiez-vous, cher lecteur, si vous avez trouvé la paix avec Dieu, discerner, par son Esprit de grâce, «les choses excellentes» ; puissiez-vous apprendre de chaque ligne des Écritures ces leçons qui élargissent le cœur dans la connaissance de Jésus. S’il est nécessaire pour vous de faire l’application vraie et directe des Psaumes selon l’intention de Dieu, vous y trouverez aussi une nourriture savoureuse pour votre âme, des encouragements et des consolations pour toutes les épreuves du pèlerinage. Vous y apprendrez en outre ce que sont les voies et le gouvernement immuables de Dieu, applicables à tous les temps, mais manifestés d’une manière éclatante dans l’histoire de son ancien peuple d’Israël. Cette nation, rejetée pour un temps, sera restaurée plus tard et deviendra le centre du gouvernement manifeste et public de Dieu sur la terre.

L’Éditeur

 

1        LIVRE 1 — Psaumes 1-41

1.1      [Contenu du livre : gouvernement de Dieu, et application dans la marche]

 

Mon but dans les pages qu’on va lire, n’est pas d’interpréter les Psaumes, ce qui a été essayé autre part, mais d’en tirer quelque instruction spirituelle et quelque édification pour nos âmes. Les Psaumes jettent une lumière toute particulière sur le gouvernement de Dieu et sur les sympathies de l’Esprit de Christ pour son peuple. Ces deux choses ont en premier lieu les Juifs pour objet et pour centre de leur action ; mais tout en admettant la grande différence qui existe entre l’état des Juifs et le nôtre, entre la relation d’un peuple avec l’Éternel, et celle d’enfants avec leur Père, il n’en est pas moins vrai que les voies de Dieu en gouvernement s’appliquent aussi à nous chrétiens. Comme point de vue pour envisager le chrétien, le gouvernement de Dieu, quoique au second plan (l’autre point de vue, plus élevé, est céleste) n’en est pas moins d’une importance immense et d’un haut intérêt. C’est sur ce terrain qu’on découvre tous les soins de la tendresse divine de Celui qui a même compté les cheveux de notre tête [(Matt. 10:30)] ; c’est ici que l’on apprend à connaître avec quel sérieux et quelle vigilance il faut marcher devant Dieu qui jamais ne se départ de ses saintes voies, dont on ne se moque point impunément, qui ne retire pas ses yeux de dessus le juste [(Job 36:7)], quoique sa grâce agisse en toutes ces choses pour nous rendre parfaits devant Lui selon ses voies. Le gouvernement de Dieu appliqué à la marche du chrétien, est surtout exposé dans les épîtres de Pierre (voir 1 Pierre 1:17 ; 3:10-15, ainsi que l’esprit et la teneur de toute l’épître). Dans la seconde épître, le gouvernement de Dieu se poursuit jusqu’à la consommation de toutes choses. La première épître présente surtout le gouvernement des justes ; la seconde, le jugement des méchants, quoique ce jugement soit aussi mentionné dans la première comme mettant fin à la puissance du mal et introduisant la délivrance finale des justes. Pierre était l’apôtre de la circoncision ; c’est pourquoi le gouvernement de Dieu s’offre à lui d’une manière spéciale quand il enseigne.

 

1.2      Psaume 1

1.2.1       [Gouvernement terrestre et caractère de ceux qui jouissent de sa bénédiction]

 

Ce gouvernement sur la terre est clairement indiqué dans le Psaume 1, ainsi que le caractère de ceux qui jouissent de la bénédiction de ce gouvernement.

 

1.2.2       [Aucune participation du juste avec les pécheurs méchants, qui seront jugés]

 

[1:1] Il y est question de celui qui se tient loin du chemin des méchants, [1:2] qui a son plaisir en la loi de l’Éternel et y médite. La soumission au Christ, dans les conseils de Dieu dépositaire du gouvernement au terme de cette époque d’épreuve, tel est le sujet du Psaume 2. Quelques mots seulement sur le premier de ces deux Psaumes, qui forment la base de tous les autres : [1:1] nulle participation au conseil des méchants, au chemin des pécheurs, ni au siège des moqueurs ; quoiqu’ici, en connexion avec la responsabilité humaine dans la marche, on est toutefois préservé du mal. Les iniques forment des plans, suivent leur propre volonté, voient les choses à leur façon et ont leurs moyens à eux pour arriver à leurs fins ; ce n’est point là qu’on trouve le juste. Le pécheur va son propre chemin et s’y complaît ; le juste ne marche point avec lui. Les moqueurs sont à leur aise et méprisent Dieu ; le juste ne s’assied pas avec eux. [1:5] Mais le jugement arrivera, et les pécheurs ne pourront subsister dans l’assemblée des justes, introduits alors dans le repos par la gloire de Dieu.

 

1.3      Psaume 2

 

Le Psaume 2 annonce l’établissement du triomphe terrestre de Christ et de sa royauté en Sion, [2:8] lorsque les nations lui seront données pour héritage. Ces événements ne sont pas encore accomplis. Le gouvernement de Dieu ne met pas les fidèles à l’abri de la souffrance, ainsi que cela aura lieu alors ; mais il fait tourner la souffrance en bénédiction spirituelle et retient encore sa colère. Glorieuse récompense de nos légères afflictions ! Pour nous, le nom de Père est révélé dans ces afflictions mêmes. Nous invoquons comme Père celui qui, sans acception de personnes, juge selon l’œuvre de chacun, et nous nous conduisons avec crainte pendant le temps de notre séjour ici-bas, sachant que nous avons été rachetés [(1 Pier. 1:17-18)]. [2:12] Dans ce Psaume, les rois sont exhortés à se soumettre avant que le jugement n’arrive sur la terre. Mais ce jugement n’est pas encore exécuté, et nous avons à apprendre notre propre leçon dans la patience ; c’est ce que les Psaumes vont nous enseigner.

 

1.4      Psaume 3

1.4.1       [Confiance paisible en Dieu, même dans l’épreuve et face aux ennemis]

 

Examinons les enseignements des premiers Psaumes qui suivent. [3:1] Les ennemis sont multipliés ; [3:3] mais la première pensée de la foi est : l’Éternel ; l’âme est en sûreté là ; elle regarde de là ceux qui la pressent. L’Éternel devient ainsi l’objet de la confiance. Si l’Éternel entre dans mon cœur avant ceux qui me pressent, tout va bien. Mon esprit est en paix, parce qu’il voit le Seigneur intéressé à ce qui se passe. Lui est ma gloire, mon bouclier et Celui qui élève ma tête. Remarquons encore qu’il ne s’agit point d’une vue indolente et insensible, du bien et du mal, ni d’une confiance indifférente. [3:4] Le désir et la dépendance sont actifs, ce sont les liens entre l’âme et l’Éternel. Je crierai et il me répondra ; point de doute à ce sujet ; c’est la confiance que, si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute ; et que s’il écoute, nous avons les choses que nous avons demandées [(1 Jean 5:14-15)]. Si nous sommes sincères, nous ne désirons pas recevoir quelque chose qui ne soit pas selon sa volonté ; mais, au milieu de l’épreuve et des difficultés, quelle chose immense que la certitude de pouvoir compter sur l’oreille et sur le bras de Dieu, dans ce qui est selon sa volonté ! [3:5] Source de repos et de paix. «Je me suis couché, et je m’endormirai : je me réveillerai, car l’Éternel me soutient». Que c’est grand et simple à la fois ! Cher lecteur, pouvez vous dire cela ? L’épreuve trouve-t-elle votre cœur confiant en Dieu, comme en un père ; et quand elle redouble d’intensité, votre esprit est-il tranquille, votre sommeil est-il doux ? Votre coucher, votre dormir, votre réveil, portent-ils le caractère de la paix qui vous entoure, parce que vous savez que Dieu est, et qu’il dispose de toutes choses ? Dieu se trouve-t-il ainsi placé entre vous d’une part et vos troubles et ceux qui vous pressent d’autre part ? Alors que peut-il vous arriver ? [3:6] Les «myriades du peuple» font-elles une différence, si Dieu est là ? L’Assyrien s’est enfui avant de pouvoir même se lever pour exécuter une seule de ses menaces ; ces menaces mêmes trahissent la conscience qu’il a de sa peur [(2 Chron. 32)]. Insensés que nous sommes, de mesurer toujours les difficultés et les épreuves d’après nos propres forces et non d’après celles de Dieu, Lui qui est pour nous, si nous sommes à Lui ! Qu’importe que les villes de Canaan soient murées jusqu’aux cieux [(Deut. 1:28)], si les murailles s’écroulent au son d’une trompette [(Jos. 6:20)] ? Pierre eût-il marché plus facilement sur une mer calme que sur une mer tourmentée [(Matt. 14:29-30)] ?

 

1.4.2       [L’âme occupée de Jésus est en paix et triomphe de l’épreuve]

 

Notre sagesse est de savoir que nous sommes incapables de rien faire sans Jésus et qu’avec Lui, nous pouvons tout ce qui est conforme à sa volonté. Le secret de la paix consiste à être occupé de Jésus pour l’amour de Lui ; et alors nous trouverons la paix en Lui et par Lui, et quand l’affliction surviendra, quoique ne devant pas y être insensibles, nous y trouverons Jésus et ses tendres soins, et nous serons plus que vainqueurs.

 

1.5      Psaume 4

1.5.1       [Importance d’une bonne conscience en pratique pour crier à Dieu]

 

Ce Psaume nous présente un autre principe, non moins important : l’effet d’une bonne conscience lorsque nous crions à Dieu dans notre détresse. Il ne s’agit point d’une bonne conscience en tant que justifiés du péché, mais d’une bonne conscience en pratique, qui donne de l’assurance envers Dieu. Si notre cœur ne nous condamne pas, dit l’apôtre, alors nous avons de l’assurance envers Dieu [(1 Jean 3:21)].

 

1.5.2       [Ps. 4 v. 1-5 — Assurance du cœur qui marche dans la confiance et la dépendance de Dieu]

 

[4:1] «Quand je crie, réponds-moi, Dieu de ma justice». Il n’est pas dit : Justifie-moi, Dieu de ma justice, mais : Réponds-moi. L’âme est dans l’angoisse, mais précédemment elle avait été «mise au large», elle avait fait l’expérience de la bonté et de la fidélité de Dieu. Il est, Lui seul, la source de sa gloire et de son honneur. Combien c’était vrai de Christ ! [4:2] L’homme a diffamé sa gloire et est allé après la vanité. Mais il n’en reste pas moins vrai que selon le gouvernement de l’Éternel qui ne peut se renier Lui-même [(2 Tim. 2:13)], [4:3] Il s’est choisi l’homme pieux. «Ils sont à toi», a dit Christ [(Jean 17:10)]. Nous sommes un peuple qui Lui appartient en propre. Cette vérité demeure, quoi qu’il en soit ; mais, en marchant dans la piété, elle nous devient présente, et nous donne confiance ; nous voyons la clarté de la face de Dieu et nous sommes certains qu’il nous exaucera. Nous n’avons pas perdu le sentiment de ce qu’il est actuellement pour nous ; notre âme n’est pas obscurcie. Or, rien ne s’obscurcit plus facilement que la dépendance de Dieu et la confiance en Lui. L’intégrité avec le sentiment de la dépendance donne courage. Certainement Dieu nous écoute lorsque, pleins de repentance, nous crions à Lui ; mais ici, nous avons autre chose : l’intégrité du cœur donne assurance au jour de l’affliction, parce que notre esprit voit Dieu ; nos regards sont alors fixés sur Lui pendant tout le temps de la détresse. [4:4] C’est ce que nous trouvons ici : «Méditez dans vos cœurs… et soyez tranquilles», adorez Dieu dans l’intégrité, sans crainte, et confiez-vous en Lui.

 

1.5.3       [Ps. 4 v. 6-8 — La bénédiction est en Dieu Lui-même seul]

 

[4:6] En voyant ce qui nous entoure, beaucoup pourraient dire : «Qui nous fera voir du bien ?». Ils pourraient se décourager et désespérer d’en trouver. Mais dans toutes les circonstances et au travers de tout, la lumière de Sa face est le seul bien solide et invariable. La faveur de Dieu est meilleure que la vie, en outre elle fait immanquablement voir le bien. Que peut la puissance du mal devant la puissance de Dieu ? Lui-même dispose du mal, l’éloigne, le change en bénédiction, l’annule, comme bon lui semble. La foi trouve cela dans la lumière de sa face, et l’âme s’élève au-dessus du mal pour se réjouir en Dieu. [4:7] Il y a là plus de joie que dans les bénédictions temporelles. Ces dernières sont incertaines ; de plus, elles ne sont pas Dieu Lui-même ; et la lumière de sa face dans la détresse, c’est Lui-même ; elle donne à notre âme le secret du fait que Dieu est pour nous. [4:8] Aussi «je me coucherai, et aussi je dormirai en paix» ; mon repos n’est point troublé par l’insomnie qui craint l’atteinte du mal, car après tout c’est Dieu seul qui me protège dans la joie et dans la détresse.

 

1.6      Psaume 5

1.6.1       [Appel au jugement et à la vengeance, et différence entre Juif et chrétien]

 

Ce Psaume me fournit l’occasion de dire maintenant, pour n’y plus revenir, quelques mots sur l’appel au jugement qu’on trouve souvent dans ce livre. Toutes les fois qu’il est en présence de ses ennemis, l’opprimé ne cesse de crier à l’Éternel. C’est à Lui qu’il regarde ; mais il se fonde sur la justice du caractère et du gouvernement de Dieu qui ne saurait avoir de complaisance pour le mal. [5:6] L’Éternel fera périr l’homme fourbe et violent ; rien n’est plus juste. Le chrétien sent que Dieu ne doit pas laisser durer à jamais le triomphe du mal ; lorsqu’il réfléchit au gouvernement de Dieu, il se réjouit d’avance de l’extirpation du mal par le jugement ; non pas en pensant au méchant, mais à la justice (*) et à son résultat. La vengeance appartient bien à Dieu, mais ce n’est point là l’élément dans lequel Il vit. La part du Juif étant sur la terre («car les débonnaires posséderont le pays, et feront leurs délices d’une abondance de paix» [(37:11)]), il désire, pour son propre repos, la destruction de l’homme fourbe et violent. Différente est la part du chrétien : il laisse l’homme violent ici-bas et s’en va au ciel ; il vit et marche personnellement dans une époque de grâce qu’il quittera pour entrer dans la gloire. Même au temps du millénium, pendant lequel Dieu exercera son gouvernement et retranchera le méchant, la grâce encore sera la place distinctive du chrétien : le fleuve d’eau vive a sa source dans la cité ; les feuilles de l’arbre de la vie duquel il savoure les fruits mûrs, sont pour la guérison des nations [(Apoc. 22:1-2)]. Pour le moment, la place du chrétien n’est que grâce et patience. Il fait le bien, souffre pour la justice, endure patiemment, et sait que cela est agréable à Dieu. Il voudrait surmonter le mal par le bien ; il voit le mal, il sait que ce mal sera jugé, que le jugement dévorera les adversaires et, en les considérant comme tels, il peut se réjouir de ce qu’ils sont retranchés pour ne plus empêcher le bien — juste jugement dont son âme reconnaît la nécessité ; mais, placé sur le terrain plus élevé de la grâce, le chrétien ne cherche point dans le jugement son gain et sa délivrance. Telle a été la position de Christ. C’est Lui qui exécutera le jugement auquel son Esprit fait appel dans ces Psaumes. Mais au temps de sa marche sur la terre, pendant laquelle il a été notre modèle, Christ n’a point appelé le jugement sur ses ennemis ; «Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font», telle fut sa prière quand leur violence était dirigée contre Lui [(Luc 23:34)] ; et, dans le jugement, il n’a point ouvert sa bouche [(És. 53:7)].

(*) Le mot justice correspond aux deux mots anglais justice et righteousness ; il s’agit ici du second qui signifie le contraire de l’iniquité ou du péché, comme dans Hébr. 5:13 ; 1 Jean 3:7.

 

1.6.2       [Appel au jugement divin selon le caractère de Dieu, pour le bien de Son peuple]

 

Le Psaume 5 nous présente donc l’appel au jugement selon le gouvernement de Dieu sur la terre, jugement basé sur le caractère immuable de l’Éternel, et il attend le bonheur et la joie du peuple de Dieu, qui en découleront. Cette attente ne sera point vaine. Mais notre bonheur à nous est dans les cieux, où il n’est plus besoin de pareilles délivrances. Nous quittons cette terre.

 

1.6.3       [Ce psaume n’est pas l’expérience d’un chrétien]

 

Ainsi, tout en désirant faire ressortir la vérité et la justesse de ce Psaume, je ne le présente en aucune façon comme l’expérience d’un chrétien, sauf que notre cri dans la détresse et dans l’épreuve s’adresse aussi, activement et sans partage, au Seigneur — nous pouvons dire : à notre Père.

 

1.7      [Psaumes 6-7 — Appel au jugement dans différentes circonstances]

1.7.1       Psaume 6

1.7.1.1      [Épreuve en conséquence du péché, et confiance en Dieu malgré tout]

 

Les Psaumes 6 et 7 ont le même caractère que le précédent, en ce qu’ils appellent aussi le jugement. Mais le 6ème se place sur un tout autre terrain que le 5ème, et, à certains égards, il peut présenter au chrétien de la lumière en matière d’expérience. Quand le croyant se trouve dans l’épreuve, le mouvement naturel de la foi est de recourir à Dieu comme à la ressource et à l’espérance de l’âme. La grâce immense que Dieu déploie en étant pour nous, le sentiment que rien n’égale son amour, la confiance qui accompagne la soumission du cœur : toutes ces choses attirent le cœur vers Lui. Aussi n’est-il pas, pour l’âme qui se confie en Lui, de temps plus doux que celui de l’épreuve. Cela suppose une volonté brisée, un cœur soumis et la connaissance de l’amour de Dieu. Dans le cas contraire, l’épreuve, par le moyen de la grâce, opère la soumission, puis elle est retirée ; si elle continue, l’âme trouve son bonheur dans la sainte et parfaite volonté de Dieu et dans le fruit qu’elle y recueille. Mais il est un cas où l’épreuve, quoique tout aussi salutaire et pleine de grâce, offre un autre élément, dans lequel l’amour qui se confie en Dieu devient plus difficile à réaliser. C’est lorsque nous sommes éprouvés à cause de notre conduite. Il est difficile de voir l’amour de Dieu dans l’épreuve que nous subissons par suite d’un péché ; il est difficile de ne pas gémir en sentant que cette épreuve, fruit du péché, est une juste punition et qu’ainsi nous n’avons pas le droit d’y chercher l’amour. Néanmoins, à qui nous adresser, si ce n’est à Lui ? Mais comment chercher secours auprès de Celui que nous avons offensé ? Telle est l’angoissante difficulté d’une âme qui, sachant qu’elle s’est elle-même attiré l’épreuve, sent qu’elle n’a pas le droit d’en réclamer la délivrance. Elle serait presque tentée de désespérer et de succomber sous la conscience de cet état. C’est en une occasion semblable que le Seigneur intercéda pour Pierre, afin que la foi de celui-ci ne défaillît pas [(Luc 22:32)], et que sa confiance en Christ et en son amour et son espérance en sa faveur divine ne vinssent pas à se perdre ; car alors le désespoir et le remords auraient pu le faire tomber entre les mains de Satan. Pierre, il est vrai, ne subissait ni épreuve, ni châtiment, mais le danger était le même. La foi empêche le désespoir, mais elle n’ôte point le sentiment du péché et de la justice de la répréhension ; elle se confie en Dieu, en son amour, en sa bonté, qui prennent maintenant le caractère de miséricorde dans l’esprit de celui qui souffre. Le sentiment du péché devient plus profond, la peur des conséquences diminue, et le cœur, humilié, se confie en Dieu malgré tout ; néanmoins il sent que le châtiment est mérité, et même, jusqu’à un certain degré, l’âme en souffre peut-être encore.

 

1.7.1.2      [Recours à la grâce dans la détresse, même si la colère est méritée]

 

Voilà l’état dont le Psaume 6 nous fournit un exemple. Nous y trouvons le cri de détresse au fort de l’épreuve, [6:2] le recours à la grâce, [6:1] la prière à Dieu de ne pas reprendre dans sa colère, et la confiance même devant la pensée que la répréhension de sa colère serait une juste conséquence de notre péché. [6:3] Tout en reconnaissant que la colère est méritée, la foi s’appuie sur la grâce et dit : «Jusques à quand ?». Il est impossible que Dieu rejette pour toujours ceux qui se confient en Lui ; la lumière se fera. Il y a une relation avec Dieu, et la foi compte sur cette relation ; le cœur peut donc exposer sa détresse à un Dieu dont les compassions sont connues. Cette confiance est pleinement exprimée dans les trois derniers versets. [6:5] On remarquera aussi, à propos de ce Psaume, que, dans le gouvernement de Dieu appliqué à cette terre, la mort est envisagée comme un retranchement ; c’était tout à fait le cas pour les Juifs, ainsi qu’on peut le voir dans l’histoire d’Ézéchias et même dans celle de Job ; mais, dans une certaine mesure, c’est aussi le cas pour le chrétien ; il y a des péchés à la mort, et la mort peut être employée comme moyen de discipline (1 Cor. 11:30) ; elle peut aussi être différée (voir les épîtres de Jacques et de Jean). Quant à notre Psaume, il n’entrevoit rien au-delà de la mort, si ce n’est les ténèbres ; le gouvernement de Dieu fait de même. Lorsque le croyant a la paix, il considère la discipline, même justement sévère, comme un signe certain de la faveur divine. Son horreur du péché est, par suite, d’un caractère beaucoup plus dur, parce qu’il a en abomination le péché même, non point ses conséquences. Peut-être les dards enflammés du méchant l’atteindront-ils [(Éph. 6:16)], ou tout au moins la terreur le menacera ; mais, au travers de toutes ces choses, il s’attend à la miséricorde et à la fidélité de Dieu ; Christ intercédant pour lui, sa foi ne défaut pas. C’est là cependant un terrible état ; mais le cœur s’attache à Dieu et peut dire : «Jusques à quand ?».

 

1.7.2       Psaume 7

1.7.2.1      [Appel à la justice et à la vengeance, avec la foi dans le jugement divin]

 

Le Psaume 7 est un appel circonstancié à la justice et à la vengeance, uni à la foi dans le jugement de Dieu. [7:7] Ainsi l’assemblée des peuplades de la terre reconnaîtra l’Éternel et l’environnera.

 

1.7.2.2      [Recherche de la délivrance dans la détresse causée par les méchants]

 

L’affligé s’attend à la colère de Dieu sur les iniques, tout en priant qu’elle se détourne de lui-même ; et il l’attend avec la certitude de la foi. C’est ce que nous faisons aussi, en reconnaissant la justice parfaite et l’excellence de ces choses ; mais il est impossible de voir dans ce Psaume l’expérience d’un chrétien, sauf en ce qui concerne le sentiment de l’intégrité devant Dieu et la confiance en Lui. Le Psaume 7 est donc l’expression des sentiments de ceux qui, dans la détresse causée par la haine des méchants, cherchent la délivrance, et non point de ceux qui souffrent comme Christ et avec Lui, afin d’être aussi glorifiés avec Lui.

 

1.8      Psaume 8

 

Le Psaume 8 célèbre le gouvernement millénaire de l’Éternel et la gloire du Fils de l’homme, en rapport avec le peuple juif et par sa bouche. Mais ce Psaume nous présente une vue des plus intéressantes de la gloire de Christ et, autant que cela est possible dans l’Ancien Testament, une vue de notre association avec Lui. L’homme est vu ici, établi comme l’image du Dieu invisible, dominateur sur toute la création. Comme révélation directe, le Psaume ne va pas plus loin et ne pouvait aller plus loin que la position d’homme dans ce monde, car le mystère n’était pas révélé dans l’Ancien Testament ; mais Adam était l’image de Celui qui devait venir. [8:1] L’Éternel est le Seigneur d’Israël. [8:4] «Qu’est-ce que l’homme» ? La réponse, c’est Christ. [8:1] Mais Christ est l’Éternel, et sa majesté est établie au-dessus des cieux ; [8:6] la terre est mise sous ses pieds. [8:2] Même aux jours de son humiliation, l’ennemi, le vengeur, a été réduit au silence par la louange que publient de Lui les petits enfants et ceux qui tètent ; car le Père a eu soin de pourvoir à ce que, si pour Lui le Seigneur a été méprisé et délaissé des hommes, ce témoignage fût rendu à la gloire de son Fils ; et ce témoignage a été rendu à sa gloire comme Fils de Dieu, comme Fils de David (c’est en rapport avec ce nom que ces paroles sont citées dans Matthieu 21:16), et comme Fils de l’homme (comparez Jean 11 et 12). [8:1] Mais en ce jour-là son nom sera magnifique par toute la terre. [8:5] En attendant il est couronné de gloire et d’honneur [8:6] avant même que toutes choses soient mises sous ses pieds. [8:4] Comme simple créature, l’homme est petit et faible ; [8:6] mais l’homme du conseil de Dieu, le dernier Adam domine sur toutes choses. Au chapitre 8 des Proverbes [(v. 22-30)] on voit Christ avant la création, présenté comme la sagesse de Dieu, les délices de l’Éternel, dont les délices étaient dans les fils des hommes. C’est pourquoi, à sa naissance, les anges célèbrent le bon plaisir de Dieu dans les hommes [(Luc 2:14)] (non pas sa bonne volonté à leur égard). Qu’est-ce que l’homme ? demande Job irrité. Pourquoi Dieu ne pouvait-il pas se retirer de lui ? (Job 7:17). Il est encore dit au Psaume 144 [(v. 3)] : Qu’est-ce que l’homme ? La pensée est ici : pourquoi Dieu épargnerait-il si patiemment les méchants ? Mais au Psaume 8 c’est l’homme selon les conseils de Dieu, le dernier Adam, le second homme, Christ, la gloire de l’Éternel, [8:6] établi comme homme au-dessus des cieux, la terre et même toutes choses étant mises sous ses pieds, ce que nous ne voyons pas encore [(Héb. 2:8)] ; mais nous voyons déjà la gloire de Dieu dans la face de Jésus Christ [(2 Cor. 4:6)] qui, après avoir été fait un peu moindre que les anges à cause de la passion de sa mort, est couronné de gloire et d’honneur [(Héb. 2:9)].

 

1.9      Psaumes 9 et 10

 

Je passe sur les Psaumes 9 et 10, dont le premier célèbre le jugement des ennemis d’Israël, et le second raconte la méchanceté de leurs oppresseurs. Ces deux Psaumes expriment l’assurance, pendant l’oppression, que Dieu la voit [9:12] et n’oublie pas les affligés ; puis, lors de la délivrance, ils célèbrent la fidélité de l’Éternel. [9:8] Le monde est jugé avec justice [9:16] et l’Éternel se fait connaître par le jugement qu’il exécute. Il suffit d’attirer l’attention sérieuse du lecteur sur le jugement du monde, mentionné dans ces Psaumes, et sur la scène principale de ce jugement dans le pays d’Israël. En toute occasion cependant, l’âme humble peut traverser l’oppression et l’épreuve dans la tranquille certitude que Dieu la voit [9:4] et que sa cause est entre les mains de Dieu. Et même, ce qui est plus difficile, subît-elle une épreuve par sa propre faute, si elle s’humilie véritablement elle peut encore compter sur Dieu.

 

1.10  Psaume 11

1.10.1    [Manifestation du pouvoir du mal avant le jugement, amenant la ruine]

 

Passons maintenant au Psaume 11 et examinons quels sont les sentiments de ceux qui, souffrant sous l’épreuve qui précède la délivrance, ont encore à posséder leurs âmes par leur patience [(Luc 21:19)]. Une chose, en premier lieu, ressort distinctement de ce Psaume (chose toujours vraie, mais non manifestée publiquement comme elle le sera alors), c’est l’impossibilité de compter sur l’homme et d’en espérer le moindre secours, l’instabilité de tout ce qui est terrestre, la ruine complète amenée par le mal. [11:3] Puisque les fondements sont détruits, que fera le juste ? Pour la foi, tout cela est vrai depuis que Christ a été rejeté ; mais jusqu’à présent, tant que sa patience trouve à s’exercer, et qu’il y a encore des âmes à amener à la communion avec Christ, la main de Dieu refrène le pouvoir du mal. Les choses auxquelles ce Psaume fait allusion, ne seront pleinement manifestées qu’au temps où le méchant dominera sur la terre avant que Dieu se lève pour le jugement et pour délivrer tous les débonnaires de la terre.

 

1.10.2    [Épreuves semblables pour le croyant, qui a un Père qui discipline en amour]

 

Des cas particuliers d’épreuve nous placent souvent, dans notre sphère restreinte, au milieu de circonstances analogues. Seulement, n’oublions pas que nous avons affaire à un Père que nous connaissons comme tel et qui nous discipline pour notre bien [(Héb. 12:10)], pour notre profit céleste et éternel, avec le même amour par lequel il n’a point épargné son propre Fils, mais l’a livré pour nous [(Rom. 8:32)].

 

1.10.3    [Ps. 11 v. 1-3 — La foi se réfugie en Dieu, paix et tranquillité du juste]

 

[11:3] La question posée dans ce Psaume est celle-ci : «Si les fondements sont détruits, que fera le juste ?». À quoi aura-t-il recours comme assez divinement stable pour s’y appuyer ? [11:2] car le bien n’existe pas et les méchants n’étant arrêtés par aucun scrupule de conscience, usent de fraude pour détruire les justes. Il y a un moment où le Seigneur avertit de fuir, où il est tout à fait inutile, soit d’agir, soit d’attendre avec patience. Mais tel n’est pas le cas ici ; et cela n’arrivera que lorsque Dieu aura tout abandonné, pour un temps, entre les mains des méchants. [11:1] La peur et l’incrédulité pousseraient à fuir, comme l’oiseau, loin du mal, en un lieu de refuge et d’humaine sécurité. La foi regarde plus haut : «Je me suis confié en l’Éternel». Se réfugier en Dieu qui est au-dessus de tout, qui connaît tout, auquel rien n’échappe, dont la fidélité est immuable, sans lequel pas un passereau ne tombe [(Matt. 10:29)], qui enfin dispose de tout, quoi que l’homme propose : se réfugier en Dieu qui est notre Père, c’est la ressource et la paix du juste. Le propre de cela est de rendre notre marche parfaite et de nous tranquilliser en tout temps ; car les circonstances ne gouvernent plus nos sentiments, et l’âme n’a pas d’autre motif de conduite que la volonté de Dieu ; elle l’accomplit avec hardiesse, quand elle y est invitée, en vertu de sa confiance en Lui. De plus, nous sommes tranquilles, sachant que le résultat est entre les mains de Dieu, auquel nous nous confions.

 

1.10.4    [Ps. 11 v. 4-5 — Voies de Dieu, éprouvant les justes pour ouvrir l’intelligence]

 

Toutefois, là ne se borne pas l’enseignement du Psaume 11. Sur la terre tout est bouleversement, confusion ; point de sécurité pour le juste. [11:4] Mais l’Éternel est dans le palais de sa sainteté ; il a son trône dans les cieux ; ses yeux voient, ses paupières sondent les fils des hommes ; Il ne dort ni ne sommeille [(121:4)] ; aussi le juste peut-il Lui remettre sa cause. Nous trouvons en outre ici une exposition des voies de Dieu au temps de l’affliction. [11:5] L’Éternel sonde le juste. [11:4] Lorsque les paupières de Celui qui voit toutes choses au point de vue de sa propre pureté, sondent les fils des hommes, il a un but spécial quant aux justes. Il les éprouve et il les crible. C’est pour nous une vérité de toute importance que l’activité de Dieu dans ses voies envers les justes, afin d’accomplir tout ce que sa grâce s’est proposé à leur égard, de manifester son caractère, de juger et de les faire juger tout ce qui ne s’accorde pas avec ce caractère divin, de leur donner ainsi l’intelligence de ce qu’Il est Lui-même et de les y conformer moralement ; à la fois soumettant leur volonté et mettant en activité leurs affections par le sentiment de sa fidélité et de son amour. Briser la volonté est un moyen puissant d’ouvrir l’intelligence.

 

1.10.5    [Ps. 11 v. 4-7 — Dieu sonde tous les hommes, surtout les justes, pour Sa gloire]

 

[11:4] Son temple et son trône gouvernent tout cela. Dans son palais, chacun annonce sa gloire. C’est là que l’homme s’approche de Lui ; là que sont révélés son caractère et sa nature, afin que, conformément à ce caractère et à cette nature, l’homme puisse être associé avec Lui. Son trône dispose toutes choses afin de nous rendre dignes d’être associés au temple. La chair ne se plie naturellement pas volontiers à ces exigences ; mais cette action de Dieu est précisément ce qui est nécessaire et profitable. Il sonde les fils des hommes, aucune de leurs actions ne lui échappe ; toutes choses sont découvertes aux yeux de Celui auquel nous avons affaire [(Héb. 4:13)], et il en juge. [11:5] Mais il sonde plus particulièrement les justes, et cela en contraste avec sa haine des méchants [11:6] sur lesquels il enverra le jugement. [11:5] Lorsque Dieu sonde les justes, il s’agit avant tout de sa nature et de sa gloire, qu’il n’abandonne pas. [11:7] Quoique sa face regarde les justes, et quelque plaisir que son amour prenne en eux, il ne saurait se renier Lui-même ; c’est à ce qu’il est Lui-même qu’il veut les rendre conformes, tout en maintenant son caractère en gouvernement. Dieu s’est servi d’Israël pour faire connaître à toute la terre qu’Il ne veut pas souffrir le mal ; et plus ce peuple était près de Lui, moins il pouvait tolérer en lui l’injustice : «Je vous ai connus vous seuls de toutes les familles de la terre ; c’est pourquoi je visiterai sur vous toutes vos iniquités» [(Amos 3:2)]. Aujourd’hui encore, malgré toute Sa grâce, on ne se moque pas de Dieu. L’homme moissonnera ce qu’il aura semé [(Gal. 6:7)]. Une foule de passages démontrent ce principe dans son application à Israël, et ce principe est soigneusement maintenu (Rom. 2:6, etc.). Ce sont, nous l’avons dit, surtout les épîtres de Pierre qui révèlent ce juste gouvernement de Dieu, la première, pour les justes, la seconde, contre les méchants. En sondant et en éprouvant les justes, Dieu revendique et maintient son caractère au milieu de ceux qui sont près de Lui.

 

1.10.6    [Dieu sonde et éprouve les justes pour leur faire du bien]

1.10.6.1   [Dieu sonde les fidèles pour leur profit, et pour le résultat parfait de la patience]

 

Mais il les sonde aussi pour leur profit, et leur prouve ainsi, d’une manière précieuse, tout le soin qu’il prend d’eux. «Il ne retire pas ses yeux de dessus le juste», dit Élihu [(Job 36:7)]. Il est possible que nous soyons affligés par diverses tentations ou épreuves, si cela est nécessaire, et nous devons l’estimer comme une parfaite joie (Jacq. 1:2), sachant que l’épreuve produit la patience. Or, en voici le résultat : «Que la patience ait son œuvre parfaite, afin que vous soyez parfaits et accomplis» dans toute la volonté de Dieu [(Jac. 1:3-4)].

 

1.10.6.2   [Gloire dans les tribulations, faisant briller l’espérance et goûter l’amour divin]

 

Nous devons nous glorifier dans les tribulations (Rom. 5 [v. 3-5]) ; elles produisent la patience, et notre espérance n’en devient que plus brillante, l’amour de Dieu étant répandu dans nos cœurs — cette vraie clef de tout ce qui arrive.

 

1.10.6.3   [Comportement vis-à-vis de l’amour agissant en discipline, selon Héb. 12]

 

L’amour de Dieu agissant en discipline, nous fait conclure deux choses exprimées en Hébreux 12 [(v. 5-6)]. La première, c’est qu’il ne faut pas mépriser la discipline qui a sa raison en nous, puisque c’est l’amour de Dieu qui l’applique ; la seconde, c’est qu’il ne faut pas perdre courage, puisque c’est à l’amour que nous avons affaire.

 

1.10.6.4   [Buts de Dieu dans l’épreuve, vus dans le livre et le cas de Job]

 

Le livre de Job nous apprend que Dieu a deux buts différents lorsqu’il éprouve les saints. L’un, est de faire connaître les transgressions, les fautes positives dans lesquelles l’homme a abondé ; l’autre, de détourner l’homme de ce qu’il fait et de lui cacher l’orgueil (Job 33:16, 17 ; 36:7-9). Ce livre nous fournit une instruction toute divine des voies de Dieu quand il sonde les justes. Il nous enseigne aussi cette autre vérité, importante pour les âmes exercées qui, trop souvent, s’arrêtent à des causes secondaires, savoir : que toute cette discipline provient de Dieu, que c’est lui qui l’exerce. L’origine de toutes les épreuves de Job n’était point l’accusation de Satan, mais bien cette parole de Dieu : «As-tu considéré mon serviteur Job ?» [(Job 1:8)]. Dieu l’avait considéré et avait vu que l’épreuve était nécessaire. Il est vrai que les instruments de cette épreuve étaient des méchants, ou des désastres causés par Satan ; mais Dieu avait considéré son serviteur ; il avait sondé le juste, mais mesuré exactement l’étendue de l’affliction. Aussi est-ce Lui qui arrête son vent fort au jour de son vent d’orient, qui châtie par mesure ; et lorsqu’il eut achevé son œuvre (œuvre que Satan n’aurait jamais pu accomplir) et qu’il eut amené Job à se connaître lui-même, alors il le bénit abondamment.

 

1.10.6.5   [L’épreuve est pour nous apprendre à nous connaître, et notre bien à la fin]

 

Dieu nous humilie et nous éprouve pour nous faire connaître ce qui est dans nos cœurs [(Deut. 8:2)]. Il nous nourrit du pain de la foi, mais c’est pour nous faire du bien à la fin [(Deut. 8:16)].

 

1.10.6.6   [Effets de l’épreuve en nous, avec la vie spirituelle et avec la chair]

 

Quand nous abordons l’épreuve avec la vérité et la puissance de la vie spirituelle, elle développe et fait ressortir en nous la douceur et la maturité de la grâce ; elle détache notre esprit du monde pour le rapprocher de Dieu, et rendre notre âme plus intime avec Lui. Quand l’épreuve est abordée par la chair ou qu’elle la rencontre, celle-ci se révolte et décèle sa propre volonté ; cet état est rendu sensible à la conscience devant Dieu et, en définitive, la propre volonté est détruite par la discipline même, fût-ce d’une manière insensible.

 

1.10.6.7   [Résultats bénis de l’épreuve dirigée par Dieu, nous dépouillant de nous-mêmes]

 

Assurément ce n’est pas l’épreuve en elle-même qui peut conférer la grâce ; mais dirigée par la main de Dieu, l’épreuve peut briser la volonté et mettre au jour des maux cachés et que l’on ne soupçonnait même pas ; la vie nouvelle peut alors se développer d’une manière plus large et plus complète. Dieu prend une plus large place dans le cœur, il y a plus d’intelligence de ses voies, la dépendance et l’humilité augmentent, la vanité de ce monde devient plus évidente et sensible ; on se méfie davantage de la chair et de soi-même. Le saint se vide ainsi de lui-même, pour être rempli du Seigneur ; les choses éternelles et véritables parce qu’elles sont divines, ont une beaucoup plus large place dans l’âme ; et tout ce qui est faux est mis au jour et rejeté. Nos relations avec Dieu prennent plus de maturité, nous vivons plus constamment au milieu des scènes éternelles dans lesquelles il a introduit nos âmes. Regardant alors en arrière, nous découvrons l’amour qui nous a conduits à travers tout, nous sentons notre dépendance et, pleins de reconnaissance, nous bénissons Dieu pour chaque épreuve. Il n’y a que l’épreuve pour nettoyer de toute scorie, pour nous affermir dans une espérance plus glorieuse, plus complète et plus pure, et pour accroître notre intelligence de Dieu, étant dans la même mesure dépouillés de nous-mêmes.

 

1.11  Psaume 12

 

Évidemment le Psaume 12 a été écrit sous le poids de l’extrême injustice et de la violence et sous le sentiment de l’isolement ; la puissance humaine, ainsi que tous ceux qui s’y confient, font la guerre à l’âme du fidèle. Un cas pareil est rare assurément, mais il n’est pas impossible qu’on ait l’occasion de passer par les souffrances que décrit ce Psaume, et des chrétiens individuellement peuvent être isolés et abattus. Le verset 5 annonce les jugements de l’Éternel qui mettront fin à l’oppression. Ces jugements ont souvent lieu encore aujourd’hui, comme conséquence du gouvernement de Dieu ; mais ils ne constituent pas l’espérance directe et particulière du chrétien qui sait, au contraire, que sa place est de faire le bien, de souffrir en faisant ainsi, de supporter patiemment le mal, et que cela est agréable à Dieu. Son repos est autre part, là où Dieu est pleinement glorifié. Il en fut ainsi de Christ ; il en est donc de même de nous. Lui assurément fit le bien, endura ici-bas l’affliction qui en était la conséquence et ne fut pas délivré ; inutile d’ajouter combien cela était agréable à Dieu. Il convenait que Christ souffrît et c’est notre profit, de sorte que nous pouvons aussi nous glorifier dans les tribulations [(Rom. 5:3)] à cause de leur fruit, bien autrement précieux que le repos de cette terre, et qui mûrit pour nous dans le ciel, parce qu’ainsi nous sommes rendus capables de jouir de Dieu plus intimement. Si donc nous souffrons pour la justice et si nous souffrons pour l’amour de Christ, nous sommes bienheureux [(1 Pier. 3:14)] : l’Esprit de gloire et de Dieu repose sur nous [(1 Pier. 4:14)]. Du reste, si nous attendons patiemment, Dieu nous délivre même aujourd’hui en mainte circonstance particulière. [12:6] Dans tous les cas, et c’est l’idée principale de ce Psaume, les paroles de l’Éternel sont des paroles pures ; elles jugent tout ce qui est en l’homme, mais on peut se confier entièrement en leur réalité. Tout ce que sa bouche a proféré, l’Éternel le maintiendra en sainteté, mais il l’exécutera en puissance. Notre sagesse est de nous en tenir à la parole de Dieu envers et contre tout. Les épreuves extérieures ne sont que des moyens pour purifier et pour éprouver le cœur quant à la foi ; la Parole est la pierre de touche à l’aide de laquelle l’âme éprouve toutes choses, la mesure intérieure de son état devant Dieu et le fondement infaillible sur lequel repose sa confiance. Lorsque le cœur est éprouvé par la parole ou par les circonstances, c’est afin de le dégager de chacune des choses qui l’empêcheraient de se reposer sur toute parole qui sort de la bouche de Dieu et de se l’approprier. Certainement nous vivrons par elles.

 

1.12  Psaume 13

 

Le Psaume 13 continue à exprimer le travail d’une âme sous le poids des épreuves mentionnées au Psaume 10. Ces épreuves, à proprement parler, nous concernent peu ; toutefois le chrétien peut se trouver angoissé par le triomphe apparent et momentané de la puissance du mal ; et alors il peut demander à Dieu d’être délivré, de ne pas être délaissé comme s’Il ne prenait aucun soin de lui. Dans ce Psaume, nous voyons la différence entre la position de Christ et celle du résidu juif : extérieurement, Christ a été abandonné entre les mains des méchants, tandis que le résidu juif en général sera épargné et délivré ; quelques-uns des sages, il est vrai, tomberont en ce jour-là par la main de l’ennemi [(Dan. 11:35)], afin d’obtenir une meilleure résurrection. Mais, en parlant de ce Psaume, j’ai surtout en vue l’enseignement moral qu’il renferme. Au milieu d’ennemis sans cœur et sans conscience, [13:1] même en apparence oubliée de Dieu, [13:5] l’âme se confie en sa miséricorde, compte sur Lui, sur sa bonté, sur sa fidélité miséricordieuse, et se réjouit de la délivrance avant d’être délivrée par la puissance de Dieu. Ainsi, en priant Dieu, nous le remercions avant d’être exaucés, sachant, dans nos cœurs, par la foi, qu’il nous a entendus et qu’il nous a répondu ; nous le bénissons, quoique sa réponse ne soit pas encore manifeste, et c’est la vraie preuve de la foi. Cette assurance procure une paix indicible au milieu de l’affliction. Nous ignorons comment Dieu nous délivrera, mais nous sommes certains que nous serons délivrés, et cela de la manière dont il est nécessaire que nous le soyons ; il dispose de tous les moyens. C’est en Dieu Lui-même que nous avons confiance et, en regardant à Lui, le cœur reçoit une réponse réelle sur laquelle il peut compter. Les circonstances et la Parole éprouvent le cœur ; la confiance et la délivrance divine réjouissent l’esprit. Nous savons, même avant d’être secourus, que Dieu est pour nous. Il est bien naturel de prendre conseil de soi-même, quoique rien ne fatigue et n’angoisse davantage, mais ce n’est pas la foi. La tristesse tend à produire la mort. L’âme, même en se soumettant, se dévore elle-même, mais elle est illuminée quand elle se tourne vers le Seigneur. La conscience que c’est l’ennemi qui travaille contre nous, dispose notre âme à la confiance. C’est une pensée solennelle, et, pour l’homme, ce serait une pensée terrible ; mais, avec Dieu, c’est un motif pour être assuré de la délivrance.

 

1.13  Psaume 14

1.13.1    [Expression du jugement divin sur un état de méchanceté, sans crainte de Dieu]

 

Le Psaume 14 est un exemple frappant d’un principe fréquemment appliqué dans la Parole : des Psaumes et d’autres passages de l’Écriture qui s’appliquent clairement et d’une manière littérale aux juifs dans les derniers jours et aux événements de cette époque, sont cités comme représentant de grands principes qui prononcent moralement sur des vérités importantes en tout temps, vérités qui seront publiquement manifestées aux derniers jours par le jugement de Dieu. L’apôtre cite ce Psaume comme l’expression du jugement divin sur l’état des Juifs, déclaré par leurs propres écritures [(Rom. 3:10-12)], et prouvant ainsi la nécessité d’une justice qui ne fût pas d’eux. Je n’ai que peu de choses à ajouter. Nous pouvons nous attendre à des difficultés provenant de l’absence de toute crainte de Dieu en ceux auxquels nous avons affaire ; il semble presque impossible à celui qui craint Dieu, qu’un pareil état puisse exister, qu’il n’y ait dans le cœur aucune componction, aucune chose qui l’arrête dans sa méchanceté, et tout au moins dans une méchanceté délibérée ; cependant cela arrive quelquefois quand on s’y attendait le moins. Mais le Seigneur voit tout cela, et c’est notre confiance.

 

1.13.2    [Influence de la présence de Dieu, même sur les ennemis]

 

Il attendra peut-être, il patientera avec le mal, du moins avec ceux qui le font ; il nous exercera de cette manière ; mais il voit tout cela. [14:5] Puis Dieu Lui-même est au milieu de la génération juste. Il y a une influence produite par la présence de Dieu au milieu des justes, que les ennemis du Seigneur ressentent et qui, dans les justes, n’est connue que par la foi : nous en trouvons un exemple dans ce que Rahab apercevait parmi les Cananéens (Jos. 2:9), et l’apôtre fait allusion au même sentiment dans Phil. 1:28. Ce sentiment de frayeur qu’éprouvent ceux qui s’opposent à la vérité, peut être accompagné de vanterie et de violence ; mais à coup sûr, la foi qui se confie en Dieu produit toujours un sentiment de frayeur chez les méchants, même lorsqu’ils réussissent. Les Juifs, après avoir crucifié Christ, craignaient qu’après tout sa disparition du tombeau n’aggravât encore la situation [(Matt. 27:63-64)]. Mais pour être ainsi soutenu dans l’épreuve, il faut que le fidèle ait le sentiment de la présence de Dieu.

 

1.14  Psaume 15

 

Le Psaume 15 est une preuve évidente que ces Psaumes s’appliquent directement aux Juifs dans les derniers jours. Toutefois, les saints ne doivent pas perdre de vue l’existence actuelle du gouvernement de Dieu. Ce gouvernement est exposé dans les épîtres de Pierre : dans la première en faveur des justes, dans la seconde en jugement contre les impies (1 Pierre 3:10-15 applique aux chrétiens les principes selon lesquels Dieu agissait envers les Juifs, comme peuple, principes selon lesquels dans les derniers jours il agira d’une manière encore plus absolue, mais qui s’appliquent au temps de notre séjour ici-bas). Ainsi le Psaume 15, quoique d’un caractère essentiellement juif, nous enseigne des principes à suivre ; le verset 4, par exemple, parle de ce qui, en principe, est en tout temps agréable à Dieu.

 

1.15  Psaume 16

1.15.1    [Perfection de Christ comme homme devant Dieu, se confiant toujours en Lui]

 

Ayant fait ces remarques, je passe au Psaume 16 qui s’applique directement à Christ, mais qui contient, en même temps, de précieuses instructions pour nous-mêmes. C’est essentiellement Christ prenant la place d’homme, [16:11] et indiquant le chemin de la vie qui l’amènerait en la présence de l’Éternel où il y a un rassasiement de joie ; ce chemin le conduisait à travers la mort puisqu’Il venait pour nous, [16:1] mais il se confiait en l’Éternel. Il ne faut pas perdre de vue le caractère directement prophétique de ce Psaume ; néanmoins le sentier de Christ est un exemple pour nous ; le bon Berger est allé devant ses brebis [(Jean 10:4)]. Le Psaume 16 établit un principe essentiel : la confiance en Dieu même dans la mort — l’entière dépendance dans l’obéissance ; [11:5] et ceci joint au fait que Dieu Lui-même était la seule portion de l’homme, excluait tout ce qui était en désaccord avec cette vérité. Ajoutons à cela le fait que Dieu n’était pas perdu de vue un seul instant. Tels sont les grands principes de la vie divine, de cette vie divine entrant sur la scène du péché et de la mort. Sans doute nous devrions parler de communion avec le Père et avec son Fils Jésus Christ dans ce sentier de la vie ; mais ce sont les grands principes moraux, l’état subjectif de l’âme, qui nous sont présentés ici, et cela dans la personne même de Christ : c’est, remarquez-le, sa perfection comme homme, et devant Dieu, et envers Dieu. Il ne s’agit pas de la perfection divine, de Dieu manifesté à l’homme, mais de ce qu’Il était comme homme dépendant de Dieu ; il ne s’agit pas même de l’offrande de Lui-même, dans laquelle nous avons aussi à le suivre (1 Jean 3:16), mais de sa place d’homme dans la perfection. Il s’agit de sa perfection devant Dieu, du principe qui le gouvernait. [16:2] Par conséquent, même cette parole de Christ : «Ma bonté ne s’élève pas jusqu’à toi», s’applique aussi à nous. Affirmer qu’actuellement notre bonté ne va pas jusqu’à Dieu, paraît absurde ; mais ces mots appliqués à Christ homme, à Lui qui était absolument parfait, nous aident à comprendre un peu la nature de cette bonté, principe que nous pouvons nous appliquer, et qui nous met à notre place. C’est la perfection de l’homme envers Dieu, ce chemin nouveau dont Christ est la perfection et l’exemple sur la terre. Mais cette précieuse pensée met en évidence la place infiniment bénie que nous occupons en tant que chrétiens, quoique au milieu non seulement de la faiblesse, mais aussi de luttes intérieures inconnues à Christ en qui il n’y avait pas de péché. Toutefois, la place de Christ est l’expression absolue de la nôtre devant Dieu ; cela est pleinement révélé à la fin de l’Évangile de Jean, surtout dans le chapitre 17.

 

1.15.2    [Vie éternelle en Christ présentée en 1 Jean comme manifestée ici-bas]

 

L’Épître de Jean aussi, qui d’abord présente Christ comme la manifestation sur la terre de la vie éternelle qui était auprès du Père, sa manifestation dans un homme que leurs mains avaient touché [(1 Jean 1:1-2)], enseigne que cela est vrai dans les chrétiens, de même qu’en Christ (1 Jean 2:8), montre que la justice et l’amour sont le caractère de cette vie, et ajoute que, par la présence du Saint Esprit, nous demeurons en Dieu et Dieu en nous [(1 Jean 4:13)]. Nous possédons cette vie éternelle descendue du ciel, mais dont il est dit qu’elle est dans le Fils seul ; toutefois celui qui a le Fils a aussi la vie [(1 Jean 5:12)]. Voilà, en effet, ce qui donne à cette vie toute sa valeur. Les Psaumes assurément, ne peuvent pas la présenter comme l’Épître de Jean, qui en développe toute l’étendue et l’importance, [16:3] et cependant nous voyons ici Christ prenant sa place parmi les excellents de la terre. L’apôtre Jean, tout en donnant à entendre que le croyant possède la vie éternelle, ne va pas jusqu’à la présentation de cette vie en gloire devant Dieu ; il fait voir seulement que nous serons avec Christ dans le ciel. C’est Paul qui expose ce que Jean sous-entend ; aussi bien n’avait-il vu Christ que dans la gloire. Jean présente la vie en elle-même et manifestée sur la terre ; la vie est la lumière des hommes [(Jean 1:4)].

 

1.15.3    [Caractère de la vie de Christ homme dépendant, vivant pour Dieu en perfection]

1.15.3.1   [Vie de Christ comme homme dépendant et soumis, plutôt que manifestation de Dieu]

 

J’ai déjà touché plus haut ce fait que le Psaume 16 présente un développement restreint de la vie de Christ sur la terre ; mais cette restriction même éclaire et met à sa place propre, d’une manière directe et bénie, cette partie de la vie de Christ qui fait le sujet de notre Psaume. Christ, traversant ce monde, était la manifestation de Dieu Lui-même (des traits divins de son caractère, non point de son titre et de sa nature divine) : amour parfait, justice et sainteté parfaites. Il était la vérité dans la révélation de tout ce que Dieu est. Quelle bénédiction ! Et en cela nous avons à l’imiter (voir Éph. 4:32 ; 5:1-2 ; Col. 3:10). Mais le Psaume 16 n’envisage pas Christ de cette manière ; il le présente comme l’homme dépendant et soumis ; il le présente aussi comme prenant sa place parmi le résidu d’Israël en contraste avec l’idolâtrie de ce peuple. Laissant de côté ce dernier point, je désire fixer nos pensées sur le caractère de la vie de Christ.

 

1.15.3.2   [Vraie place de l’homme devant Dieu, parfait et confiant]

 

[16:2] Cette expression : «Ma bonté ne s’élève pas jusqu’à toi», ne pourrait convenir à la divine manifestation de la bonté sur cette terre. Mais, prenant en tout point la place d’homme ici-bas, le Seigneur nous montre la position véritable de l’homme vivant pour Dieu, non pas dans son innocence, moins encore certes dans le péché — tout au contraire — mais parfait en justice et en vraie sainteté au milieu d’un monde de péché, connaissant le bien et le mal, tenté, mais séparé du péché et des pécheurs ; non pas élevé plus haut que les cieux, mais propre à l’être par les désirs de sa nature et par sa marche vers ce but ; dépendant, obéissant, ne prenant pas sa place avec Dieu, mais devant Lui, en tant que responsable comme homme sur la terre, et fixant les yeux sur la place de la bénédiction parfaite comme homme avec Dieu, [16:11] quand il serait dans sa présence et qu’il y aurait pour lui un rassasiement de joie. Cette place, nous pouvons la partager avec Christ, quand nous avons sa nature. Christ, envisagé ainsi, c’est l’homme confiant en Dieu, trouvant son plaisir et sa joie en Dieu, vivant de foi, et dans ce sens séparé de Lui ; non pas Dieu manifesté en chair, quoique cela fût également vrai de notre précieux Sauveur. Telle est notre place sur la terre, en tant que sanctifiés par la vérité, place bien au-dessus de celle du Résidu juif ; en outre, nous avons la conscience de notre union avec Christ par le moyen du Saint Esprit.

 

1.15.3.3   [Illustration dans l’exemple du jeune homme riche en Luc 18]

 

Cette place dont je parle, le Seigneur la prend lorsqu’il dit au jeune homme : «Pourquoi m’appelles-tu bon ? Nul n’est bon, sinon un seul, Dieu» [(Luc 18:19)]. Quant aux pratiques extérieures, le jeune homme avait peu de chose à se reprocher [(Luc 18:21)] ; mais là où il y avait la vie divine, il fallait plus que cela, pour caractériser cette vie dans sa marche vers le lieu du rassasiement de joie, au milieu d’un monde de péché et de pécheurs ; il fallait ce qui s’était vu en Abraham et dans les saints de Dieu, en David et dans les prophètes : «L’Éternel est la portion de mon héritage» [(16:5)]. Jésus lui dit en quelque sorte : Aie le Seigneur Lui-même comme ce qui gouverne et dirige ton cœur ! «Va, vends ce que tu as et donne aux pauvres, et viens, suis-moi» [(Luc 18:22)]. Mais, au moins à ce moment, le Seigneur n’était point la portion de son héritage ; peut-être, par la grâce, l’est-il devenu plus tard.

 

1.15.3.4   [Christ, homme parfait, moralement devant Dieu, mais non vu comme Dieu]

 

L’état qui est décrit dans ce Psaume, c’est l’état de l’homme considéré comme séparé de Dieu (il ne s’agit naturellement pas ici d’une séparation morale ; je ne parle pas non plus de l’union de la nature divine et de la nature humaine en Christ). Toutefois, c’est l’homme participant de la nature divine (il n’en pouvait être autrement), mais ayant Dieu pour objet, pour assurance, comme ayant seul autorité sur lui ; c’est l’homme, dépendant de Dieu en toute chose, et parfait dans sa foi en Lui. Cet état ne pouvait se réaliser que dans un être qui participât personnellement de la nature divine — Dieu Lui-même en l’homme — tel que Christ, ou médiatement tel que ceux qui sont nés de Dieu. Mais, nous l’avons déjà remarqué, Christ n’est pas considéré ici sous ce point de vue et il ne s’agit pas non plus du croyant comme étant uni à Christ. La présence divine en Lui est considérée non point dans la manifestation de Dieu en Lui, mais plutôt dans son effet : la perfection absolue de Christ comme homme. Sa marche est celle d’un homme moralement en présence de Dieu. [16:10] Christ dépend ici de l’Éternel quant à sa résurrection, et il dit : «Tu n’abandonneras pas mon âme au shéol», quoiqu’Il ait pu dire également : «Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai» [(Jean 2:19)]. Homme parfait, il pouvait, d’autre part, dire : «Père ! entre tes mains je remets mon esprit» [(Luc 23:46)] ; ainsi Pierre disait aux Juifs : «Dieu a fait et Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié» [(Act. 2:36)] ; tandis que Thomas avait dit à Jésus : «Mon Seigneur et mon Dieu» [(Jean 20:28)]. Pierre, en effet, considère toujours Christ comme l’homme rejeté, comme le Messie exalté par Dieu ; il n’annonce pas le Fils de Dieu comme Paul l’annonça aussitôt dans les synagogues, quoique, par une révélation divine, Pierre ait été le premier à le confesser comme tel.

 

1.15.4    [Ps. 16 v. 1 — Premier principe : Christ s’abandonne entièrement à Dieu]

1.15.4.1   [Christ se confie entièrement à Dieu pour le garantir]

 

Christ, tel que nous le voyons ici, est donc notre modèle parfait ; il nous montre ce qu’est l’homme parfait. Le premier grand principe, celui qui caractérise tout le Psaume 16, c’est l’entier abandon de Christ entre les mains de Dieu, sa confiance en Lui. Il ne se garantit pas Lui-même, ne compte point sur soi, mais s’en rapporte à Dieu : [16:1] «Garde-moi, ô Dieu ! car je me confie en toi». Cela est d’une immense importance. Christ, comme Dieu, aurait pu se garantir lui-même ; mais il n’était pas venu dans ce but. Dans ce sens-là, il était impossible qu’il cherchât à se garantir lui-même. Christ était venu en amour pour souffrir, pour obéir, et ainsi pour sauver aussi par grâce, mais pour glorifier Dieu. Moralement parlant, il ne pouvait dévier de cela. Si l’on parle de sa puissance, nul doute que Christ aurait pu se délivrer lui-même ; et quant à son droit à la faveur de Dieu, comme Fils, s’il avait demandé douze légions d’anges, il les aurait eues [(Matt. 26:53)]. Mais alors, c’est Lui qui l’affirme, Christ n’aurait point accompli les conseils révélés de Dieu.

 

1.15.4.2   [Soumission parfaite de la foi dans la position d’homme prise par Christ]

 

Cette soumission et cette dépendance étaient volontaires, mais parfaites, la seule chose convenable dans la position qu’Il avait prise. — C’était la foi parfaite. Il était le chef et le consommateur de la foi [(Héb. 12:2)], de l’abandon de soi, de la dépendance, de la confiance ; ajoutons que la parole de Dieu était la révélation en vertu de laquelle il agissait, ce à quoi il obéissait, l’arme dont il se servait, comme il l’a prouvé lors de la tentation au désert. Christ étant la Parole et la vérité en personne, tout ce qu’il disait exprimait ce qu’il était (Jean 8:25) ; mais il n’en est pas moins vrai que Christ obéissait, comme homme, à l’autorité des Écritures, en faisait usage et agissait par elles ; [16:1] mais ici il prend la position de dépendance et de confiance : c’est comme homme qu’il dit : «Garde-moi, ô Dieu ! car je me confie en toi».

 

1.15.5    [Ps. 16 v. 2 — Deuxième principe : entière soumission à la volonté de Dieu]

1.15.5.1   [Humiliation volontaire de Christ, prenant la place d’homme soumis]

 

[16:2] Un second principe, nécessairement renfermé en partie dans ce qui précède, c’est l’entière subordination à la volonté de Dieu (dans ce Psaume, il s’agit de l’Éternel, Dieu révélé aux Juifs ; pour nous, il s’agit du Père et du Fils — d’un seul Dieu, le Père, et d’un seul Seigneur, Jésus Christ). «Tu as dit à l’Éternel : Tu es le Seigneur». Remarquez ces mots : Tu as dit ; c’est Christ qui l’a dit. Christ était bien l’Éternel ; mais dans sa marche ici-bas, il n’a point pris cette place. Étant en forme de Dieu, et ne regardant pas comme un objet à ravir d’être égal à Dieu, il a pris la forme d’esclave et a été trouvé en figure comme un homme [(Phil. 2:6-8)]. Prise volontairement, gardée parfaitement dans la mort et à travers la mort, la place qu’il prit fut l’humiliation. Cet acte volontaire était divin et prouvait son titre divin ; les créatures doivent garder chacune sa place, bien que, lorsqu’elles n’étaient pas gardées par Dieu, aucune ne l’ait fait. La place qui a été donnée à Christ comme homme, mais qu’il a méritée, est la gloire (Jean 17) ; Il s’est abaissé Lui-même et Dieu l’a haut élevé [(Phil. 2:9)]. Il avait dit à l’Éternel : «Tu es le Seigneur», ce qui signifie : Je te suis subordonné. Sans cesser d’être Dieu, il avait pris en dehors de la Divinité une place dont la Divinité seule pouvait remplir les conditions ; dans cette place, Il devait satisfaire Dieu comme homme, glorifier Dieu dans un monde d’apostasie et de péché, ayant contre Lui tout ce qui était dans ce monde, et la puissance de Satan, et, vers la fin, même la colère de Dieu, afin d’accomplir la gloire de Dieu en justice.

 

1.15.5.2   [Christ remplissait la place de l’homme, seul, pour la gloire de Dieu]

 

[16:2] C’est ainsi qu’il dit : «Ma bonté ne s’élève pas jusqu’à toi» — aussi haut que Toi. Christ devait remplir la place de l’homme, dans la condition dans laquelle la gloire de Dieu s’y trouvait intéressée. Homme parfait, quand il se trouvait dans ce caractère, il était seul dans sa perfection : personne pour le secourir ou même pour compatir avec Lui. Sa confiance devait être en Dieu, dans la vie et à travers la mort, que dis-je ? même sous le poids de la colère divine ; mais ici c’était dans le chemin de la vie et, même ce chemin, Dieu le Lui ferait connaître (vers. 11).

 

1.15.6    [Ps. 16 v. 3 — Sentier de Christ ici-bas parmi les saints]

1.15.6.1   [Place morale de Christ homme, et marche parmi ceux mis à part pour Dieu]

 

Mais, de plus, il existait sur la terre des objets de la faveur divine, dont Christ ne se séparait pas. [16:3] Il n’en parle pas ici comme ayant été choisis par Lui (c’est le cas dans l’évangile de Jean, lorsqu’il dit à ses disciples : «Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c’est moi qui vous ai choisis» [(Jean 15:16)], quoique là aussi pour un service), ni comme étant choisis par la grâce de Dieu, mais comme étant les objets du bon plaisir de Dieu dans le chemin qu’ils suivaient, manifestés moralement comme les saints qui sont sur la terre, les excellents qui étaient dans le sentier où Il devait entrer lui-même. Cela est plein d’intérêt ; il s’agit encore ici de la place morale de Christ homme, trouvant son plaisir dans ce en quoi Dieu trouvait le sien, comme il convenait à un être parfait avec Dieu, dont Moïse est le type remarquable en Hébreux 11:24-26. Christ prend ici sa place parmi les saints, parmi ceux qui étaient réellement mis à part pour Dieu. Il la prit de fait dans l’humiliation et l’obéissance la plus parfaite, lorsqu’il alla se faire baptiser du baptême de Jean avec ceux que l’Esprit de Dieu poussait à s’humilier. Lors du premier et du plus humble acte de la vie divine, l’acte d’un cœur qui s’abandonne à Dieu en confessant le péché, Celui qui n’a pas connu le péché se joignit à ceux qui venaient le reconnaître ; car cet aveu de leur part était la vie divine, et les consacrait à Dieu. Ils étaient véritablement les «excellents» de la terre. Quelle douceur, quelle consolation dans le désert, d’y voir Christ marchant dans ce chemin, victorieux de toutes les tentations qui s’y rencontrent, comme on le voit aussitôt après son baptême par Jean, liant l’homme fort au moyen de la vie qu’Il possédait et qui était victorieuse de toute la puissance de l’ennemi ! Évidemment, quoique nous trouvions dans ce Psaume la vie divine, le fruit de la grâce, il ne s’agit point ici de Dieu se manifestant lui-même, d’une bonté qui aille, dans son caractère propre, jusqu’à Dieu [(16:2)], puisqu’elle confessait le péché, tout en étant la grâce divine en Christ pour faire cela. Ajoutons qu’il n’appartenait pas proprement à Dieu, comme tel, de mourir, quoique seul l’amour parfait, seul un être qui fût Dieu, ait pu mourir comme Christ mourut, ait pu se livrer lui-même, laisser sa vie, et ainsi donner à son Père un motif de l’aimer pour ce qu’il a fait. Christ homme, agissait à la place de l’homme, devant Dieu et envers Dieu, comme les hommes auraient dû le faire ; mais il agissait d’une manière absolue, parfaite et libre dans son amour pour le Père, ce qu’il n’aurait pu faire sans être Lui-même divin. Qu’une personne divine ait agi de cette manière, cela est d’une valeur au-delà de toute expression. Voilà, outre beaucoup d’autres choses, ce que le Sauveur a fait pour nous, Lui, homme à notre place, étant dans la perfection de cette place les délices de Dieu, et l’occupant suivant ce qu’elle devait être au milieu d’un monde pécheur, en quoi précisément il glorifiait Dieu.

 

1.15.6.2   [Sentier et vie de Christ placés devant nous par la Parole]

 

Il est très important pour l’instruction et pour l’assurance de nos âmes de voir ainsi Christ, objet adorable de délices. Ce sentier de Christ, l’œil du vautour ne l’a pas aperçu [(Job 28:7)] ; aucune pensée de l’homme ne l’aurait découvert, si Lui, l’homme parfait, n’y avait marché. Ce sentier de la vie, nous l’avons vivant, dans une personne (car ce n’aurait pu être autrement), dans un être vivant qui doit être l’objet de notre amour. Assurément, la parole écrite nous fournit dans tous leurs détails les éléments de cette vie, mais en même temps, quelque nombreux et précieux que soient les préceptes qui dirigent notre marche, elle nous fait beaucoup connaître de cette vie, dans celle de Christ Lui-même ; en sorte que nous comprenons cette vie, selon le degré de spiritualité avec lequel nous saisissons, dans ses motifs, ou plutôt dans son motif et sa nature, la vie de Christ présentée dans les Évangiles ou d’autres portions de l’Écriture.

 

1.15.6.3   [Exhortation à marcher en connaissant ce que Christ est]

 

Même quand il s’agit de préceptes, nous sommes exhortés à marcher d’une manière digne du Seigneur pour lui plaire à tous égards [(Col. 1:10)] ; or pour cela, il faut évidemment avoir la vraie connaissance de ce qu’Il est.

 

1.15.7    [Ps. 16 v. 4-5 — Vie de Christ séparée du mal, mais ayant sa part en l’Éternel]

1.15.7.1   [Attachement à l’Éternel, en rejetant tout mal, et en ayant tout en Lui]

 

Telle que je l’ai décrite, la vie divine, parfaite en soi, mais manifestée dans la connaissance du bien et du mal, et démontrée au milieu du mal — démontrée en nous, qui sommes renouvelés en connaissance selon l’image de Celui qui nous a créés — se présente ici dans la séparation complète d’avec le mal et surtout dans la confession de l’Éternel comme mobile et source de la vie. Il repousse (v. 4) tout ce qui peut être appelé un autre Dieu ; il n’a aucune part à cela et le rejette absolument. Il s’attache à l’Éternel. La fidélité envers l’Éternel caractérise la vie de Christ marchant sur la terre ; la fidélité envers Christ caractérise la nôtre ; Christ est tout et en tous. [16:5] L’Éternel est non seulement le Seigneur auquel il obéit, mais aussi la portion de son héritage. Christ n’a pas cherché autre chose : plus encore que les sacrificateurs d’autrefois, car son cœur et ses affections étaient engagés, Christ possédait en l’Éternel son héritage et la portion de sa coupe, la coupe qu’il devait boire ici-bas, c’est-à-dire sa jouissance en espérance, sa provision pour la route.

 

1.15.7.2   [Christ a l’Éternel pour sa portion permanente, et sa part pour toute sa marche]

 

[16:5] Voici, je le suppose, la différence entre l’héritage et la coupe : l’héritage est la portion permanente de l’âme, tandis que la coupe est l’image de ce qui occupe les sentiments et de ce qui se présente à l’esprit de l’homme pour l’occuper le long du chemin. Dieu donne à boire la coupe de la colère aux méchants ; le Seigneur eut à boire la coupe de la colère sur la croix [(Jean 18:11)]. «Ma coupe est comble» [(23:5)] — la bénédiction dont elle est pleine déborde ; nous avons aussi coutume de dire : C’est une coupe amère. Il s’agit non seulement des circonstances que nous traversons, à moins que nos âmes ne leur soient asservies, mais de ce que nous ressentons, de ce que nos esprits éprouvent, de ce qui les oppresse dans ces circonstances. Au Psaume 23, par exemple, les circonstances sont toutes affligeantes, mais au travers de toutes, l’Éternel est le berger [(23:1)], et la coupe déborde de joie et de bénédiction [(23:5)]. Ainsi pour Christ : L’Éternel est la portion permanente de son âme et, en même temps, tout le long de sa marche ici-bas, Celui sur lequel son cœur se repose ; l’Éternel forme et caractérise ses sentiments bien plus que toute l’affliction qu’Il endure, sauf à la croix. Ma viande, dit-il, est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre [(Jean 4:34)]. Jamais l’homme n’a pu entrer dans les pensées de Christ, pas même ses disciples. Une seule, qui jadis se tint assise à ses pieds, a été mue dans son affection pour Lui par un sentiment auquel Christ a donné une voix, mais de manière à faire ressortir le mal profond qui dominait chez tous les autres [(Jean 12:7)] ; mais il avait une viande à manger qu’ils ne connaissaient pas [(Jean 4:32)]. L’Éternel, la portion de sa coupe, était plus près de Lui que toutes les circonstances de la vie, auxquelles, comme homme, Il était pleinement sensible et qui auraient pu l’oppresser. Nous en exceptons la croix, mais non : Il est sa portion là plus que partout ailleurs, car c’était la colère de l’Éternel Lui-même qui s’appesantissait sur son âme dans la coupe qu’il but alors.

 

1.15.7.3   [Joie dans la faveur de Dieu seule, qui est entre le cœur et les circonstances]

 

À part cela, l’Éternel était si véritablement la grande circonstance et la substance de sa vie en toutes choses et à travers toutes choses, qu’il pouvait seulement désirer que sa joie fût accomplie dans ses disciples [(Jean 17:13)]. Cette joie de Christ venait de Dieu seul, voilà sa perfection. Le monde, pour lui, n’était absolument qu’un désert altéré et sans eau, mais la faveur de l’Éternel était meilleure que la vie [(63:3)] ; elle était sa vie en pratique au milieu d’un monde où il était sensible à tout, mais avec l’Éternel réalisé. Entre lui et toutes ces choses se plaçait l’Éternel et sa faveur, la vie de son âme. Tel aussi le chrétien, quoique peut-être abandonné et emprisonné : «Réjouissez-vous dans le Seigneur ; encore une fois, je vous le dirai : réjouissez-vous» [(Phil. 4:4)]. La nature a des circonstances entre elle et Dieu ; la foi a Dieu entre le cœur et les circonstances. Quelle différence !

 

1.15.7.4   [Vie divine dans le monde, en ayant l’Éternel comme portion permanente]

 

Il n’y a point de paix semblable à celle qu’on éprouve, caché dans la tente à l’abri des insultes des hommes. Mais cela, c’est la vie divine au travers du monde ; [16:5] c’est avoir l’Éternel pour héritage (pour nous, c’est le Père et le Fils, une révélation plus complète par le Fils lui-même), l’Éternel comme portion permanente de l’âme ; l’Éternel comme la joie actuelle du cœur, comme la force qui le remplit et qui donne sa saveur à la vie (comp. Psaumes 64; 23).

 

1.15.7.5   [Confiance en l’Éternel seul, qui n’a que Lui, qui maintient notre lot]

 

Vient en troisième lieu cette précieuse confiance, [16:5] que l’Éternel maintient notre lot ; alors nous n’avons confiance ni en nous-mêmes, ni en des circonstances favorables, ni en «une montagne à laquelle l’Éternel Lui-même a donné la stabilité et la force» [(30:7)], mais uniquement en Lui. «Fais tes délices de l’Éternel ; et il te donnera les demandes de ton cœur» [(37:4)]. La foi s’appuie sur l’Éternel, sur l’amour du Père et de Jésus. Pour nous procurer un bonheur et une paix infaillibles, nous n’avons point à regarder aux circonstances, sauf pour les traverser avec Dieu. Christ a réalisé cela d’une manière parfaite ; il n’avait que l’Éternel, ne comptait sur rien d’autre. L’apôtre Paul en est aussi un exemple frappant, et c’est, en principe, le sentier de chaque chrétien dans lequel, une fois ou l’autre, sa foi sera exercée. La vie de la foi se résume ainsi : Dieu Lui-même est la portion de notre héritage et de notre coupe, il maintient notre lot. Pour nous chrétiens, cette vérité trouve un précieux développement dans la connaissance du Père et du Fils ; mais le principe essentiel reste le même : c’est la vie de Christ ; on en jouit à l’exclusion de toutes les autres choses qui pourraient devenir l’objet de la confiance ou la portion du cœur, et en contraste avec elles. Ce principe, exprimé dans le Psaume 16, selon les relations d’un Juif, est essentiellement vrai en tous temps.

 

1.15.8    [Aucune mention des circonstances extérieures, seulement la vie intérieure en Dieu]

 

Je désire faire remarquer un trait caractéristique du Psaume 16 et qui ressort surtout de la comparaison avec le Psaume suivant. Les circonstances extérieures, quoique ici sous-entendues, ne sont pas mentionnées une seule fois ; c’est une vie divine avec Dieu, qui ne connaît que Lui et ne vit dans l’intimité journalière que de Lui seul ; on trouve, il est vrai, la mort, le shéol, le sépulcre ; mais ils ne sont mentionnés que comme une occasion pour l’exercice de la puissance et de la fidélité de l’Éternel. Ce Psaume nous dépeint l’homme vivant dans ce monde par l’Éternel, avec l’Éternel, en vue de Lui, et jouissant de Lui pour toujours en dépit de la mort. Les circonstances ne sont que des circonstances, elles ne sont point le sujet du Psaume ; la vie divine ne passe jamais. «Nos regards», dit l’apôtre, «n’étant pas fixés sur les choses qui se voient, mais sur celles qui ne se voient pas ; car les choses qui se voient sont pour un temps, mais celles qui ne se voient pas sont éternelles» [(2 Cor. 4:18)] ; telle est l’expression chrétienne de cette vérité. La première partie de la phrase, dont j’ai omis la citation, nous dit l’effet de cette vérité quant aux circonstances ; on la comparera mieux avec le Psaume suivant. L’apôtre exprime admirablement la vie elle-même en un seul mot : «Car pour moi, vivre c’est Christ, et mourir», peut-on s’en étonner, était «un gain» [(Phil. 1:21)]. Il est important de se rappeler qu’il y a une vie divine intérieure qui habite et se réjouit en Dieu, n’ayant pas affaire aux circonstances, quoiqu’elle nous rende capables de les traverser, mais fortifiée en nous par les circonstances, parce qu’elles détruisent la chair et la propre volonté, et qu’ainsi nous vivons plus complètement de la vie intérieure avec Dieu.

 

1.15.9    [Ps. 16 v. 6 — Sentiment de bénédiction pour l’âme jouissant de la présence de Dieu]

 

La conséquence en est, pour l’âme, un sentiment profond de bénédiction : [16:6] «Les cordeaux sont tombés pour moi en des lieux agréables». Christ n’aurait pas pu dire cela de cette manière, s’il avait eu le royaume pendant sa vie ici-bas ; nous ne pourrions pas le dire non plus, même dans le paradis terrestre, ou si nous avions le monde entier à notre disposition. Cette relation vivante avec Dieu jette une telle clarté, une telle auréole sur toutes choses, elle allume dans l’âme un sentiment si direct de la bénédiction divine, que rien ne peut lui être comparé, sauf l’entière réalisation de cette bénédiction en la présence de Dieu. Un homme avec Dieu, jouissant de Lui dans une nature capable de le faire avec la conscience du résultat final et nécessaire, lorsque cette jouissance sera pleinement accomplie sans aucun nuage ; — un homme, tel que Christ a été dans ce monde avec Dieu, voilà la joie la plus parfaite qui puisse exister, sauf l’accomplissement éternel de tout ce qu’elle a fait connaître et goûter à l’âme. Il ne s’agit point ici de la portion du Messie, mais de cette joie touchant laquelle Christ disait : «afin qu’ils aient ma joie accomplie en eux-mêmes» [(Jean 17:13)]. Il va sans dire qu’Il héritera toutes choses, mais je ne pense pas qu’il s’agisse de cela en cet endroit ; ce n’était point là la joie qui était devant lui, pour laquelle il a enduré la croix, ayant méprisé la honte [(Héb. 12:2)]. Il y a «un héritage incorruptible, sans souillure, immarcescible, conservé dans les cieux pour nous » [(1 Pier. 1:4)]; on en a la conscience lorsqu’on se réjouit en Dieu. La vie trouve là ses délices ; en la présence de Dieu il y a un rassasiement de joie [(16:11)].

 

1.15.10[Ps. 16 v. 7 — Conseil de Dieu et intelligence de la vie divine pour marcher ici-bas]

1.15.10.1                    [Conseil donné de Dieu pour conduire le fidèle dans Son chemin]

 

[16:6] «Les cordeaux tombés en des lieux agréables» représentent, ce me semble, la joie de Christ homme, en Dieu et dans ce qui était devant Dieu (comp. Col. 3:1-3). [16:7] Ce qui suit est l’expression de cette vie dans son activité envers Dieu : «Je bénirai l’Éternel qui me donne conseil». Dans la vie divine, nous avons besoin de conseil, de l’instruction positive de la sagesse (la sagesse est une direction, un guide divin dans la confusion du mal au milieu de ce monde), pour être sages quant au bien [(Rom. 16:19)] ; non pas comme étant dépourvus de sagesse, mais comme étant sages ; saisissant l’occasion, non point comme étant sans intelligence, mais comprenant quelle est la volonté du Seigneur [(Éph. 5:15-17)]. L’Éternel donne conseil ; de sorte que si quelqu’un manque de sagesse, qu’il demande à Dieu qui donne à tous libéralement et qui ne fait pas de reproches [(Jac. 1:5)]. Voilà l’immense avantage d’être conduit directement par Dieu : Dieu est intéressé à conduire le juste dans le vrai sentier qui lui convient à Lui-même, à travers le désert où il n’y a point de chemin. L’innocence, jouissant des bénédictions de Dieu, n’avait pas besoin de chemin. En un monde séparé de Dieu, quel chemin trouver ? Retourner en arrière ? Impossible : aucun pécheur n’est jamais revenu à l’innocence ; le chemin de l’arbre de la vie est fermé de ce côté. Comment donc un chemin à travers un monde sans Dieu ? Mais Dieu peut faire un chemin, s’il donne une vie nouvelle et à cette vie un objet nouveau — Lui-même connu dans le ciel — s’il y a une nouvelle création, et si nous sommes créés de nouveau. Or, Christ est une vie nouvelle ; en accord avec cette vie et comme homme dépendant de Dieu, il traverse le monde et arrive à une nouvelle place donnée à l’homme. C’est Dieu qui a préparé le chemin pour l’homme revêtu de cette vie ; il l’a préparé pour Christ qui était cette vie et par conséquent la lumière des hommes [(Jean 1:4)]. Dieu a même préparé les œuvres qui conviennent, «les bonnes œuvres qu’il a préparées d’avance, afin que nous marchions en elles» [(Éph. 2:10)]. Cette dernière pensée dépasse un peu, il est vrai, la portée du Psaume 16 ; il contient cependant l’idée de l’activité de la nature divine en l’homme, et ne se borne pas à la marche juste et sainte de l’homme qui a cette vie devant Dieu, chose, en son lieu, aussi importante que l’autre. Ainsi Moïse ne dit pas : «Fais-moi connaître un chemin à travers le désert», mais : «Fais-moi connaître ton chemin, et je te connaîtrai, afin que je trouve grâce à tes yeux» [(Ex. 33:13)]. Ce que Moïse cherchait, l’Éternel le donne : le conseil et les directions de son amour. Voilà la marche de Christ, voilà comme il conduit ses brebis, allant devant elles [(Jean 10:4)] ; et maintenant nous sommes conduits par l’Esprit de Dieu, étant nous-mêmes fils de Dieu. C’est là le sentier divin de la sagesse, que l’œil du vautour n’a point aperçu [(Job 28:7)], le sentier de l’homme, mais de l’homme possédant la vie de Dieu, marchant au-devant de la présence de Dieu, vers l’héritage incorruptible, par un chemin non corrompu, le sentier de Dieu à travers ce monde. Mais, dans ce chemin, Dieu donne conseil, et pour cela il faut être dépendant de Dieu, et Christ y a marché. «Tu me conduiras par ton conseil», dit même le résidu d’Israël [(73:24)], et nous lisons au Psaume 32 [(v. 8)] : Je te conseillerai, ayant mon œil sur toi». Je le répète, l’Éternel est intéressé à conduire l’homme de Dieu et notre âme l’en bénit ; c’est dans ce sentier que Christ marcha. La parole écrite est le moyen principal d’y marcher ; toutefois, il y a aussi l’action directe de Dieu en nous par son Esprit.

 

1.15.10.2                    [Intelligence divine pour discerner le chemin selon Dieu]

 

Mais il y a de plus l’intelligence divine : [16:7] «Durant les nuits mes reins m’enseignent». La vie divine est une vie intelligente ; je ne sépare point cela de la grâce divine en nous, cependant c’est autre chose qu’un conseil donné par Dieu ; nous pouvons être remplis de la connaissance de sa volonté en toute sagesse et intelligence spirituelle (Col. 1:9-10). «Et pourquoi aussi», disait Jésus aux Pharisiens, «ne jugez-vous pas par vous-mêmes de ce qui est juste» [(Luc 12:57)] ? Ainsi, dégagés des influences extérieures, les pensées secrètes et les mouvements intimes du cœur enseignent ce qui est conforme au sentier de Dieu dans ce monde. Un homme doué d’intelligence spirituelle, discerne toutes choses. Il s’agit de l’opération intérieure de la vie (en nous c’est par la grâce) touchant les choses divines, et se manifestant par la connaissance du sentier divin, de ce qui est agréable à Dieu. En Christ cela existait d’une manière parfaite ; en nous, cela existe selon la mesure de notre spiritualité ; or, voici à quoi le chrétien doit être particulièrement attentif, c’est de ne point négliger ce qu’une vie divinement instruite lui suggère et lui fait conclure lorsqu’elle est dégagée de l’influence des circonstances environnantes. Cela peut paraître insensé, mais si l’on agit ainsi dans une humble dépendance de Dieu, il sera démontré, en fin de compte, que c’était sa sagesse. Du reste, l’intelligence divine se distinguera toujours d’une imagination exaltée.

 

1.15.10.3                    [Contrôle de la Parole sur la vie divine, opposée à une imagination exaltée]

 

D’abord, l’état de l’âme duquel je parle est tout l’opposé d’une imagination exaltée, car la prétention à une direction spirituelle spéciale n’est jamais humble ; puis le contrôle que la parole de Dieu exerce et qui gouverne la vie divine tout entière est là pour juger toute fausse prétention. La vie divine est toujours absolument assujettie à la Parole : Christ, qui était cette vie même, la Parole et la Sagesse, et précisément parce qu’il l’était, a toujours pleinement honoré la Parole écrite comme étant les directions et l’autorité de Dieu pour l’homme.

 

1.15.11[Ps. 16 v. 8 — Une marche parfaite par la foi ne regarde qu’à Dieu]

1.15.11.1                    [Regarder toujours et uniquement à Dieu pour une marche parfaite]

 

Cependant, en pratique, l’exercice de la vie divine ne se résume pas tout entier dans le fait qu’on est dirigé par Dieu ; elle ne regarde absolument qu’à Lui : [16:8] «Je me suis toujours proposé l’Éternel devant moi», dit Christ comme homme ici-bas ; aussi ne détournait-il jamais ses yeux de Lui. Nos cœurs doivent l’avouer ; pour eux c’est souvent le contraire. Quelle séparation de tout ce qui est mal, quelle puissance morale au milieu du monde, si nous étions constamment tels ! Rien de comparable ici-bas à la dignité d’un homme qui marche continuellement avec Dieu, et cependant rien n’est plus éloigné d’une chute, parce que cette marche est dans l’humilité ; l’humilité parfaite s’y trouve ; en la présence et dans la jouissance de Dieu on ne pourrait s’exalter soi-même ni même désirer de s’exalter : mais quelle absence du moi, quel renoncement de toute volonté, quel œil simple et, dans l’intention, quelle activité remarquable et sérieuse, quand le Seigneur est l’unique objet, le but unique ! Je dis : «le Seigneur», parce qu’il est le seul objet qui puisse dominer et sanctifier le cœur ; tout cède lorsqu’il s’agit de lui obéir ; quand le devoir et l’intention du cœur vont ensemble, et sont une seule et même chose, il remplit, à Lui seul, tout le cœur de lumière. Voilà ce que Jacques appelle «la loi parfaite de la liberté» [(Jac. 1:25)], parfaite obéissance, et néanmoins parfait propos arrêté du cœur, comme dit Jésus : «afin que le monde connaisse que j’aime le Père, et selon que le Père m’a commandé, ainsi je fais» [(Jean 14:31)]. Nous disons comme chrétiens : Christ est tout, et celui qui l’aime garde ses commandements.

 

1.15.11.2                    [Dieu ne fait jamais défaut à la foi qui ne regarde qu’à Lui]

 

[16:8] De même Jésus se proposait toujours l’Éternel devant Lui. C’est là la perfection de l’homme comme tel ; la constance et la pureté avec lesquelles nous agissons ainsi, sont la mesure de notre degré de spiritualité. Mais si Jésus s’est constamment proposé l’Éternel devant lui, assurément l’Éternel ne pouvait lui faire défaut, et il ne nous fera pas défaut non plus. Ayant marché de cette manière, Christ maintient les saints dans le même sentier que lui. «Je me suis toujours proposé l’Éternel devant moi ; parce qu’il est à ma droite, je ne serai pas ébranlé». C’est par la foi que l’on connaît cela. Dieu peut permettre que nous souffrions pour la justice : Christ a ainsi souffert ; que nous soyons mis à mort : Christ l’a été ; mais il ne peut laisser tomber à terre un seul cheveu de notre tête [(Luc 21:18)], il ne peut manquer de nous introduire dans la vie suivant le sentier dans lequel nous marchons ; néanmoins il est ici question de la confiance en l’Éternel Lui-même, de la foi, non point de la justice en l’Éternel, sujet du Psaume suivant. En marchant dans le sentier de l’homme suivant la volonté de Dieu et en ayant Dieu seul devant elle comme le but et l’objet qui sanctifie — la foi sait que Dieu est à sa droite. L’Éternel protégera ; comment et par quoi n’entre pas en question ; ce sera la protection de l’Éternel. Quelle force cela donne en traversant un monde où tout nous est hostile, et quelle puissance de sanctification nous y trouvons ! Il n’y a pas d’autre motif que l’Éternel, pas d’autre ressource que Lui ; hors de Lui aucune chose qui puisse répondre aux désirs du cœur, et en laquelle ce dernier veuille chercher son assurance.

 

1.15.11.3                    [Renoncement à tout en s’attendant uniquement à l’Éternel]

 

Aussi, quoi qu’il arrivât, Christ s’attendait patiemment à l’Éternel, sans chercher d’autre délivrance ; nous devons agir de même et voilà précisément ce qui rend la marche parfaite ; nous ne dévions ni d’un côté ni de l’autre pour nous faire le chemin plus facile. Cette pensée devient celle de notre Psaume : la mort était devant Christ. Comme Abraham, appelé à sacrifier son fils dans lequel les promesses devaient s’accomplir, Christ, vivant sur la terre, devait renoncer à toutes les promesses qui lui appartenaient à juste titre, et avec elles, il devait renoncer à la vie.

 

1.15.12[Ps. 16 v. 9-10 — Soins de l’Éternel envers Son saint, même jusque dans la mort]

 

Son affliction à cet égard, car il ressentait toutes choses d’une manière parfaite, est décrite dans le Psaume 102 ; mais, dans ce Psaume-ci, comme Abraham qui se confia en l’Éternel et reçut, en figure, Isaac d’entre les morts [(Héb. 11:19)], le Seigneur aussi, le chef et le consommateur de la foi, se confie parfaitement en l’Éternel, en vue de sa propre mort. [16:8] Il se proposait constamment l’Éternel devant lui ; l’Éternel était à sa droite, [16:9] c’est pourquoi son cœur se réjouissait et sa «gloire» tressaillait de joie ; sa chair habitait en assurance ; [16:10] car l’Éternel dans lequel il se confiait, n’abandonnerait pas son âme au shéol et ne permettrait pas que son bien-aimé, ou son Saint, vît la corruption. «Ton Saint» n’a pas ici le même sens que «les saints de la terre» [(16:3)] ; les saints sont ceux qui sont mis à part, consacrés à Dieu ; «Ton Saint» est celui qui marche pieusement, qui est agréable à Dieu, c’est Christ connu dans ce caractère ; le même nom lui est donné au Psaume 89:19 : «de ton Saint». Remarquons qu’il est dit : Ton Saint, celui qui appartient moralement à Dieu par la perfection de son caractère. Les chrétiens sont tels, mais pleins d’imperfections ; ils sont saints, mis à part pour Dieu, mais ils sont aussi les «élus de Dieu, saints et bien-aimés», et doivent marcher comme tels, revêtant le caractère de grâce selon lequel Christ marcha ici-bas [(Col. 3:12)]. La première partie de Colossiens 3 montre cette vie pleinement manifestée en nous ; Éphésiens 1:4, la montre en résultat dans sa perfection. Cette confiance de l’âme pieuse en la fidélité de l’Éternel, la conclusion de la foi que d’après cette nature il ne peut en être autrement, et la conscience d’être en relation avec Dieu comme objet de ses délices, tout cela est fort beau dans ce Psaume. Il n’est pas dit : «Tu me ressusciteras» ; mais, dans la pensée de Celui en qui habite la puissance de la vie, il est impossible que l’Éternel laisse au shéol, loin de Lui dans la mort, l’âme qui possède cette vie, et qu’Il abandonne à la corruption l’objet de ses délices.

 

1.15.13[Ps. 16 v. 11 — Vie parfaite pour Dieu manifestée dans le chemin de Christ ici-bas]

1.15.13.1                    [Chemin de la vie à travers la mort, à cause du péché]

 

Cette confiance et cette conclusion morales sont de toute beauté : «il n’était pas possible, dit Pierre, qu’il fût retenu par elle» [(Act. 2:24)] ; cela peut aussi comprendre sa personne, mais sa puissance ne saurait être séparée de cette grâce. [16:11] La même confiance, découlant de la vie, se manifeste en ce qu’il est certain que l’Éternel lui fera connaître le chemin de la vie. C’est ici la perfection de la foi par rapport à la vie, mais cette foi est en l’Éternel. «Tu me feras connaître le chemin de la vie», peut-être à travers la mort, car si Christ devait être parfait avec Dieu, c’est là que conduisait ce sentier, mais non point pour y rester, sans quoi ce sentier n’eût pas été celui de la vie. L’Éternel ne pouvait pas lui en indiquer d’autre. L’homme, en dépit des avertissements, avait pris le sentier de la mort, le sentier de sa propre volonté et de sa désobéissance ; mais Christ est survenu, l’homme obéissant. Il n’y avait pas de chemin pour l’homme dans le paradis, pas de chemin naturel de vie dans le désert du péché. L’homme n’avait pas la vie en lui-même ; quel chemin de la vie nouvelle et divine en l’homme pouvait-il donc y avoir pour l’homme, dans un monde de péché au milieu d’hommes déjà séparés de Dieu ? La loi, il est vrai, en avait proposé un, mais ce chemin-là n’avait servi qu’à manifester la corruption de la nature humaine, qu’à donner la connaissance du péché et le rendre excessivement pécheur [(Rom. 7:13)]. Christ qui avait la vie, aurait, sans aucun doute, pu garder ce chemin, et même il le garda parce qu’en Lui il n’y avait pas de péché ; en cela, toutefois, il était le seul dans ce chemin et complètement séparé de nous qui sommes pécheurs. Mais dans un sentier de foi, il pouvait s’associer à ceux qui étaient vivifiés par la Parole — confessant le péché, et non pas observateurs de la loi — jugeant tout mal, séparés des pécheurs par la grâce qui les vivifiait et, tout en n’étant pas du monde, suivant le sentier de la foi à travers le monde vers le résultat définitif de la vie divine, qui n’était pas sur la terre et ne pouvait être atteint qu’en passant par la mort de la chair. Christ n’avait en soi rien à juger, rien à confesser, rien à quoi ou pour quoi il eût dû mourir ; mais il pouvait marcher dans le sentier saint de la foi à travers le monde, sentier dans lequel eux-mêmes, étant renouvelés, devaient marcher ; toutefois, pour l’amour d’eux, ce chemin de sainteté était nécessairement la mort, car leur vie précédente avait été une vie de péché. Christ aurait pu demeurer seul, il aurait pu avoir douze légions d’anges [(Matt. 26:53)] et monter au ciel ; mais, je le dis avec révérence, quoique la chose eût été juste en ce qui le concerne, devenir homme dans ce but n’aurait pas eu de sens.

 

1.15.13.2                    [Sentier de Christ jusque dans la mort, chemin de la vie pour Dieu dans l’homme]

 

Non seulement Christ meurt pour nous (car la vie, non pas l’expiation, est le sujet de ce Psaume), mais s’étant proposé de nous accompagner, même de nous précéder, il parcourt ce sentier à travers la mort, afin d’en détruire pour nous le pouvoir, et il le parcourt seul. Comme il avait vaincu auparavant la puissance de Satan dans ce monde, de même il la détruisit dans la mort ; mais ce sentier, il le parcourut seul ; les disciples ne pouvaient pas l’y suivre, avant qu’il eût anéanti la puissance de Satan dans la mort : «Tu ne peux pas me suivre maintenant, mais tu me suivras plus tard» [(Jean 13:36)] ; ni la force de la volonté humaine, ni l’affection n’étaient suffisantes. Mais une fois mort au péché et fortifié par la force de Christ, Pierre, comme Jésus, put se laisser ceindre et conduire par un autre là où la nature ne voulait pas aller [(Jean 21:18)]. À partir du baptême de Jean, Christ se joignit à ces «saints qui sont sur la terre» [(16:3)], marcha dans ce chemin, parfaitement séparé du péché, et, seulement avec Dieu, faisant sa volonté, il fut l’exemple de ce chemin de la vie dans l’homme ; puis, étant mort au péché, Christ vit pour Dieu [(Rom. 6:10)], là où cette vie a son plein couronnement, où n’existe aucun mal. Christ agit ainsi par la foi tout le temps de son séjour terrestre, mais comme homme, en un monde séparé de Dieu et prenant la Parole pour son guide, vivant de toute parole qui sort de la bouche de Dieu [(Matt. 4:4)], comme aussi nous devons le faire. La résurrection a démontré la perfection d’une vie qui était constamment selon l’Esprit de sainteté. Mais maintenant Christ vit de cette vie, dans le lieu où elle a sa place propre, et c’est cela qu’il anticipe, quoiqu’à travers la mort, dans une vie qui n’a jamais discontinué : [16:11] «Ta face est un rassasiement de joie». Cette face, toujours l’objet de ses délices, est maintenant sa joie parfaite : «Il y a des plaisirs à ta droite pour toujours». La puissance divine l’a élevé à cette place de puissance et de faveur en témoignage du fait qu’il est parfaitement agréable à Dieu.

 

1.15.13.3                    [Manifestation de la vie à Dieu ici-bas, L’ayant comme seul objet]

 

Voilà la vie telle qu’elle est avec Dieu, la vie manifestée comme homme dans ce monde, s’associant aux saints de la terre et marchant dans le même sentier qu’eux (ce n’est pas Christ les unissant à Lui-même), la vie devant Dieu et regardant toujours à Lui, une vie que ni l’homme innocent, quoique sans péché, ni l’homme pécheur ne pouvaient connaître, une vie dont, en réalité, on ne devait pas vivre dans le Paradis et dont on ne pouvait pas vivre comme appartenant au monde, mais dont il vivait à Dieu à travers le monde, se proposant toujours l’Éternel devant soi comme son objet [(16:8)]. Telle est la vie que nous devons vivre. «Je suis crucifié avec Christ ; et je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi ; et ce que je vis maintenant dans la chair, je le vis dans la foi, la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi» [(Gal. 2:20)]. Christ, ce Psaume le montre, vécut de la vie de la foi et ne vécut jamais que de foi ; et ce fut là sa perfection. Dans ce monde, il n’y en a pas d’autre pour l’homme. C’est une vie qui n’a pour objet que le Seigneur Lui-même.

 

1.15.13.4                    [La vie nouvelle dans l’homme n’a rien dans ce monde, mais regarde à Dieu]

 

Chose merveilleuse — n’avoir pas un objet quelconque dans ce monde ; car autrement ce n’est pas la foi, mais la vue ou la convoitise. L’homme innocent n’avait pas d’objet, il jouissait en paix de la bonté de Dieu ; l’homme séparé de Dieu a beaucoup d’objets, mais tous ils détournent son cœur de Dieu et aboutissent à la mort. Moralement séparé de Dieu, il peut trouver la famine dans le pays ; mais Dieu n’est aucunement l’objet de son cœur. D’autre part, la vie nouvelle qui descend d’auprès du Père, regarde avec désir vers sa source et devient, en l’homme, cette nature qui tend vers Dieu ; qui a le Fils de Dieu pour objet, comme le dit Paul : «afin que je gagne Christ» [(Phil. 3:8)]. Cette vie n’a aucune part dans ce monde, et comme vie en l’homme, elle regarde à Dieu, s’appuie sur Dieu, sans chercher d’autre ressource ou soutien, obéit à Dieu et ne peut vivre que de foi. Mais c’est une vie d’homme, elle ne va pas jusqu’à Dieu. Dieu comme tel, est saint, juste, il est amour, mais ne peut évidemment vivre de foi, lui qui est l’objet de la foi. Cette vie n’est pas non plus précisément la vie des anges, quoiqu’ils soient saints, obéissants et pleins d’amour ; c’est la vie de l’homme vivant entièrement pour Dieu et en vue de Dieu dans un monde qui s’est détourné de Lui ; vivant ainsi en vue de Lui et par la foi ; car il ne s’agit pas seulement d’un service dans ce monde, que les anges aussi peuvent rendre ; mais, moralement, nous ne sommes pas du monde, puisque la vie est descendue du ciel : «Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde», dit Christ [(Jean 17:14)]. Toutefois, quant à notre place d’hommes nous sommes du monde, par conséquent nous devons vivre de manière à ne pas en être moralement. Objectivement nous sommes entièrement hors du monde ; nous avons affaire avec Dieu, sans quoi ce serait de l’idolâtrie.

 

1.15.13.5                    [Vie d’homme absolument pour Dieu et selon Lui]

 

Ainsi, tandis que cette vie est une vie d’homme et comme telle, rien de plus, cependant elle doit être absolument pour Dieu selon la nature de Dieu ; et ce en quoi elle vit, elle le vit à Dieu [(Rom. 6:10)]. Le Père qui est vivant avait envoyé Christ, et Christ vécut (dia ton Patera) à cause du Père ; ainsi il dit : «Celui qui me mangera, celui-là aussi vivra à cause de moi» [(Jean 6:57)]. Dieu est la mesure de la perfection de motif et, par conséquent, pour l’avenir, celle de la perfection de jouissance, et le cœur se moule entièrement sur Lui. Cette vie d’homme, Christ la vécut et l’acheva tout entière. C’est hors de cette vie que Satan cherchait à le faire sortir dans le désert, pour avoir une volonté à Lui en changeant les pierres en pain ; pour se défier de Dieu, en éprouvant si Dieu accomplirait ou non sa promesse ; et enfin pour avoir un objet : les royaumes du monde [(Matt. 4:1-10)]. Cette dernière chose aurait détruit la nature même de la vie, et Satan pleinement découvert est aussitôt chassé. Christ ne voulait pas quitter sa place d’homme dans la dépendance, l’obéissance et la confiance illimitée en l’Éternel. Son sentier ici-bas était avec les excellents de la terre, parfait dans la vie qui était descendue du ciel, mais dont il vivait sur la terre en regardant au ciel.

 

1.15.13.6                    [Nécessité de vivre de la vie de Christ]

 

Quels que soient les privilèges de notre union avec Christ, il est de toute importance que le chrétien vive dans la crainte de Dieu et dans la foi en Lui, selon la vie de Christ. Il ne s’agit pas de notre responsabilité humaine sans loi ou sous une loi comme fils d’Adam ; c’en est fait de nous sur ce terrain-là ; mais de la responsabilité de la vie nouvelle de la foi, étrangère et voyageuse ici-bas — d’une vie descendue du ciel. «Dieu nous a donné la vie éternelle et cette vie est dans son Fils ; celui qui a le Fils a la vie» [(1 Jean 5:11-12)] ; c’est une vie dont l’homme vit en traversant ce monde, mais qui est en dehors du monde quant à son objet — une vie de foi, qui trouve dans la face de Dieu un rassasiement de joie. Une vie d’homme, quoique parfaite pour Dieu et dans sa joie en Lui, ne va pas jusqu’à Dieu. Voilà ce que fut Christ, et bien plus que cela ; voilà aussi ce que nous sommes en tant que chrétiens ; seulement n’oublions pas que le développement de cette vie en nous n’est pas, comme dans ce Psaume, en rapport avec le nom de l’Éternel, mais avec la pleine révélation du Père et du Fils. [16:11] L’être béni qui vécut ainsi comme homme sur la terre, est maintenant assis comme homme à la droite de Dieu, où il y a des plaisirs pour toujours ; il est avec Celui dont la face est un rassasiement de joie. [16:10] Sa chair n’a pas vu la corruption et son âme n’a pas été abandonnée au shéol. En vue de la joie qui lui était proposée, il a méprisé la honte et enduré la croix, lui le chef et le consommateur de la foi [(Héb. 12:2)].

 

1.15.14[Contenu du psaume 16 : vie spirituelle intérieure de Christ, et la nôtre]

 

Le Psaume 16 nous a montré la vie spirituelle intérieure de Christ, par conséquent aussi la nôtre, aboutissant à la joie ineffable de la présence de Dieu.

 

1.16  Psaume 17

1.16.1    [Vie intègre dans la justice ici-bas, dépendant de Dieu dans toute la marche]

 

Le Psaume 17 considère cette vie au point de vue pratique ici-bas et en rapport avec les difficultés qu’elle rencontre au milieu des hommes opposés à ce qui est juste. L’état de l’âme est toujours caractérisé, comme au Psaume précédant, par une entière dépendance de Dieu, mais quant à son intégrité envers Lui, et en opposition à l’homme, elle peut faire appel à la justice. Toutefois, elle ne se venge point elle-même, mais s’en remet entièrement à Dieu, et elle recueille ainsi les fruits de ses voies en justice. Ne pas se venger soi-même, montrer la patience de la vie nouvelle au milieu du mal, regarder à Dieu et tout lui remettre — voilà le grand secret de la sagesse pratique. Cela suppose une marche intègre dans le sentier de la vie divine et ainsi la possibilité d’en appeler au jugement nécessaire de Dieu quant à cette marche, dans la connaissance de ce qu’il est et la confiance en Lui ; mais même alors on demande la délivrance, non point la vengeance ; on demande seulement que les plans des iniques soient déjoués. Si nous n’avons pas marché d’une manière intègre, la confiance en Dieu est encore notre vraie place ; il épargne et restaure en grâce, car il est abondant en miséricorde. Mais ce point-là, quoique d’autres Psaumes s’en occupent, n’est pas le sujet de celui-ci. Ici la chose dont il est question, c’est la vie intègre à laquelle Dieu a égard et qu’il défend contre les hommes de ce monde ; car il s’agit de Christ et des chrétiens, pour autant qu’ils vivent de la vie de Christ, quoique l’application directe de ce Psaume soit, comme toujours, à Christ et au Résidu. [17:1] L’Éternel écoute les justes et prête l’oreille à la requête qui ne s’élève pas de lèvres trompeuses.

 

1.16.2    [Ps. 17 v. 1-5 — Caractères de la vie pratique dépendante de Dieu]

1.16.2.1   [Confiance en Dieu à cause de la justice, sans désir de vengeance]

 

Remarquons que, dans ce Psaume, la vie de Christ est présentée comme devant rencontrer et rencontrant dans le monde, l’opposition et l’hostilité des hommes du monde. Nous avons vu comment cette vie, associée aux excellents de la terre [(16:3)], était séparée de la terre, la traversant comme étrangère, quoique y habitant humainement ; mais — et cela prouve que le cœur n’a toujours que l’Éternel seul pour objet — la foi sait que les hommes de ce monde servent à éprouver le cœur et, pour ce qui nous concerne, à nous garder étrangers dans ce monde, auquel nous sommes sans cesse en danger de nous mêler. Toutefois Dieu délivre de ces hommes-là. Pour des raisons infiniment précieuses, Christ ne fut pas délivré, aussi se livrait-il volontairement. Le cœur a ici le sentiment de son intégrité et compte par conséquent sur la délivrance ; mais il n’y a aucun esprit de vengeance. C’est l’Esprit de Christ Lui-même, plus élevé par conséquent que l’esprit du Résidu, et bien plutôt l’esprit chrétien. Il y a la conscience de la justice et de l’intégrité, mais une entière dépendance du Seigneur à ce sujet, non pas pour ce qui concerne la justification — il ne s’agit pas de cela ici — mais pour ce qui concerne la confiance. «Je n’ai rien sur ma conscience», dit Paul, «mais par là je ne suis pas justifié» [(1 Cor. 4:4)] ; «si notre cœur ne nous condamne pas, nous avons de l’assurance envers Dieu» [(1 Jean 3:21)]. Jésus dit : «Le Père ne m’a pas laissé seul, parce que moi je fais toujours les choses qui lui plaisent» [(Jean 8:29)]. Il y a conscience de justice et confiance en Dieu ; [17:1] le cœur en appelle à Lui à cause de la justice. Tout cela est juste, c’est une juste appréciation de Dieu, que d’avoir la confiance qu’il ne veut et ne peut pas être inconséquent avec Lui-même. Mêler à cette pensée un désir de vengeance, c’est en déchoir.

 

1.16.2.2   [Ps. 17 v. 3-5 — Autres caractères de cette vie intègre avec Dieu, comme celle de Christ]

 

Voici d’autres traits qui caractérisent cette vie consciente : Non seulement c’est une marche intègre, mais aussi un cœur éprouvé, dont les mouvements secrets sont seuls avec Dieu. Lorsque les reins enseignent [(16:7)], [17:3] Dieu sonde, mais il ne trouve rien. Absolument vrai de Christ, cela est aussi vrai du chrétien quant au propos arrêté de son cœur et pour autant qu’il ne garde rien, qu’il ne cache rien à Dieu ; cela peut arriver même après une chute, mais alors dans une entière et profonde humiliation : «Tu connais toutes choses, tu sais que je t’aime» [(Jean 21:17)]. Même chose en Job, qui tenait ferme la conscience de son intégrité et non pas celle de ne pas avoir failli. Les errements de la nature humaine devaient être réprimés et jugés, et il ne put le faire qu’après s’être humilié en la présence de Dieu. Dieu rend témoignage à Job qu’il s’était pendant longtemps maintenu intègre sous tous les rapports [(Job 2:3)] ; il agissait comme devant Dieu en toute occasion, sans toutefois se connaître lui-même comme il le fallait. Christ a toujours marché de cette manière, et son cœur étant mis à l’épreuve, il ne s’y trouva jamais autre chose que de l’intégrité envers Dieu. De plus il avait un dessein arrêté, sa pensée n’allait pas au-delà de sa parole. Il était un homme parfait, comme le dit Jacques [(Jac. 3:2)]. [17:4] Ensuite, à l’égard des actions des hommes — car il marcha comme un homme dans ce monde — la parole de Dieu était sa règle absolue ; c’est par elle qu’il s’est gardé des voies de l’homme violent. [17:5] Or il n’y a point d’orgueil, mais une entière dépendance de l’Éternel dans le droit sentier : «Quand tu soutiens mes pas dans tes sentiers, mes pieds ne chancellent point». Telle fut la vie pratique de Christ dans ce monde ; c’étaient là sa vie et sa marche en elles-mêmes.

 

1.16.3    [Ps. 17 v. 6-15 — Vie s’attendant à Dieu face à l’opposition des méchants]

1.16.3.1   [Marche par la foi avec le cœur rempli de Christ, même dans l’épreuve]

 

Dans ce qui suit, à partir du verset 6, cette vie intègre est présentée comme s’attendant à Dieu, en face de l’opposition et de l’hostilité qu’elle rencontre de la part des méchants. La bonté et l’amour de l’Éternel sont pour le fidèle l’unique appui en présence de l’ennemi ; c’est encore la perfection. Le sentier de Christ était avec Dieu : point de concession pour être épargné, en plaisant aux hommes ; aucune plainte de ne pas avoir sa portion ici-bas ; il voit sans envie le succès et la prospérité des hommes de ce monde [(17:14)]. La foi pleinement mise à l’épreuve reste la foi. Si nous avons confiance en Dieu et qu’il soit notre portion, nous avons courage pour marcher dans son sentier et ne pas trouver de satisfaction pour la nature ; mais c’est de la foi. Autrement on désirera, en quelque manière, ce qui pourrait satisfaire le cœur naturel, et on risquera de céder, afin d’obtenir ce que la nature demande et que le monde donne — pas autre chose, après tout, que des gousses périssables [(Luc 15:16)]. Toutefois le cœur de l’homme a besoin de quelque chose : s’il a le Seigneur, cela suffit, mais cela le met à l’épreuve. Nous trouvons dans ce Psaume la perfection quant au cœur et quant au sentier dans ce monde. Le grand secret c’est d’avoir le cœur rempli de Christ et d’être ainsi dans le chemin de la volonté de Dieu. Alors il n’y a plus de place pour une volonté et des actes qui font la guerre à l’âme [(1 Pier. 2:11)], et desquels le moi est toujours le centre, comme Christ est le centre du cœur qui marche par la foi ; [17:15] alors l’âme a devant elle comme résultat béni «sa face en justice». Remarquez ces mots : en justice ; ce n’est point la joie absolue en Dieu dont parle le Psaume 16, mais la justice qui procure la joie en la présence de Dieu à ceux qui ont souffert pour elle et à cause d’elle ici-bas, dans les sentiers de Dieu, au milieu d’un monde hostile, en renonçant à eux-mêmes. «Dieu n’est pas injuste pour oublier» [(Héb. 6:10)].

 

1.16.3.2   [La fidélité à Dieu conduit à la gloire et à la présence divine en justice]

 

«C’est une chose juste devant Dieu qu’il vous donne du repos avec nous» [(2 Thess. 1:6-7)]. Le cœur aussi est satisfait, non pas ici précisément de ce que Dieu est, mais de ce que nous sommes. [17:15] «Quand je serai réveillé, je serai rassasié de ton image». Ainsi, «nous lui serons semblables, car nous le verrons comme il est» [(1 Jean 3:2)]. Nous sommes «prédestinés à être conformes à l’image de son Fils, pour qu’il soit premier-né entre plusieurs frères» [(Rom. 8:29)]. Prendre de saintes délices en Dieu, se proposer toujours Dieu devant soi, conduit à des délices parfaites et à une parfaite joie en Lui, lors de leur plein accomplissement en sa présence. La fidélité à Dieu, intérieure et extérieure, au milieu d’un monde qui nous est hostile et peut-être nous persécute, aboutit à une juste récompense de gloire et à la présence de Dieu en justice. Ces deux choses sont parfaites en Christ, et par Christ elles sont la portion des saints.

 

1.16.3.3   [Juste délivrance de la main des méchants attendue, dans le sentier de Christ]

 

Les versets 7 et 11 contiennent une application générale à ceux qui sont associés à Christ ; mais, quoique applicable au résidu, ce Psaume montre la propre perfection de Christ, et ainsi celle du chrétien : le Psaume 17 s’occupe de la délivrance attendue, tandis qu’au 16 il s’agissait du passage parfait de la vie avec Dieu à travers la mort, jusqu’à la plénitude de joie en Lui dans sa présence. [17:14] Ici, au contraire, il est fait appel à une juste délivrance d’entre les mains des hommes ; et c’est ce qu’il est aussi permis aux chrétiens de désirer, quoiqu’ils puissent être honorés du martyre selon le modèle des souffrances de Christ : «le Seigneur me délivrera de toute mauvaise œuvre et me conservera pour son royaume céleste», dit l’apôtre [(2 Tim. 4:18)]. Comme marchant dans le sentier de la justice, et comme opposée à toutes les machinations des méchants, l’âme peut entièrement compter sur Dieu. Celui qui marche ainsi, Dieu le délivre par sa droite. S’il a failli, il peut avoir la confiance d’être restauré. Mais il y a un sentier de justice tracé par Christ ici-bas en un monde de péché ; il nous a laissé les traces bénies de ses pas et le témoignage des mouvements de son cœur, afin que nous y marchions et que nous en vivions.

 

1.17  Psaume 18

1.17.1    [Cri à Dieu dans les souffrances, et délivrance de l’Éternel qui a entendu]

 

Le Psaume 18 est du plus profond intérêt, car il présente les souffrances de Christ, comme centre de toutes les délivrances d’Israël. Son cri du milieu de la souffrance a appelé sur ce peuple toute la faveur de Dieu en puissance. Aussi, pour cette raison même, ai-je peu de chose à dire touchant l’application de ce Psaume aux chrétiens. Le grand et précieux principe qu’il développe, [18:6] c’est le cri au Dieu dans lequel on se confie au milieu de la détresse, cri qu’Il a sûrement entendu. Ici, comme en d’autres cas, Christ nous apparaît comme exemple : «Cet affligé a crié, et l’Éternel l’a entendu» [(34:6)]. Seulement il ne s’agit pas, comme au Psaume 34, de la tendre commisération de Dieu envers l’affligé souffrant, mais de l’intérêt que l’Éternel prend à un Christ souffrant qui a marché dans une parfaite obéissance à la loi. [18:2] Ce Psaume est un chant de louange à cause de l’exaucement, l’Éternel s’étant fait connaître comme un «rocher» et «Celui qui délivre» ; mais, comme je l’ai fait souvent remarquer, ces premiers versets expriment le résultat ; puis nous trouvons le détail de ce qui conduit à ce résultat.

 

1.17.2    [Célébration du nom de l’Éternel qui a répondu dans la détresse, sur la terre]

 

«Je crierai à l’Éternel» (v. 3), car c’est son nom, son nom seul, à Lui, le Dieu de son peuple, qui inspire la confiance. C’est son nom qui est célébré ; mais le motif de toutes ces louanges, c’est la réponse de Dieu au cri dirigé vers Lui dans la détresse au milieu des ennemis et dans les angoisses de la mort. [18:6] Dans cette détresse, «de son temple» l’Éternel a entendu ; ainsi le temple de l’Éternel se trouve associé avec la terre, avec la délivrance et le triomphe terrestres. Une autre chose encore, et du plus haut intérêt, établit ce rapport : l’obéissance à la loi, comme motif pour être exaucé au jour de la détresse (v. 20-26).

 

1.17.3    [Délivrance amenée par l’obéissance et la dépendance de Christ]

1.17.3.1   [Bénédiction céleste anticipée par les Ps. 16 et 17]

 

L’obéissance parfaite du Messie, ici-bas, et sa dépendance de l’Éternel, quand dans la détresse il criait à Lui, furent cause de sa délivrance et de son triomphe terrestres. Les deux Psaumes précédents anticipent la bénédiction céleste, quoique le 17 s’occupe aussi de la confusion qui en résultera pour les ennemis de Christ ; l’espérance proposée est céleste ; la justice n’est pas une justice légale. Le premier de ces deux Psaumes montre un cœur qui se repose en l’Éternel ; le second, un cœur en règle avec Dieu, dans ce monde, et attendant la justice.

 

1.17.3.2   [Obéissance et dépendance dans la détresse, puis délivrance et triomphe]

 

[18:22] Le Psaume 18 parle de l’obéissance aux statuts de l’Éternel, [18:6] du cri dans la détresse, [18:4] jusqu’aux douleurs de la mort ; puis de la délivrance et du triomphe terrestres, comme résultat de la justice légale de Christ, lorsqu’Il est dans la détresse, [18:17] entouré des flots de son puissant ennemi [18:4] et des torrents de Bélial.

 

1.17.3.3   [Détresse venant de l’homme et de la mort, et gouvernement de Dieu selon la justice]

 

Remarquons bien qu’il s’agit ici de la puissance des hommes et de la mort ; du cri que, dans ces circonstances, il jette devant Dieu, et non point de la main de Dieu, appesantie sur Christ souffrant pour le péché. La justice légale du Messie et sa détresse ont pour résultat le triomphe terrestre et la suprématie de David et de sa postérité. C’est le gouvernement de Dieu, ayant égard à la justice sur la terre, qui en Christ était parfaite (v. 25, 26). Mais cela, pleinement accompli lorsque les ennemis de Christ seront mis sous ses pieds, ne l’est pas encore maintenant, parce que Dieu prépare ses saints pour une demeure et une joie célestes, et que, pendant toute la durée de l’épreuve du premier Adam, Il leur montre, par diverses afflictions, que leur repos n’est pas ici-bas.

 

1.17.4    [Enseignements du psaume pour nous]

1.17.4.1   [Intérêt et sympathie de Dieu même dans la détresse, qui donnent confiance]

 

Néanmoins ce Psaume contient aussi des enseignements précieux pour toute âme. En souffrant à cause de la justice, on peut sûrement compter sur Dieu. De plus, nous voyons ici, d’une manière bien douce, son intérêt et sa sympathie, éveillant en nous les plus précieuses affections. Le Seigneur entend notre cri dans la détresse ; au fort même de l’angoisse, nous pouvons avoir confiance, et les choses qui sembleraient devoir exclure cette confiance, en sont précisément l’occasion.

 

1.17.4.2   [Invoquer le Seigneur dans la détresse, pour être délivré et Le connaître]

 

Ce Psaume nous enseigne à invoquer le Seigneur dans l’affliction, quelle qu’en soit la cause ; ainsi, non seulement nous savons que nous serons délivrés, mais nous apprenons aussi à connaître le Seigneur, dans sa sympathie, sa tendresse, son intérêt pour nous. [18:1] J’aime l’Éternel, dit-il ; ou plutôt son cœur s’adresse à Dieu Lui-même ; [18:2] puis il pense à tout ce que Dieu est pour nous : «Éternel, mon rocher, et mon lieu fort, et celui qui me délivre ! Mon Dieu, mon rocher, en qui je me confie, mon bouclier et la corne de mon salut, ma haute retraite !». Le cœur s’élargit, en pensant à ce que Dieu a été pour nous. Tel il est, en vérité ! Quoique nos délivrances puissent ne pas être exactement de celles qui sont racontées dans ce Psaume, toutefois nous nous trouvons souvent au milieu de difficultés et d’afflictions ; alors, en criant au Seigneur, la délivrance arrive.

 

1.17.4.3   [Attrait du cœur pour Dieu connu dans Sa sympathie et Sa compassion]

 

Remarquons, en outre, que les voies du Seigneur envers nous, aussi bien que son salut éternel, éveillent en nos cœurs de saintes affections, des affections confiantes, de la piété ; non seulement des louanges, parce qu’Il nous a rachetés pour toujours, mais encore la connaissance journalière de sa sympathie et de sa tendre compassion. Il ne peut supporter de nous voir souffrir, à moins que cela ne soit nécessaire, et il y a telle épreuve qui suscite de l’amour pour Lui : «Éphraïm m’est-il un fils précieux ? Car depuis que j’ai parlé contre lui, je me souviens de lui encore constamment» [(Jér. 31:20)]. Alors, il est vrai, Dieu se souvenait d’Éphraïm, quand il était sous le châtiment, tandis qu’ici nous avons la souffrance au milieu d’une marche intègre ; mais, au fond, il y a de l’intégrité dans le chrétien, aussi bien qu’en Christ ; par conséquent, il peut crier à Dieu dans cette détresse. Toutefois, au Psaume 18, c’est le cri d’un cœur saint et calme, se confiant en Dieu et trouvant dans sa fidélité de riches résultats ; le cœur est attiré vers Dieu Lui-même.

 

1.18  Psaume 19

1.18.1    [Ps. 16-18 présentant Christ — Ps. 19-21 montrant les témoignages donnés au résidu]

 

Dans les Psaumes 16, 17, 18, nous avons trouvé Christ lui-même ; sa position personnelle, la joie qui Lui est proposée dans le ciel, et son triomphe final sur la terre, comme y ayant souffert, Lui, le juste sous la loi. Les trois Psaumes suivants nous montrent le résidu pieux contemplant les divers témoignages présentés à la responsabilité de l’homme. Je ferai quelques remarques sur chacun de ces Psaumes.

 

1.18.2    [Ps. 19 v. 1-6 — Témoignage de la création, universel pour tous les hommes]

 

Nous avons, en premier lieu (Ps. 19), le témoignage de la création ; [19:1] particulièrement celui des cieux, car la terre, donnée à l’homme, a été corrompue. Remarquons qu’il est parlé ici non pas de l’Éternel, mais de Dieu, de l’espérance en Dieu comme tel. [19:4] C’est pourquoi l’homme pieux voit que le témoignage s’étend par toute la terre et que les Gentils sont l’objet du témoignage de Dieu. C’est un point fort important, que les Juifs auraient dû comprendre. Paul, qui le comprenait par le Saint Esprit, leur citait le Psaume 19 dans ce but, n’insistant pas sur ce qu’était ce témoignage, mais sur le fait qu’il parvenait en tous pays, jusqu’au bout du monde [(Rom. 10:18)]. L’homme pieux peut se réjouir de ce témoignage rendu à la gloire de son Dieu ; mais il en voit aussi l’étendue ; il en comprend le caractère universel ; il sait que c’est à Dieu que ce témoignage est rendu. Telle sera aussi la pensée du résidu dans les derniers jours (Ps. 148).

 

1.18.3    [Ps. 19 v. 7-11 — Témoignage de la loi de Dieu et effets dans le fidèle]

1.18.3.1   [Excellence de la loi divine, témoignage à la conscience, touchant l’âme et le cœur]

 

[19:7] Toutefois, l’homme pieux connaît aussi, par expérience, l’excellence de la loi divine ; et quoique, pour Israël, cette loi fût, il va sans dire, celle que Moïse lui avait donnée, nous devons l’entendre ici comme le témoignage de la Parole de Dieu à la conscience. Je dis «à la conscience», parce que nous n’avons pas ici la révélation des richesses de la grâce, ou la manifestation de la personne de Christ et des voies de Dieu en Lui, mais bien le témoignage de la Parole de Dieu concernant l’homme, et pour la conscience de l’homme, même quand il est pris dans un sens tout à fait général. Il n’est pas dit en cet endroit : la loi de Dieu, mais : «la loi de l’Éternel» : d’un Dieu connu selon sa relation d’alliance. Sa loi est donnée à son peuple, à ses serviteurs ; elle est parfaite ; elle exprime exactement la pensée de Dieu, touchant ce que l’homme devrait être devant Dieu, selon sa volonté, maintenant que le mal est connu. Or, telle n’est point la pensée de l’homme, même lorsqu’il prend plaisir en la loi de Dieu ; c’est pourquoi l’âme est restaurée par elle. On a la conscience de cet effet ; car l’âme qui possède la vie, apprécie la loi de Dieu lorsque celle-ci est révélée (quoiqu’elle puisse l’avoir perdue de vue) ; l’âme est sensible, d’une manière vivante, à la vérité de cette loi. Comme parole de Dieu, elle a une puissance vivante pour celui qui vit ; [19:8] lorsqu’on ne la perd pas de vue, elle éclaire et dirige. Elle est pure et fait que les yeux voient ; elle nous fait voir clair, quand nos cœurs et notre vie spirituelle sont obscurcis. Notre Psaume met cela en connexion avec l’état du cœur. Le fidèle s’en rapporte non seulement à la loi, mais au Seigneur Lui-même ; [19:9] on trouve, dans sa conscience, l’effet du sentiment de la présence de Dieu, la crainte du Seigneur. Dieu est introduit dans chaque circonstance ; le cœur s’en rapporte à Lui et à son jugement sur toute chose. Ces choses sont pures, aucune tache ne saurait y rester ; c’est là un principe éternel, parce qu’il dépend de la nature même de Dieu. De plus, les actes et les voies de Dieu en tant qu’exprimés (car le mot «jugements» comprend aussi bien son appréciation que ses jugements exécutés, quand il montre son jugement par ses châtiments), puis en outre et généralement parlant, tous les jugements qu’il porte, de quelque manière qu’Il les manifeste, ne sont que vérité et se trouvent parfaitement justes. [19:10] Non seulement cela, ils sont, pour les fidèles, plus désirables que l’or et plus doux que le miel ; car, chose infiniment douce et précieuse pour les saints, ils sont l’expression de la pensée de Dieu.

 

1.18.3.2   [Ps. 19 v. 11 — Chemin divin au milieu du mal, et bénédiction en le suivant]

 

En outre, le cœur se trouve au milieu de dangers et de tendances humaines qui l’éloignent du Seigneur ; alors les jugements qu’Il porte sur toute conduite humaine, nous servent d’avertissement ; car la joie de la parole et, pour le chrétien, la joie du ciel, ne sont point suffisantes : nous avons besoin de la sagesse et de la prudence, capables d’indiquer, dans la confusion du mal, un sentier divin qui nous guide hors de l’atteinte du mal qui est dans ce monde. Ici même, la parole de Dieu nous atteint. [19:11] Dans l’observation de ses jugements, il y a une grande récompense, une bénédiction réelle ici-bas, et la paix du cœur ; l’âme est heureuse avec Dieu, elle traverse le monde en paix ; le cœur du chrétien est ainsi entièrement libre pour servir les autres.

 

1.18.4    [Ps. 19 v. 12-13 — Jugement du cœur par la Parole, et purification des péchés]

 

Remarquez qu’il ne s’agit pas seulement de ce que la loi est, mais de ce que le cœur sait qu’elle est : [19:11] le serviteur de l’Éternel est éclairé (ou averti) par elle. On y trouve ses délices, selon la nouvelle nature, et la conscience d’une relation avec Dieu (car nous sommes serviteurs de Dieu, bien que nous ayons avec Lui d’autres relations plus élevées, plus intimes et plus glorieuses). [19:12] Cependant cette confiance et cette proximité ont pour résultat de faire éprouver le besoin de se connaître soi-même complètement, et de se défier de soi. «Qui est-ce qui comprend ses erreurs ? Purifie-moi de mes fautes cachées». Quoique trouvant mes délices en la Parole et l’appréciant, lorsque j’y pense, il se peut qu’en bien des choses je n’aie pas jugé mon propre cœur, ou que je ne sois pas moralement capable de le sonder, de manière à le juger selon la perfection de la Parole. Il y a effectivement des progrès dans le jugement spirituel. Mais, avec de l’intégrité et de la confiance en Dieu, on Lui demande d’être purifié des fautes cachées [19:13] et d’être gardé des actions commises avec fierté, de celles qu’on commet en le méprisant ouvertement. Alors on sera pur, gardé près de Dieu, et l’on ne se détournera pas vers les idoles et la vanité. Des péchés peu apparents qu’on néglige, de la confiance en soi qu’on n’a pas jugée, conduisent à l’oubli de Dieu et au reniement de sa vérité. Je ne parle pas ici de notre sécurité, par la grâce, mais du chemin où conduisent ces fautes-là.

 

1.18.5    [Ps. 19 v. 14 — Vrai désir du cœur, recherchant le bien avec Dieu]

 

Enfin, le désir vrai du cœur est indiqué au verset 14 : «Que les paroles de ma bouche et la méditation de mon cœur soient agréables devant toi, ô l’Éternel !». La preuve véritable d’une vie pieuse, c’est la recherche du bien, intérieurement, quand on est en la présence de Dieu seul ; la recherche du bien avec Dieu, non pas devant les hommes, ou pour qu’ils en aient connaissance ; sans même parler de l’hypocrisie, j’entends ici une marche avec Dieu. Finalement, nous voyons que la vraie intégrité reconnaît Dieu pour son rocher et son Rédempteur, car il est impossible qu’on soit avec Lui, dans l’intelligence que nous donne une vie nouvelle, sans avoir le sentiment qu’on a besoin de Lui sous ces deux aspects.

 

1.19  Psaumes 20-21

1.19.1    [Christ comme témoignage, dans Ses afflictions ici-bas et Son lien avec l’Éternel]

 

Dans les Psaumes 20 et 21, comme nous l’avons déjà dit, nous trouvons le troisième témoignage présenté à la responsabilité humaine ; ce témoignage, c’est Christ. Mais il y a ici encore un autre sujet, digne de notre attention ; le Psaume 20 nous montre le profond intérêt que le cœur trouve à considérer le Témoin fidèle, au milieu de ses afflictions. Cette idée est présentée sous une forme juive, sans doute ; mais, comme ailleurs, la substance en est vraie pour nous aussi. C’est encore la confiance en l’Éternel, qui caractérise le sentiment de celui qui parle, [20:1] car le Dieu de Jacob occupe sa pensée ; la foi en Lui se base sur cette relation. Cependant le Messie est contemplé au milieu des épreuves et des difficultés de sa vie terrestre, ne marchant que dans la piété envers l’Éternel et dans sa dépendance. Rien ne saurait mieux que cela caractériser Christ comme homme. [20:6] L’Oint de l’Éternel est délivré et exaucé ; le cœur du fidèle est plongé, tout entier, dans cette pensée. Toutefois le résidu voit plus loin que cela (Israël aurait dû le voir aussi). [21:4] Il voit (Psaume 21) l’Oint de l’Éternel qui avait demandé la vie, recevant en réponse à sa demande un glorieux prolongement de jours à perpétuité ; une vie, dans la lumière immédiate de la face de Dieu, [21:6] qui le remplit de joie. [21:8] Puis, après cela, sa main trouvant tous ses ennemis, [21:10] et les faisant périr. Cependant, ici encore (comme dans Jean 17, où nous voyons en même temps qu’il est un avec le Père), le Messie reçoit toutes choses de l’Éternel, comme homme, et c’est ainsi qu’Il est envisagé par les fidèles. Pierre le présente de la même manière. Son privilège, c’est la faveur de l’Éternel ; sa piété, la confiance en l’Éternel. Ce lien entre Lui et l’Éternel occupe le cœur des fidèles qui sont ainsi profondément attachés au Messie ; or c’est là, effectivement, ce qui caractérisait Christ, qui ne cherchait, en rien, sa propre gloire, mais uniquement celle de son Père. Aussi l’Éternel s’associe entièrement à Lui (Psaume 21:9) ; et, de son côté, le fidèle en fait de même. [21:13] Comme le Messie est exalté par l’Éternel, en dépit de ses ennemis, de même aussi l’Éternel, en faisant cela, est exalté dans sa gloire. De là vient que le Résidu, ayant les mêmes intérêts, chante et célèbre le pouvoir de l’Éternel (v. 13).

 

1.19.2    [Révélation de Christ et de Ses caractères comme Fils de Dieu, au-delà du Messie]

 

Cet enchaînement des intérêts des fidèles, ce lien profond de leur cœur au Messie, Messie et l’Éternel, caractérise leur piété ; il est plein de beauté et d’intérêt. Toutefois, pendant sa vie, Christ n’a jamais pris ce titre vis-à-vis de ses disciples, parce qu’Il voulait leur enseigner plus que cela. Il était le Fils de l’homme et parlait de Son Père, comme étant Lui-même le Fils de Dieu : «Mon Père, disait-il aux Juifs, duquel vous dites qu’il est votre Dieu». Il possédait toutes les qualités morales de Messie, Fils de Dieu ; mais il voulait détacher ses disciples des relations terrestres, pour les faire participer à des relations plus élevées et célestes. C’est la différence qu’il ne faut jamais oublier de faire, toutes les fois que nous nous occupons des Psaumes. Nous contemplons, avec un profond intérêt, les afflictions et les souffrances de Christ, mais d’un point de vue plus élevé. Ce qui nous occupe, ce n’est pas le contraste entre la place officielle de Christ et son humiliation, mais l’amour divin et parfait, par lequel il s’est anéanti Lui-même, pour descendre sur la terre, prenant la forme d’esclave, étant fait à la ressemblance des hommes [(Phil. 2:7)], et traversant dans un but d’amour toutes les épreuves et les douleurs d’un monde de douleurs. Dans tout cela, nous voyons sa gloire. La vérité est enseignée d’une manière bien plus profonde, dans le Nouveau Testament. Toutefois la manière dont Christ nous est présenté, dans les Psaumes, comme le vrai homme dépendant de Dieu, et sa piété, dans cette dépendance, sont très instructives pour nous qui pouvons y ajouter cette vérité plus profonde, en suite de la révélation du Fils de Dieu. On voit, en elle, la parole de vie.

 

1.20  Psaume 22

1.20.1    [Sentiments et pensées de Christ dans Sa piété, lors de l’introduction de la grâce]

 

En commentant le Psaume 22, nous n’avons pas à développer ici la doctrine précieuse qu’il contient : l’introduction, sur une base toute nouvelle, c’est-à-dire la rédemption et la mort de Christ, de la grâce qui, s’élevant au-dessus de la responsabilité humaine, a mis fin, pour toujours, à celle-ci. Nous continuerons à nous occuper des sentiments et des pensées de Christ, car la piété, décrite dans cette partie des Psaumes, est la piété de Christ Lui-même. Rien, au reste, de plus instructif, de plus sanctifiant et qui soit plus propre à donner de la profondeur à notre piété !

Tel sera donc maintenant notre sujet. Que le Seigneur nous donne de fouler ce terrain avec toute révérence !

 

1.20.2    [Ps. 22 v. 1-19 — Souffrances et angoisses donnant occasion au cri de Christ]

1.20.2.1   [Souffrances de Christ à la croix, regardant à Dieu malgré tout]

 

[22:1] Nous trouvons ici ce qui donna occasion au cri suprême du Sauveur, cri qui ne pouvait être exaucé, avant qu’Il eût bu, jusqu’à la lie, le calice de douleur. Il décrit toutes ses angoisses ; elles grandissent, elles sont à leur comble. La violence, une violence furieuse et sans frein l’entoure ; [22:12] ce sont des taureaux de Basan, [22:13] des lions déchirants et rugissants : mais ce n’était pas la résistance hautaine de l’homme qu’il leur opposait ; il faut qu’il subisse, qu’il sente tout cela dans l’humble soumission de sa nature ; qu’il connaisse la faiblesse — mais jamais le péché, de la nature humaine, sauf en le portant pour l’ôter. [22:14] Il est répandu comme de l’eau, tous ses os se déjoignent ; son cœur est comme de la cire, s’étant fondu au-dedans de ses entrailles ; [22:15] sa vigueur est desséchée comme un têt, sa langue est attachée à son palais. Toutefois, il ne s’arrête pas ici à des causes secondes, et aussi ne le pourrait-il pas. Il est dans la poussière de la mort ; mais c’est l’Éternel qui l’y a mis. Il s’agit ici de son état, de la poussière de la mort ; mais il regarde à la vraie source de tout, aux pensées et aux conseils de l’Éternel. Agir ainsi, percevoir moralement avec une sensibilité parfaite le caractère des ennemis qui sont les instruments de nos souffrances ; mais regarder à travers tout à la sagesse, à la volonté et aux voies de Dieu, regarder à Dieu Lui-même, fidèle dans ses relations avec nous et source réelle de toutes choses, voilà, à cet égard, la perfection. Mais outre la violence, qui, comme instrument, avait mis dans la poussière de la mort le Sauveur débonnaire, n’offrant aucune résistance, muet comme un agneau devant celui qui le tond [(És. 53:7)] ; outre les moqueries et les mauvais traitements que cette violence accumulait sur Celui dont la seule présence fit reculer et tomber par terre tous ses ennemis ; il y avait encore la manifestation du caractère des hommes, au pouvoir desquels il se trouvait, après s’être livré Lui-même. [22:16] «Des chiens l’environnaient», des créatures sans cœur et sans conscience, sans honte et sans entrailles, dont le plaisir consistait dans la honte d’un autre, insultant celui qui ne leur résistait pas [(Jac. 5:6)], outrageant le juste. Ils étaient aussi pervers que violents ; [22:17] ils le contemplaient, ils le regardaient. [22:18] Dépouillé de ses vêtements, exposé aux regards endurcis de ceux qui jouissaient de leur iniquité et de sa honte, combien le Sauveur n’a-t-il pas dû sentir l’ignominie et la lâcheté de leurs insultes ! Ils s’amusent à partager entre eux ses vêtements ; ils jettent le sort sur la robe de l’innocent. Pas un regard de pitié ; personne pour secourir ! Quelle détresse ! [22:19] Il regarde à l’Éternel, il le supplie de ne pas s’éloigner de lui ; et si lui n’a pas de force, il supplie l’Éternel, sa force, de venir à son aide.

 

1.20.2.2   [Pas de délivrance pour Christ, même en regardant à l’Éternel]

 

Ici, nous touchons au moment suprême de cette heure solennelle. Quand, du côté des hommes, il est à l’extrémité, et qu’il ne rencontre pas un regard de compassion, pas une main tendue pour le secourir, [22:19] Christ regarde à l’Éternel, le Dieu de l’alliance, pour la foi d’Israël et pour celle du Messie ; mais, ô mystère des mystères ! ici même, point de délivrance ; il ne reste que l’infinie perfection de l’Être béni (Il fallait que cette perfection fût alors infinie).

 

1.20.2.3   [Christ associé à Israël, quand la grâce brille envers tous pour la gloire de Dieu]

 

Là encore, Christ se trouve associé, dans ce Psaume, avec Israël, quelle que soit, du reste, l’efficace de son œuvre, en ce moment décisif et central de l’histoire divine, où la question du bien et du mal a été définie, résolue, et décidée pour l’éternité. Il fallait que le Dieu d’Israël abandonnât Christ, abolît l’inimitié et déchirât le voile qui cachait Dieu, en Israël ; il fallait cela pour que, dans le plein résultat de l’amour divin en justice, la grâce pût régner par la justice en vie éternelle, par Jésus Christ notre Seigneur [(Rom. 5:21)], pour tout croyant, tant Juif que Gentil, et pour l’entière gloire de Dieu, dans le ciel et sur la terre.

 

1.20.2.4   [Christ parlant comme Fils dans les évangiles, et s’adressant ici à Son Dieu]

 

Remarquez toutefois que Christ est nécessairement présenté d’une façon différente, dans les Évangiles et dans les Psaumes. Là, c’est comme Fils qu’Il parle (sauf lorsqu’Il est abandonné) : «Père, pardonne-leur» [(Luc 23:34)], et plus tard : «Père ! entre tes mains je remets mon esprit» [(Luc 23:46)]. [22:19] Ici, au contraire, il dit : «Éternel, ne te tiens pas loin de moi !». Il a recours, pour Lui-même, au Dieu d’Israël, son Dieu, et le résultat y correspond : le résidu est rassemblé, puis tout Israël, puis les nations millénaires et «le peuple qui naîtra» [(22:31)] ; tous ceux enfin qui, par appel, sont le fruit béni de l’œuvre de Christ ; mais il n’est point parlé du ciel.

 

1.20.3    [Caractères de Christ manifesté au milieu d’Israël, et confiance en l’Éternel]

1.20.3.1   [Caractère de la piété de Christ, se confiant en l’Éternel au milieu d’Israël]

 

Ayant signalé cette différence, importante pour l’application des Psaumes, même lorsqu’ils parlent de la croix, je désire ajouter quelques mots sur le caractère de la foi et de la piété de Christ dans ce Psaume, et sur sa confiance en l’Éternel, comme étant venu Lui-même au milieu du peuple d’Israël ; car c’est d’Israël, selon la chair, qu’est «issu le Christ, qui est sur toutes choses Dieu, béni éternellement» [(Rom. 9:5)].

 

1.20.3.2   [Sentiment profond de l’épreuve traversée, jusqu’à l’abandon de Dieu]

 

[22:6] Nous trouvons ici un sentiment profond de son état extérieur d’abjection et d’isolement qui contraste, d’une manière accablante, avec celui des fidèles, circonstance éminemment propre à produire, dans le cœur humain, l’irritation et le découragement, à faire oublier ce que Dieu était, si cela eût été possible pour Jésus : «Moi, je suis un ver et non point un homme, l’opprobre des hommes et le méprisé du peuple». Ce n’était pas tout. Le Sauveur bien aimé, [22:10] remis à l’Éternel dès la matrice, [22:9] dont la confiance avait été en l’Éternel, lorsqu’il était sur les mamelles de sa mère, qui avait recherché sa volonté et glorifié son nom, [22:1] devait déclarer publiquement, en face des insultes et des railleries de ses ennemis, que Dieu l’avait abandonné. La profondeur morale d’une pareille épreuve, personne ne saurait l’exprimer que Celui-là seul qui l’a subie ; elle était en proportion de l’amour dont il jouissait, dans lequel il vivait, et de sa fidélité dans cet amour. Je parle ici d’épreuve et de piété, non pas d’expiation.

 

1.20.3.3   [Ps. 22 v. 1-3 — Perfection de Christ envers Son Dieu]

1.20.3.3.1     [Confiance parfaite en Dieu, malgré Son abandon]

 

Au milieu de toutes ces angoisses, le Seigneur est parfait à l’égard de l’Éternel. En premier lieu, sa confiance est parfaite ; [22:1] il ne dit pas : l’Éternel ; car il n’y avait pas alors d’exercice de relation, comme avec son Père, en Gethsémané ; mais il dit : «Mon Dieu, mon Dieu». Quelque terrible que soit cet abandon, la foi parfaite en Dieu, son dévouement à Lui, comme étant le seul qu’il reconnaisse, demeurent absolus et inébranlables. Christ subjectivement, comme homme, est parfait ; absolument parfait.

 

1.20.3.3.2     [Dépendance comme homme, même quand Dieu Le laisse sans réponse]

 

En second lieu, un autre fait nous démontre cette même vérité. Quelles que fussent ses souffrances, et quoiqu’il ne se trouvât, dans sa marche, aucune cause pour être abandonné, [22:3] le témoignage que Christ rend à Dieu, le sentiment qu’il a de la perfection de la nature et des voies de Dieu, reste le même et dans une élévation plus grande encore : «Et toi, tu es saint, toi qui habites au milieu des louanges d’Israël». Que Dieu abandonne le juste, lui, le Juste, ne doute pas un instant de sa perfection en agissant ainsi. Rien ne saurait exprimer d’une manière plus complète la perfection de Christ, homme, sa position comme tel, et comment il avait pris la place désignée par ces mots : «Ma bonté ne s’élève pas jusqu’à toi» [(16:2)]. Nous ne voyons pas ici Christ contemplant les conseils de Dieu et comprenant leur accomplissement qu’il avait lui-même entrepris ; nous le voyons homme dépendant, sensible à l’épreuve qui l’atteint comme homme, mais parfait et fidèle, lorsqu’au milieu de ses angoisses — dans lesquelles il comptait sur une réponse, la seule sur laquelle il pût compter — Dieu Lui-même le laisse sans réponse.

 

1.20.3.4   [Christ connu comme ayant souffert l’abandon, et jouissant de la bénédiction]

 

Nous, nous pouvons répondre à cette question : [22:1] «Pourquoi m’as-tu abandonné ?». Nous y répondrons dans une éternelle adoration, nous qui croyons en Lui. Mais il nous importe infiniment de savoir, non seulement que Christ a fait, par Lui-même, la purification de nos péchés, en buvant la coupe de la colère, mais encore de connaître Christ comme Celui qui a souffert personnellement sous l’abandon de Dieu ; qui est entré, comme homme, quant à Lui-même, dans tout le sentiment de cet abandon, dans la douleur personnelle qui s’y rattache ; parce que, quoiqu’il en ait souffert tout seul, nous sommes ainsi conduits à la joie que Christ éprouva, en entrant de nouveau et plus que jamais, dans la lumière sans nuage de la face de son Père. Il y est entré en conséquence de la rédemption, selon la valeur de cette dernière, selon le bon plaisir de Dieu, qui reposait nécessairement sur Lui, selon son acceptation, lorsqu’il eut parfaitement glorifié Dieu là où le péché avait introduit la confusion en toutes choses. Ainsi, tout ce que Dieu était, mis en évidence par le péché (car le péché avait mis en évidence l’amour souverain, la justice, la vérité, et revendiqué la majesté de Dieu), se trouvait parfaitement révélé et glorifié. Les souffrances personnelles de Christ nous mènent, dis-je, à cette joie dans laquelle il entra, comme homme, auprès de son Dieu et Père, et qu’il nous communique en nous introduisant dans la pleine bénédiction, dans laquelle il est entré, comme homme, puisque cette joie était la conséquence d’une œuvre accomplie pour nos péchés. Dans cette œuvre, il fut seul ; mais il y était pour nous, en même temps que pour la gloire divine ; et il nous introduit dans la bénédiction dont il jouit en conséquence de son œuvre.

 

1.20.4    [Ps. 22 v. 21-31 — Sentiments et affections de Christ délivré]

1.20.4.1   [Sentiments de Christ une fois le jugement passé]

 

Ces remarques concernent la seconde partie du Psaume 22, et je désire seulement porter notre attention sur les sentiments de Christ qui s’y trouvent exprimés. [22:21] L’Éternel lui a répondu d’entre les cornes des buffles lorsqu’il était transpercé par la puissance de la mort ; le jugement de Dieu, sur le péché, a été exécuté ; il est passé.

 

1.20.4.2   [Dieu pleinement manifesté par Christ, et relation nouvelle avec Lui]

1.20.4.2.1      [Jésus ici-bas parle du Père et du Fils de l’homme, non de Dieu et de Christ]

 

J’ai fait remarquer ailleurs un fait très instructif que voici : Dans les évangiles, Christ, pendant sa carrière ici-bas, ne parle jamais de Dieu, comme de son Dieu, mais toujours comme du Père ; c’est là l’expression de sa propre relation personnelle ; c’est là aussi le nom qu’il révèle à ses disciples. Jamais, dans l’histoire des évangiles, il ne se nomme directement «le Christ» ; non qu’il n’ait été présenté comme tel à Israël, car il l’était ; mais ce n’est pas là le nom et la position qu’il prend lui-même, vis-à-vis de Dieu et de son Père ; c’est dans cette dernière relation que nous avons à le connaître. Lorsque les Juifs Lui disent : «Si tu es le Christ, dis-le nous franchement», il répond : «Je vous l’ai déjà dit» [(Jean 10:24-25)]. Mais, en tant que révélé à nous, il est Emmanuel, le prophète qui devait venir, le Fils de l’homme, le Fils de Dieu. En parlant avec Dieu et de Dieu, il dit toujours : «Père» et «mon Père». En parlant avec ses disciples, il se nomme «le Fils de l’homme». Dans le Psaume que nous étudions, [22:1] Christ dit : «Mon Dieu, mon Dieu». Il est l’homme dont Dieu s’occupe en jugement, mais, quoique abandonné, il est l’homme parfait dans sa propre relation avec Dieu, par la foi, et il dit : «Mon Dieu».

 

1.20.4.2.2     [Perfection de la manifestation de notre Dieu dans tous Ses caractères]

 

[22:22] Alors, il déclare le nom de Dieu à ses frères et emploie ces deux titres, lui cet homme, qui est allé jusqu’aux limites de l’épreuve avec Dieu, revendiquant tout ce que Dieu est en justice, en vérité, en majesté et en amour. «Mon Dieu», dit-il [(22:1)]. Tout ce que Dieu est, dans sa propre perfection, sa majesté, et dans ce qu’il exige, il l’est nécessairement pour nous et d’une manière obligatoire, quoique selon les délices de son amour envers nous, parce que nous sommes en Christ ; sans doute selon ses propres conseils, mais il l’est d’une manière juste, par conséquent nécessaire et inaltérable pour nous. Ce qu’il est comme Dieu, il l’est comme notre Dieu ; car il est pour nous, par le moyen de Christ éprouvé sur la croix ; le péché ayant été aboli par le sacrifice de Lui-même [(Héb. 9:26)]. La perfection de Dieu, sans nuage, luit sur nous dans toute la bénédiction qui lui est propre, comme elle luit sur Christ, en vertu de ce qu’il a glorifié Dieu dans la perfection selon laquelle Dieu est ainsi manifesté.

 

1.20.4.2.3     [Christ a déclaré le nom de Dieu et a permis que Son amour se répande]

 

Ce nom de Dieu, c’est-à-dire la réalité de cette relation, nous est déclaré. La nature et le nom de Dieu, pleins de grâce, ont été déclarés, sur la terre, par Christ, qui était le Fils unique dans le sein du Père [(Jean 1:18)]. Or, l’homme pécheur, en inimitié contre Dieu, ne pouvait avoir aucune part à cela. «La lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas comprise» [(Jean 1:5)]. L’homme a vu Christ, et l’a haï, ainsi que Son Père [(Jean 15:24)]. Mais Christ fut fait péché pour nous, se tint comme homme responsable devant Dieu, avec Dieu, dans tous les attributs selon lesquels Dieu s’occupa du péché ; en tout cela Il fut trouvé parfait, afin que l’amour pût s’exercer librement sans faillir à la justice. C’est pourquoi Christ dit : «J’ai à être baptisé d’un baptême, et combien suis-je à l’étroit jusqu’à ce qu’il soit accompli !» [(Luc 12:50)]. Car Il était cet amour — Dieu, en Christ, réconciliant le monde avec Lui-même [(2 Cor. 5:19)], jusqu’à ce que cet amour pût se répandre, selon la perfection de Dieu, en justice ; or cet amour ne pouvait se répandre librement, là où il y avait le péché ; cela n’eut lieu que par le moyen de la croix, par le moyen de la perfection de Christ, lorsqu’il fut fait péché pour nous. Alors, en cela et par cela même, l’amour fut exalté et le caractère de Dieu pleinement déployé ; son nom, le nom de Dieu qui devait être révélé, fut pleinement manifesté. Aussi Christ pouvait-il dire : «À cause de ceci le Père m’aime» [(Jean 10:17)].

 

1.20.4.2.4     [Christ entre, comme homme, dans la joie de la relation avec le Père, et nous avec Lui]

 

Mais ensuite, Christ entra dans une mesure plus grande encore dans la joie de l’amour de son Père, et tout cela comme homme. Il le fit lorsqu’il fut exaucé, mais la résurrection en fut la manifestation publique et évidente. Il fut ressuscité par la gloire du Père [(Rom. 6:4)] ; [22:22] alors il déclara ce nom à ses frères. Car maintenant, le péché étant, hors de Christ, la seule place de l’homme vis-à-vis de Dieu, celui qui croit, a, en Christ, la place de Christ ressuscité d’entre les morts, dans la même relation que celle de Christ avec le Père. La mort étant intervenue, il ne peut pas avoir d’autre place. «Va vers mes frères et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu» [(Jean 20:17)]. Maintenant, Christ emploie les deux titres de Dieu et de Père, et les applique tous deux à nous, parce que tout ce que Dieu est, il l’est, en justice, pour Lui, l’homme dans la gloire, et que Christ est rentré dans la joie de la communion de son Père, nous plaçant, en vertu de son œuvre accomplie pour nous, dans la position où il est Lui-même. Il nous y place, comme ses frères, participants, par grâce, de sa faveur et de son héritage.

 

1.20.4.3   [Louange de Christ au milieu de ceux qu’Il a rachetés et rassemblés]

 

Je me suis étendu, plus que je ne le voulais, quoique d’une manière pratique, sur la doctrine qui est en rapport avec le Psaume 22 ; car mon but est ici de montrer les sentiments et les affections de Christ. La première pensée de Christ, [22:21] lorsqu’il lui a été répondu d’entre les cornes des buffles, [22:22] est, remarquons-le, de déclarer, à ses frères, le nom de Dieu et de son Père ; quoique glorifié, il n’a pas honte de nous appeler ses frères [(Héb. 2:11)]. Parfait en amour, attaché à ces excellents de la terre [(16:3)], une fois entré dans sa position de joie et de bénédiction, par une œuvre qui leur fournit le droit d’y entrer aussi, il s’occupe de leur révéler ce qui les a placés dans la même position, avec Lui. Il les rassemble ; puis, après avoir mis dans leur bouche la même louange que celle qu’il va prononcer, il donne le ton, comme homme, et fait entendre la louange au milieu de l’Assemblée. Comme nous devrions l’accompagner avec des voix joyeuses et des cœurs qui débordent ! Quant à celui qui n’est pas au clair sur son acceptation, et sur le bonheur d’être un enfant de Dieu, en vertu de la rédemption, il ne peut pas chanter avec Christ. Christ loue au milieu de l’Assemblée. Qui est-ce qui chante avec Lui ? Celui qui a appris le cantique ; celui qui peut le chanter, comme ayant échappé au jugement pour entrer dans la pleine lumière et la joie de l’acceptation. Le chap. 1 de l’épître aux Éphésiens (versets 3, 4) nous montre cette position que nous occupons. Ici, nous voyons les saints entonnant, conduits par Jésus, un cantique de louange, en rapport avec la joie même dont Il jouit. La grâce de cette position est parfaite.

 

1.20.4.4   [Résultats de l’œuvre limités à la terre, en grâce, sans question de jugement]

 

Je ne parlerai pas ici des résultats ultérieurs de l’œuvre de Christ. Remarquons seulement que tout est grâce ; qu’il n’est pas question du jugement (la grâce est fondée sur le jugement), et qu’ici rien ne dépasse les limites de la terre.

 

1.21  Psaume 23

1.21.1    [Ps. 23 v. 1-2 — Sollicitude constante de l’Éternel pour les fidèles, qui sont comblés]

 

Le Psaume 23 a été dicté par l’Esprit, de manière à s’appliquer soit à Christ mourant, soit au saint qui suit ses traces, soit au résidu qui a été mis à part. Les souffrances de Christ de la part de Dieu ou de l’homme, ne sont pas considérées ici, non plus que celles des fidèles, si ce n’est comme de simples faits, qui fournissent l’occasion de montrer les soins de l’Éternel. [23:1] «L’Éternel est mon berger» — sa sollicitude constante et invariable, voilà le sujet du Psaume. C’est une vie passée, quoi qu’il en soit, sous son œil et sous sa garde, avec l’expérience que cette vie procure et avec l’assurance que l’amour de l’Éternel donne jusqu’à la fin et pour toujours. Cette assurance que le cœur éprouve, ne provient pas des choses qu’il donne, mais de Lui-même. «L’Éternel est mon berger, je ne manquerai de rien». La puissance, la grâce, la bonté, l’intérêt du seul Fidèle : toutes ces choses donnent de l’assurance à travers toutes les circonstances, pour toujours, et pour chaque instant : Puisque c’est Lui qui a entrepris et s’est chargé Lui-même d’avoir soin de ses fidèles, comment ceux-ci manqueraient-ils de rien ? Ni les événements qui peuvent survenir, ni les moyens qu’il emploiera, ne doivent nous préoccuper. Les soins du berger — voilà notre assurance. [23:2] Le fruit naturel de sa sollicitude, c’est la sécurité des pâturages verts et frais, la jouissance paisible des rafraîchissements assurés de sa bonté.

 

1.21.2    [Ps. 23 v. 3-5 — L’Éternel est la sauvegarde des siens dans toutes leurs épreuves]

 

En fait, l’homme, le Résidu en particulier, Christ Lui-même, sont au milieu d’épreuves angoissantes, de la mort, d’ennemis puissants. [23:3] L’âme est-elle troublée et affaissée ? — Il la restaure. [23:4] Marche-t-on par la vallée de l’ombre de la mort ? la mort étend-elle son voile obscur sur celui qui va descendre dans son ombre ? Il est là, plus grand que la mort, pour conduire et pour soutenir. [23:5] Des ennemis puissants, inexorables, sont-ils là pour menacer et effrayer ? Devant Lui, ils sont sans force. Il dresse devant ses bien-aimés, la table où ceux-ci s’asseyent à l’abri et en sûreté. L’onction divine est le sceau de la puissance, lorsque tout est contre nous. Faiblesse humaine, mort, puissance spirituelle de méchanceté, tout cela n’est que l’occasion de manifester clairement que l’Éternel, le Berger, est la sauvegarde infaillible de son peuple.

 

1.21.3    [Christ a frayé le chemin pour les brebis dans ce monde, avec sollicitude]

 

Assurément, Christ n’était pas une brebis ; mais il fraya le sentier que les brebis doivent suivre ; il se confia en l’Éternel. [23:1] Il est le «l’Éternel - Berger» de ceux qui sont à Lui. Il nous aime, comme l’Éternel l’aima et eut soin de Lui. C’est donc la sollicitude infaillible de l’Éternel, à travers toutes les choses qui assaillent la nature humaine, pendant qu’elle traverse le monde. [23:2] Le fruit naturel et propre de cette sollicitude, ce sont de verts pâturages dans une paisible sécurité ; dans l’état de ruine où est l’homme, et pendant sa marche au milieu des puissances du mal, c’est une puissance infaillible qui soutient.

 

1.21.4    [Ps. 23 v. 6 — Confiance reposant sur l’Éternel pour l’avenir]

 

C’est pourquoi le cœur se confiant en l’Éternel, l’Immuable, compte sur l’avenir : car l’avenir est aussi certain que le passé : [23:6] «La bonté et la gratuité me suivront tous les jours de ma vie, et mon habitation sera dans la maison de l’Éternel pour de longs jours». La confiance repose sur l’Éternel Lui-même ; c’est pourquoi toutes les circonstances, toute la puissance du mal, toutes les difficultés de l’homme mortel qui s’y rattachent, ne sont que des occasions de manifester la puissance de l’Éternel comme intéressé, dans sa fidélité immuable, à soutenir le fidèle au travers de ces choses.

 

1.21.5    [Bénédiction du fidèle, ayant dans sa pensée la puissance et la sollicitude divines]

 

Il est intéressant d’observer cette sollicitude de la puissance divine, gardant dans les pensées du Christ souffrant sa place infaillible et certaine, au-dessus de toutes les souffrances particulières, de l’épreuve et de la mort du Seigneur. Telle est la bénédiction de l’homme fidèle, pendant que la terre n’appartient pas au Seigneur et que la puissance du mal, la mort, et des adversaires puissants sont en vue. L’Éternel est la sûre demeure de la foi.

 

1.22  Psaume 24

1.22.1    [Bénédiction et acceptation en grâce offertes à tous, en la montagne de l’Éternel]

 

[24:1] Lorsque la terre appartiendra au Seigneur (Psaume 24), [24:3] «qui est-ce qui montera en la montagne de l’Éternel ; et qui se tiendra dans le lieu de sa sainteté» ? Ici, remarquons-le, la porte a été ouverte à tous ; seulement Jacob possède une position d’acceptation, et la proximité de l’Éternel. [24:5] Toutefois la bénédiction et l’acceptation en grâce, de la part de Dieu, qui est leur salut, sont la portion de tous ceux qui se sont purifiés pour rechercher Dieu, lequel a placé sa bénédiction en Jacob. Leur caractère est décrit ; mais tous les Gentils qui le possèdent, ont accès à la sainte montagne de l’Éternel. Christ Lui-même y entre, en triomphe, comme l’Éternel.

 

1.22.2    [Ps. 16-24, présentant Christ associé aux saints d’ici-bas]

 

Le Psaume 24 clôt toute la série de Psaumes qui parle de l’association de Christ avec les excellents, avec les saints qui sont sur la terre [(16:3)]. Nous y avons vu Christ dans le chemin de la vie avec les saints [(Ps. 16)] ; Christ dans le chemin de la justice, au milieu d’un monde méchant [(Ps. 17)] ; Christ souffrant, centre de toute l’histoire d’Israël, objet de l’intérêt de l’Éternel quand il est identifié avec Israël [(Ps. 18)] ; Christ, souffrant comme témoin de la vérité, l’objet des pensées et des affections du résidu [(Ps. 19-21)] ; Christ, souffrant comme abandonné de Dieu [(Ps. 22)] ; Christ, entrant en personne, dans le sentier que les brebis doivent suivre, et leur manifestant ainsi les soins de l’Éternel [(Ps. 23)], quoiqu’il soit Lui-même le vrai Berger (Jean 10) ; enfin Christ, entrant dans le temple, en sa qualité d’Éternel triomphant, d’Éternel des armées, lorsque tous reconnaissent Jacob et le Dieu de Jacob [(Ps. 24)].

 

1.22.3    [Action sur la piété du cœur en voyant Christ vrai homme marchant ici-bas]

 

Quoique le Seigneur soit un modèle pour nous, sous plusieurs des aspects qui nous sont ici présentés, toutefois l’action réelle et efficace, sur la piété du cœur, est produite en le voyant véritablement homme, frayant le chemin devant nos yeux, et engageant toutes les affections de l’âme dans la contemplation de sa marche.

 

1.22.4    [Progression du caractère des psaumes 3 à 24, puis exercices du Résidu affligé]

 

Dans les Psaumes suivants, nous trouvons de nouveau les pensées et les sentiments du Résidu, au milieu de ses afflictions, en rapport avec cette même position de Christ ; mais nous y puiserons une grande instruction pour nos cœurs, dans un chemin qui est toujours celui de l’affliction et qui reste essentiellement tel, aussi longtemps que le mal règne ici-bas. En jetant un dernier coup d’œil sur les Psaumes qui précèdent, nous pouvons signaler un développement progressif dans leur caractère. Ainsi, les Psaumes 3 à 7 renferment des principes et un état généraux, indiquant que la justice ne règne pas encore par le jugement. Ceci est fondé sur les grands principes des deux premiers Psaumes. L’homme juste au milieu des méchants ; le jugement encore à venir ; et les conseils de Dieu, concernant le Messie, annoncés, mais non encore accomplis au Psaume 8. Les Psaumes 9 et 10 renferment les événements concernant le peuple Juif et son pays, dans les derniers jours ; puis dans les Psaumes 11 à 15, nous trouvons les relations, le jugement et les principes du Résidu, qui regarde à l’Éternel, dans cet état de choses. Enfin les Psaumes 16 à 24, ayant donné à connaître toute la position de Christ, par rapport à Israël, l’introduisant au milieu de ce peuple et indiquant le résultat de cette introduction, nous trouverons dans les Psaumes suivants, beaucoup plus de détails touchant les expériences et les exercices des saints aux derniers jours. Ces exercices sont nécessairement fondés sur l’intervention et le sacrifice de Christ. Je n’entends point dire, pour cela, que les saints d’alors aient une idée claire du sacrifice de Christ, et que les expressions des Psaumes supposent cela, ni qu’elles conviennent à une âme affranchie. Mais de tels exercices ne peuvent avoir lieu sans l’intervention et le sacrifice de Christ ; le Saint Esprit, dans le Résidu comme en toute âme, opère en vertu de ces deux choses, et afin de les faire reconnaître d’une manière complète.

 

1.23  Psaume 25

1.23.1    [Ps. 25 v. 1-7 — Confiance en l’Éternel, dans le sentiment des péchés passés]

1.23.1.1   [Base de l’expérience des fidèles, s’appliquant au Résidu juif et non aux chrétiens]

 

Dans le Psaume 25, nous trouvons, bien définie, pour la première fois, la confession du péché. Cette confession, jointe à la déclaration et à la conscience de l’intégrité du cœur, que contient le Psaume 26, forme la base subjective de toutes les expériences des fidèles : les Psaumes 27 et 28 en forment la base objective. Nous y trouvons l’Éternel, lumière et délivrance ; puis, en outre, une détresse actuelle, sous l’oppression des méchants, et, en même temps, la confiance du cœur en l’Éternel. Mais plus on étudiera les Psaumes, plus on découvrira qu’ils s’appliquent proprement aux Juifs, et cela, d’une manière presque universelle ; qu’ils ont trait à l’homme pieux et juste du Résidu, dont les pensées sont en accord avec sa position et lui sont fournies par l’Esprit de Christ, parlant par la bouche du prophète. Plusieurs parties des Psaumes peuvent être appliquées à Christ lui-même ; il n’en est pas ainsi pour toutes. Cela nous montre deux choses que j’ai déjà fait remarquer : d’abord, que la possibilité d’appliquer ces passages à Christ n’implique pas qu’ils soient des prophéties qui le concernent exclusivement, ni que le Psaume tout entier s’applique à lui : J’ai encore fait remarquer le danger réel qu’il y aurait à envisager les Psaumes comme étant l’expression de la piété chrétienne. Ils ne le sont pas. Sans doute, ils fournissent souvent une instruction précieuse, relativement à la confiance en Dieu ; mais celui qui emprunterait la forme de sa piété aux Psaumes dans leur ensemble, celui-là fausserait le christianisme. Passons maintenant aux détails.

 

1.23.1.2   [Ps. 25 v. 1-3 — Foi se confiant à l’Éternel, et désirant la confusion des méchants]

 

[25:1] Dans les difficultés qui l’entourent, l’âme s’élève vers l’Éternel ; c’est là le vrai moyen de surmonter les difficultés et d’avoir la paix au milieu d’elles. Un cœur vrai n’a pas d’autre refuge ; tout autre le détournerait de celui-là. [25:2] Au milieu de l’épreuve, il dit : «Mon Dieu» ; il peut, par Christ, le dire maintenant et se confier en Dieu : «Que je ne sois pas confus ; que mes ennemis ne triomphent pas de moi !». Tel est, dans les difficultés, le premier désir de la foi. [25:3] Mais la foi, quand elle est réelle, ne peut se borner à soi ; elle est associée par grâce, à la bonté de Dieu, sentie dans ce désir même, et associée, par conséquent, avec tous ceux qui s’attendent à l’Éternel. Elle souhaite que les méchants (ceux qui agissent perfidement sans cause — ceux qui aiment l’iniquité ; non pas ceux qui tombent dans le péché) soient confus. Comme principe général, ce désir n’est pas contraire au christianisme. Le chrétien ne peut pas souhaiter que ses ennemis individuels soient jugés ; mais il désire que le mal soit ôté et que les ennemis du bien soient confus. Il aime et désire la justice ; il souhaite que l’oppresseur de la justice, des petits, des humbles et des justes, soit renversé et confus. Dans ses circonstances personnelles, le chrétien peut désirer cela comme résultat, sans toutefois souhaiter du mal à l’individu. Sa confiance en l’Éternel l’empêche de faire la moindre démarche au détriment de son ennemi ; mais il remet sa cause au Seigneur et la laisse entre ses mains, attendant d’être délivré par Lui.

 

1.23.1.3   [Ps. 25 v. 4-7 — S’approcher de l’Éternel en recherchant Son chemin]

1.23.1.3.1     [Recherche du seul chemin du Seigneur, et confiance en Sa compassion]

 

Il y a encore un autre trait distinctif du saint, dont le cœur se tourne repentant vers le Seigneur. [25:4] Il cherche les voies de l’Éternel, ses sentiers, [25:5] afin d’être conduit dans sa vérité et enseigné. Remarquons ce caractère très défini du bien, dans une âme sincère ; elle ne cherche pas simplement un bon chemin, mais c’est le chemin du Seigneur qu’elle cherche. L’esprit du saint s’est retourné vers le Seigneur ; il pense à lui, il estime son caractère ; il a la conscience qu’il lui doit fidélité et service ; qu’il lui appartient, et que tout lui appartient ; il prend plaisir en son chemin et n’en cherche aucun autre. Toutefois, ce Psaume nous présente quelqu’un (le Juif) qui se retourne vers Dieu ; non pas une personne nouvellement convertie. [25:7] Israël (et le saint aussi) se souvient de ses fautes et les rappelle ; mais il dit à l’Éternel : «Ne te souviens pas des péchés de ma jeunesse ; selon ta gratuité souviens-toi de moi». Il le prie de se souvenir de lui seulement de cette manière ; car il sait que l’Éternel est plein de compassion, [25:6] et c’est pour la gloire de son nom qu’il peut ainsi faire appel à sa miséricorde.

 

1.23.1.3.2     [Confiance dans la grâce, agréable à Dieu, malgré les péchés confessés]

 

Cette demande ne montre pas la connaissance du pardon, mais la confiance dans la grâce. Ce n’est pas ici une conscience purifiée, quoique cela découle de la réponse de Dieu ; mais c’est une manière de s’approcher de Dieu qui lui est agréable. Nous en trouvons un exemple dans l’Évangile : la femme pécheresse s’approcha ainsi de Jésus, et elle s’en alla en paix.

 

1.23.2    [Ps. 25 v. 8-14 — Conduite du fidèle dans le chemin selon Dieu et selon Ses voies]

1.23.2.1    [Ps. 25 v. 8-9 — Connaissance de ce qui est dans le cœur du Seigneur pour le chemin du fidèle]

 

Il y a une fidélité du Seigneur à sa propre bonté, à son caractère propre qui est au-dessus du mal ; caractère qui le fait agir (une rançon ayant été trouvée, grâce à laquelle la justice est maintenue) pour la vraie bénédiction du pécheur qui s’approche ainsi de Lui. Il est dit même de Joseph : «C’était un homme juste et qui ne voulait pas faire d’elle un exemple» [(Matt. 1:18)]. Quant à l’homme, il a sans doute encore d’autres motifs ; mais pour autant qu’il doit agir comme Dieu agit, le principe dont je parle trouve son application. [25:8] L’Éternel est bon et droit. Il est bon envers nous ; il aime la droiture et il aime à la voir ; aussi veut-il l’enseigner, dans sa grâce, à ceux qui s’en sont écartés. C’est une grande douceur pour celui qui s’est égaré que de pouvoir compter là-dessus. Remarquez qu’au v. 8, il n’est pas dit son chemin ou sa voie, mais le chemin ; au v. 4, tes voies exprimait l’état de cœur du saint, tandis que les mots du v. 8 expriment la connaissance (ou plutôt la confiance) du saint quant à ce qui se trouve dans le cœur de l’Éternel. Il ne s’agit pas proprement de ce qu’est ce chemin ; il va sans dire qu’il est bon ; mais le Seigneur le lui enseignera. Son amour actif s’occupera de lui pour son bien. [25:9] Toutefois, lorsque le vrai caractère du saint restauré est décrit, le caractère du chemin n’est pas non plus oublié : «Il fera marcher dans le droit chemin les débonnaires» ; dans le chemin qui exprime la pensée de Dieu : «Il enseignera sa voie aux débonnaires» (v. 9).

 

1.23.2.2   [Progression de l’âme dans les trois parties du psaume 25]

 

Mais, à un autre point de vue, on peut signaler, dans ce Psaume, une marche progressive. Il se divise en trois parties : v. 1-7 ; 8-14 ; et 15-22. Dans la première, l’âme persécutée et éprouvée, jugeant ses péchés précédents, mais confiante en Dieu et regardant à Lui, s’adresse à lui touchant ses besoins et ses difficultés, en face de la puissance du mal. Dans la seconde partie, cet appel à Dieu amène l’âme à parler de Lui en déclarant ce qu’il est dans ses voies. Dans la troisième, l’âme regarde personnellement à Dieu, comme étant assurée de son intérêt pour elle ; et invoque le regard de Dieu sur elle, sur ses ennemis, sur ses circonstances, comptant, en cela, sur son pardon, mais confiante en sa propre intégrité, dont elle a conscience. Enfin, elle étend sa requête à tout Israël.

 

1.23.2.3   [Ps. 25 v. 8-9 — Le Seigneur enseigne le droit chemin à ceux qui sont humiliés]

 

On peut encore remarquer une marche progressive dans les détails, quant à l’état de l’âme qui parle de Dieu. [25:8] D’abord sa bonté et sa droiture font qu’il enseigne aux pécheurs la droiture de cœur. Ils s’étaient égarés dans leurs propres voies. Combien leur oubli des voies de Dieu était terrible ! Mais le Seigneur, dans sa bonté et sa miséricorde, ne veut pas les laisser sans direction ; leur état attire sa compassion. Le Seigneur aime le droit chemin et ne peut bénir ailleurs : aussi enseigne-t-il le chemin aux pécheurs. [25:9] Or, reconnaître son péché, et connaître en même temps la bonté du Seigneur, a pour effet l’humilité, la soumission d’esprit, la petitesse, l’absence de fierté, du moi, de ce que les païens considéraient comme la source de la vertu. Dans cet état, Dieu conduit dans le discernement et enseigne sa voie. Non seulement la voie est enseignée à celui qui s’en était écarté ; mais dès qu’il y a de l’humilité et de la soumission à Dieu, il conduit dans l’intelligence, dans l’esprit et dans la pensée de ses voies. Il forme, par ses instructions, ceux qui le craignent à discerner ce qu’est la voie de Dieu Lui-même. C’est là une conformité intérieure et morale avec Dieu, qui s’applique à discerner et à juger les circonstances. Cette conformité morale et ce discernement sont fort précieux.

 

1.23.2.4   [Ps. 25 v. 12-13 — Connaissance du chemin choisi de Dieu pour la bénédiction]

 

Le vers. 12 va plus loin ; il nous montre quelqu’un craignant Dieu, marchant dans la conscience de sa présence, de sa propre responsabilité vis-à-vis de Dieu et, de cœur, s’en référant à Lui dans une entière dépendance de lui. Il y a ici plus que le discernement moral, il y a la connaissance de la voie choisie de Dieu. L’homme qui est guidé dans le droit chemin (ou jugement) saura ce qui est juste ; il le fera et évitera le mal. Mais l’homme d’Issacar avait la connaissance des temps (1 Chron. 12:32). Il y avait une voie choisie par Dieu, au milieu du mal qui régnait ; et celui qui craignait l’Éternel sera enseigné dans cette voie-là ; [25:13] il trouvera le sentier qui mène à une entière bénédiction. C’est là un grand privilège, duquel ni les ténèbres, ni la confusion qui nous entourent ne sauraient nous priver. [25:12] Il s’agit de la voie choisie, par l’Éternel, au milieu de cette confusion ; d’un sentier particulier d’alliance pour ceux qui le craignent.

 

1.23.2.5   [Ps. 25 v. 14 — Connaissance de la pensée du Seigneur pour ceux qui Le craignent]

 

Il existe certainement, aussi pour le chrétien, un tel sentier au milieu de la confusion où se trouve actuellement l’Église de Dieu : Les paroles qui suivent (v. 14) nous le montrent avec un surcroît d’évidence. «Le secret de l’Éternel», car il a un secret pour les oreilles de ceux qui l’écoutent, «est pour ceux qui le craignent», ses amis, auxquels il donne à connaître sa pensée. Faut-il s’étonner que Marie connût mieux cette pensée que Marthe ? Elle oignit d’avance le Seigneur pour sa sépulture [(Marc 14:8)] : elle avait la pensée du Seigneur quant à la scène qui se préparait. La Parole est toujours un préservatif contre de fausses prétentions à posséder la pensée du Seigneur ; [25:14] il n’en est pas moins vrai que le secret de l’Éternel est pour ceux qui le craignent. Quoique toutes choses semblent s’opposer à l’accomplissement de sa promesse assurée, ceux qui le craignent en prévoient cependant le résultat ; par la foi, ils comprennent qu’elle avance vers son accomplissement, et ils en verront enfin la pleine réalisation lorsque les voies de Dieu seront accomplies. C’est là une grande bénédiction ; cela donne, tout le long du chemin, une tranquillité et une paix qu’aucune autre chose ne pourrait procurer, parce qu’on possède la pensée du Seigneur. Ici se termine la seconde partie du Psaume.

 

1.23.3    [Ps. 25 v. 15-22 — L’âme regarde à Dieu et l’invoque sur tout, dans son intégrité]

1.23.3.1   [Ps. 25 v. 15-16 — Confiance en Dieu au milieu du mal, avec intégrité de cœur]

 

[25:15] En traversant le mal, l’âme ne se confie qu’en Dieu et en son amour fidèle : «Mes yeux sont continuellement sur l’Éternel, car c’est lui qui fera sortir mes pieds du filet». — Sur l’Éternel ! voilà le secret de tout. On regarde hors du mal et l’on se confie en Dieu, qui est au-dessus de tout mal. La connaissance du secret de l’Éternel n’est ni de l’insensibilité au mal présent, même lorsque ce mal nous affecte nous-mêmes, ni de la froideur à l’égard de l’intérêt que Dieu prend à nous (non seulement à la justice, quoiqu’il soit toujours juste, mais à nous-mêmes). [25:14] Le secret de l’Éternel, communiqué à ceux qui le craignent, [25:16] fait naître l’intimité et la confiance : «Tourne-toi vers moi, et use de grâce envers moi ; car je suis seul et affligé». Le cœur est vrai avec Dieu ; mais cela suppose l’intégrité, comme dans ce Psaume. Or, cette intégrité est en Christ, pour ceux qui sont vrais de cœur, quoiqu’ils confessent être, en eux-mêmes, les premiers des pécheurs, et que, dans leur chair, il n’habite aucun bien [(Rom. 7:18)].

 

1.23.3.2   [Ps. 25 v. 19-22 — Confiance du cœur en Dieu, qui ne sera pas confus, et pensée pour Son peuple]

 

[25:19] Le cœur peut raconter à Dieu toute l’hostilité de ses ennemis et laisser cela entre ses mains. [25:20] Ayant mis sa confiance en Dieu, il s’attend à ne pas être confus. Christ seul a dû, pour nous, éprouver le contraire ; mais une âme droite ne sera jamais confuse. Toutefois, le cœur du fidèle, malgré cette intimité avec Dieu et cette confiance en Lui, n’oublie pas son peuple (ici Israël ; pour nous, l’Église) (v. 22) ; il Lui est attaché, car c’est une conséquence nécessaire de cette intimité.

 

1.23.4    [Sentiments moraux du cœur, fondés sur la conscience de ce qu’est l’Éternel pour lui]

 

Je suis entré dans quelques détails sur les sentiments moraux dépeints dans ce Psaume ; mais il ne faut pas oublier que tous ces sentiments se fondent sur le fait que le cœur a la conscience intime de ce que l’Éternel est pour lui ; ce qui prédomine, c’est la pensée de l’Éternel ; elle est la source de toutes ces expériences.

 

1.24  Psaume 26

 

[26:1] Dans le Psaume 26 nous trouvons, comme je l’ai déjà dit, la conscience de l’intégrité plutôt que la confession des péchés ; [26:3] mais, comme dans le Psaume précédent, tout se rapporte à l’Éternel, à ce qu’il est et à l’attachement de l’âme à Lui. [26:4-5] Le fidèle en tire le principe de séparation d’avec les méchants ; [26:12] puis la joie finale dans son assemblée, lorsqu’il y aura délivrance complète des hommes de sang. L’esprit du Psaume 26 est cette intégrité qui a gardé l’âme séparée des pécheurs par ses propres affections, par son attachement à l’Éternel et par sa confiance en Lui, vis-à-vis de la puissance du mal. Or, pour le moment, et par rapport aux saints, les méchants sont toujours les plus puissants, parce qu’ils peuvent agir selon leur propre volonté, sans conscience et sans frein. [26:9] La conscience, en présence de l’Éternel, Lui demande de ne point assembler le juste avec les pécheurs, lorsqu’il interviendra en puissance. Elle compte là-dessus, par la foi. Telle est l’expression du chemin et des désirs d’une conscience intègre, en présence du mal.

 

1.25  Psaume 27

1.25.1    [Cœur confiant en Dieu et exercé quant au mal, sans crainte devant lui]

 

Le Psaume 27 nous montre un cœur confiant en l’Éternel, mais toutefois exercé devant Lui, en présence des manifestations extérieures du mal. Qu’y a-t-il de plus capable de produire la frayeur que l’angoisse d’esprit ? La confiance en songeant aux ennemis, et l’exercice du cœur en regardant à Dieu, réunis dans ce Psaume, me semblent très instructifs, quoique étranges au premier abord. La confiance n’est pas de l’indifférence ni de l’insensibilité ; elle produit de réels exercices du cœur avec Dieu ; même des exercices accompagnés de crainte, s’affirment par la confiance et la hardiesse en face de l’action hostile du mal. L’homme s’attendrait à de la crainte en présence de l’ennemi, et à de la confiance quand on est devant Dieu ; tandis que la grâce, lorsqu’elle agit dans de vrais exercices du cœur avec Dieu, inspire de la hardiesse en face de l’ennemi. Il existe une puissance réelle du mal. Le cœur bien enseigné la sent (d’une manière plus ou moins spirituelle) dans ses sources intérieures et sa réalité ; mais il la sent avec Dieu : il est alors en paix quant au résultat du conflit, et au milieu même de ce conflit. Ainsi Christ, dans l’exercice de son âme devant Dieu, suait comme des grumeaux de sang [(Luc 22:44)] ; mais il était parfaitement calme en présence de ses ennemis ; bien plus, la seule mention de son nom les fit reculer et tomber par terre [(Jean 18:6)]. Cela est plein d’instruction par rapport aux difficultés et aux peines de la vie chrétienne. Lorsque le cœur est exercé avec Dieu et devant Dieu, à l’égard de la puissance du mal, dont il a conscience, le mal même, quelle qu’en soit la puissance, est impuissant lorsqu’il apparaît, si nous admettons que l’exercice du cœur a été complet. «C’est ici votre heure», dit Christ, «et le pouvoir des ténèbres» [(Luc 22:53)]. Mais il avait senti tout cela avec Dieu, et, quant au fait même, il reçut la coupe de la main du Père, et non point de celle de l’ennemi qui, quant à Christ, n’avait nullement ce pouvoir.

 

1.25.2    [Ps. 27 v. 1-3 — L’Éternel, lumière et délivrance actuelle du saint]

 

Le Psaume 27 nous montre ces mêmes choses opérées, selon l’esprit de Christ, dans de simples hommes. [27:1] L’Éternel est, par la foi, la lumière du saint : Il éclaire tout ce qui l’entoure. Quoique les ténèbres et leur pouvoir soient là, il n’existe pas, pour l’esprit, de pouvoir des ténèbres ; elles dominent les ennemis, mais, de la part de Dieu, la lumière est dans le cœur du fidèle, et ainsi il marche dans la lumière. C’est une grande consolation ! Mais le Seigneur est plus que cela. Il est une délivrance actuelle. À la vérité, Dieu ne pouvait être cela pour Christ, avant qu’il eût bu la coupe ; mais Il est connu comme délivrance actuelle pour l’âme rachetée, au milieu de l’épreuve. La même révélation de l’Éternel qui donne la lumière, nous donne, dans cette lumière, l’assurance d’être délivrés ; je ne dis pas qu’elle nous fasse voir nécessairement la délivrance, car le moyen en peut être obscurci, mais elle nous en assure. Puisque l’Éternel est là, en lumière, il délivrera. Pour nous, c’est le Père, et quand il s’agit de gouvernement, le Seigneur ; mais dès que c’est Dieu Lui-même, évidemment il n’y a rien à craindre. Voilà ce qui est proclamé ici : [27:2] que l’on pense à ces méchants, sans conscience qui les réprime ; [27:3] ou bien à la guerre, cette scène de violence terrible, où la volonté de l’homme est déchaînée. Que le Seigneur soit là, il sera pourvu à tout.

 

1.25.3    [Ps. 27 v. 4-6 — État d’âme lié à la confiance en Dieu, trouvant toute sécurité en Lui]

 

N’oublions pas toutefois qu’il y a un principe ou un état d’âme important, lié à cette confiance et qui en est la base : [27:4] c’est d’avoir un œil simple et de ne désirer qu’une chose ; de regarder à l’Éternel, en n’ayant qu’un but : celui d’être avec Lui, en sa présence, là où il se trouve, et où on peut l’adorer, voir sa beauté et apprendre sa volonté et sa pensée. Mais cela est lié d’autre part à la confiance en sa bonté. [27:5] L’âme, sans défense en elle-même, sait que le Seigneur la mettra à couvert, au mauvais jour, dans sa loge. Là, qui pourrait lui nuire ou la troubler ? Quel amour nous trouvons en Dieu ! Quel intérêt il porte à ceux qu’il aime ! L’âme habite avec Lui, et elle habite en sûreté. Il ne s’agit pas ici d’une délivrance apparente, mais du secret de sa tente. Il est merveilleux de voir comment le Seigneur agit quand le mal est dans toute sa fureur et qu’en apparence il n’y a aucune ressource. L’âme n’en cherche pas ; elle se confie doucement et tranquillement en Dieu, et trouve toute sécurité en Lui. Le verset 6 compte sur la plénitude de la délivrance et des louanges dans la tente de l’Éternel, qui n’est plus un lieu secret, un asile caché, mais le lieu béni des louanges publiques.

 

1.25.4    [Ps. 27 v. 7-12 — Exercices de l’âme se confiant au Seigneur qu’elle connaît]

 

Dans les versets suivants, nous trouvons les exercices de l’âme avec Dieu, tandis qu’elle s’attend à Lui pour être secourue. [27:8] Le Seigneur avait dit : «Cherchez ma face», [27:9] et il ne pouvait pas la cacher. L’âme reconnaît la possibilité de la colère ; elle prie Dieu de la détourner et compte sur la grâce. Cela est bien important pour l’âme, car on s’attendrait à ce qu’elle ne se confiât en Dieu, qu’à condition qu’Il n’eût rien contre elle. Il n’en est pas ainsi : le cœur peut reconnaître qu’il devrait s’attendre à la colère, et néanmoins se confier en la grâce. [27:10] Il a connu un Seigneur secourable et s’attend à n’être pas abandonné d’un Dieu sauveur. Cette confiance est complète, plus complète encore que celle qui se fonde sur les liens les plus étroits selon la nature. Telle est, en effet, la confiance de celui qui connaît le Seigneur. Il a affaire avec Dieu seul, [27:11] il Lui demande de lui enseigner sa voie et de le conduire dans le sentier uni, parce que ses ennemis épient le moment où il s’écarterait du chemin. [27:12] La pression des ennemis était grande ; telle elle sera aussi pour les saints. Il y a une volonté de mal, de faux témoins, puis de la cruauté.

 

1.25.5    [Ps. 27 v. 13-14 — La bonté de l’Éternel comme seule ressource du cœur intègre]

 

[27:13] La bonté de l’Éternel, à l’exclusion de tout moyen humain, la bonté de l’Éternel dans son gouvernement, telle est la ressource du cœur. [27:14] En voici le résultat : «Attends-toi à l’Éternel», c’est Lui qui fortifie le cœur, «oui, attends-toi à l’Éternel». Voilà le secret de la force, au temps de l’adversité ; alors il n’y a rien à craindre. Nous, chrétiens, nous avons pu connaître l’amour d’un Père dans notre chemin comme ses enfants et les soins de Christ, le bon Berger ; mais le principe de notre confiance dans le Seigneur est le même. Il est remarquable combien toute idée d’une autre ressource ou d’une autre aide que celle de l’Éternel est absente de ce Psaume. C’est là ce qui maintient l’intégrité, car l’Éternel ne peut secourir autrement qu’en maintenant la droiture de cœur. Au milieu de la ruse de ses adversaires, l’âme ne connaît rien, ni les ressources, ni la force, ni la sagesse, ni les plans de l’homme ; rien, si ce n’est de chercher la face de l’Éternel [(27:8)]. Avec Lui, tout est réglé ; et ainsi, quant à l’homme intérieur, tout est vérité et intégrité. Désormais, c’est l’Éternel que les ennemis concernent ; tel est le secret de notre sécurité et de notre tranquillité dans l’épreuve. Sa grâce étant là, nous pouvons compter sur le Seigneur en tout temps. Si nous nous sommes égarés, avouons-le-Lui ; c’est un exercice vrai de l’âme en sa présence. Dans les rapports entre elle et Lui, il agit selon la vérité ; mais la grâce, et le secret de sa tente, et la délivrance qui en découle, sont la place de l’âme.

 

1.26  Psaume 28

1.26.1    [Cri du juste à l’Éternel, lien avec Lui par la foi]

 

Quoique l’Éternel soit le sujet principal du Psaume 28, comme de tous ceux dont nous nous occupons, [28:1] nous trouvons cependant ici un point spécial en ce qui concerne le juste : son cri à l’Éternel, ses supplications. En criant à Lui, le cœur entre en liaison avec le Seigneur. Le cri implique l’intérêt que le Seigneur nous porte ; cet intérêt nous l’avons pour point de départ ; il indique aussi que nous reconnaissons notre dépendance de Lui. Ainsi, le cri et la prière à Dieu sont importants ; ils indiquent l’état de l’âme. Nous pouvons désirer quelque chose du Seigneur, avoir foi en sa bonté qui aime à donner ; mais crier à Lui nous identifie avec Lui d’une manière avouée, même devant autrui. Dans ce Psaume, l’âme est au comble de la détresse, le puits du shéol est béant devant elle ; mais le principe est toujours vrai, même lorsque nous intercédons pour d’autres. Ici la foi se montre dans le cri, lorsque, à vue humaine, tout espoir est impossible. Cette liaison avec le Seigneur est clairement indiquée ici, [28:3] car nous y trouvons la raison pour ne pas être entraîné dans le jugement avec les iniques.

 

1.26.2    [Délivrance accordée à la confiance, attachant à Dieu et Le faisant connaître]

 

Au Psaume 26, c’était l’intégrité du saint dans ses voies [(26:1)] ; ici, c’est la liaison avec le Seigneur (constatée par le cri de l’âme vers Lui), qui est la sauvegarde du croyant en présence du jugement. [28:3-4] Et, quoique ce soit sur la méchanceté des ouvriers d’iniquité que se fonde l’attente de leur jugement, [28:5] toutefois il est déclaré que c’est leur mépris de l’Éternel qui est la cause de leur destruction. [28:7] Le juste s’est confié en Lui et a été secouru. Mais dans la délivrance que Dieu nous accorde, il y a plus, bien plus que le seul fait d’être délivré. C’est Lui qui nous a délivrés. Le cœur était attaché à Lui, regardait à Lui, l’adorait, croyait en Lui, et il ne nous a pas fait défaut. Que cela est vrai, et combien cela attache, tout de nouveau, le cœur à Lui : «En lui mon cœur a eu sa confiance, et j’ai été secouru ; et mon cœur se réjouit, et je le célébrerai par mon cantique». S’attendre ainsi au Seigneur, avec confiance, c’est entrer réellement dans son caractère et s’y conformer ; c’est l’estimer, l’honorer et y trouver ses délices, dans l’assurance que ce caractère ne peut changer ; c’est apprécier le Seigneur ; or, quiconque apprécie une chose moralement excellente, y est conforme, toutefois d’une manière dépendante.

 

1.26.3    [Attente de la délivrance de la part de quelqu’un de connu dans sa perfection]

 

J’ai un ami, d’un caractère noble, fidèle et dévoué ; je me trouve dans des circonstances où tout s’oppose à la probabilité, ou même à la possibilité qu’il me vienne en aide ; cependant, je suis certain qu’il me secourra ; je compte avec affection sur ce qu’il est. Évidemment mon appréciation n’a pas changé. Je le considère comme supérieur à toutes les circonstances, et gouverné par sa propre perfection. C’est là-dessus que je compte, c’est cela que j’apprécie. Quelles que soient les circonstances, mon cœur est avec le sien, appréciant sa conduite, quoique dans le chemin de la dépendance ; et son cœur est avec le mien. Lorsqu’il a agi, je me réjouis en lui, je me réjouis de la juste appréciation que j’avais faite de mon ami ; je le connaissais bien, je connaissais ce qu’il est ; je me réjouis en sa perfection, à laquelle je m’attendais comme à une chose certaine, supérieure à toutes les circonstances. Son intervention m’a prouvé qu’il s’intéressait à moi. De même, lorsque Dieu délivre le chrétien, comme lorsqu’il délivrera le Résidu dont parle ce Psaume, ils peuvent dire : «Voici, c’est ici notre Dieu, nous l’avons attendu» [(És. 25:9)].

 

1.26.4    [Exemple d’un homme dont le cœur s’est confié en Dieu et qui se réjouit en Lui]

 

C’est bien la même pensée que nous voyons chez Job, à travers sa coupable irritation. Il compte sur Dieu, il sait ce que Dieu serait et ferait pour lui, s’il pouvait le trouver. [28:7] Le Psaume 28 nous montre donc un homme dont le cœur s’est confié en celui de Dieu, a trouvé ce cœur et se réjouit en lui, qui a réellement honoré Dieu, quoique seulement en s’attendant à Lui dans une confiance inébranlable. Il trouve la satisfaction dans ce qu’est son puissant ami, et dans son amour. Il se réjouit de la délivrance, car il a souffert, il a été opprimé dans sa faiblesse ; mais il se réjouit, en trouvant les délices de son cœur dans son libérateur. Il possède un ami qui lui a formé le cœur d’après sa propre excellence, qui l’a formé pour se confier en elle.

 

1.26.5    [Même principe chez le chrétien, de manière plus calme]

 

Tout cela se trouve aussi dans le chrétien, mais d’une manière plus calme, parce qu’il est mieux instruit dans les choses célestes, qu’il connaît Dieu d’une manière plus parfaite, qu’il a moins d’anxiété touchant les choses d’ici-bas et qu’il ne regarde pas aux choses visibles. Mais le principe est le même.

 

1.27  Psaume 29

1.27.1    [Engagement à rendre gloire à l’Éternel et à Son nom révélé]

 

Le Psaume 29, envisagé au point de vue suivant lequel nous étudions maintenant les Psaumes, ne donne pas lieu à beaucoup de remarques. [29:1] Il engage les puissants de la terre à reconnaître l’Éternel et à Lui donner gloire, [29:2] à Lui rendre l’honneur dû à son nom. Je désire seulement faire remarquer la liaison qui existe entre cela et le culte ; il s’agit de rendre honneur à l’Éternel dans son temple, là où il a placé son nom. Son nom a été révélé ; la gloire est due à son nom, c’est-à-dire à Lui-même comme ayant été révélé ; son nom est à la fois la révélation de Lui-même, et de sa relation avec son peuple. C’est dans son temple qu’il a placé son nom, de manière à former un centre d’association et un lieu révélé de culte. Ainsi, tandis que sa voix proclame la majesté de ce nom, ceux qui le connaissent sont rassemblés, par ce nom même, comme centre d’une commune adoration. La gloire du nom de l’Éternel est révélée et prouvée par le contenu des derniers versets. [29:10] «L’Éternel s’assied sur les flots» ; il domine et dirige, en vue de ses propres desseins, les mouvements tumultueux de la masse des peuples. Il siège aussi comme roi éternellement. Comme il est au-dessus des soulèvements des hommes, ainsi il préside à jamais dans un gouvernement sûr et inébranlable.

 

1.27.2    [Domination de l’Éternel sur toutes choses, et bénédiction de Son peuple]

 

Mais, outre cela, l’Éternel est en rapport avec son peuple ; il lui donne la force, il le bénit en paix. Le vers. 10 exprime la possession de la puissance sur toutes choses et en Lui-même ; le vers. 11 annonce ce qu’il est pour le peuple. [29:1] C’est, d’une part, l’invitation adressée aux fils des forts de la terre de connaître l’Éternel, [29:11] d’autre part la bénédiction assurée d’Israël.

 

1.28  Psaume 30

1.28.1    [Joie découlant de la délivrance supérieure à la bénédiction de la prospérité]

1.28.1.1   [L’âme éprouvée et guérie jouit de ce que Dieu est pour elle, plutôt que des circonstances]

 

La grande vérité contenue dans le Psaume 30 est d’un profond intérêt pratique : c’est que la joie qui découle de la délivrance accordée par le Seigneur (ici par l’Éternel), est plus grande, plus profonde, que les bénédictions de la prospérité, alors même que cette prospérité est reconnue comme venant de Dieu. Il se peut que la délivrance s’applique à des afflictions produites par nos fautes ; ce sera certainement le cas du résidu juif, mais elle n’en est pas moins pleine et entière, et lorsque le péché, ou le mal, sont pleinement reconnus, la restauration et la bénédiction sont absolues dans la communion avec Dieu. Le pardon, ou la pensée du pardon dans une âme qui n’est pas guérie, peuvent être accompagnés de regrets. Quand l’âme est guérie, elle apprend assurément à juger le mal, à être pleine d’humilité, s’il a dû y avoir jugement ; à avoir toujours plus de tendresse délicate et de grâce pour les autres ; mais, la guérison étant complète, l’âme entièrement éprouvée n’aura pas de regrets, parce qu’elle sera exclusivement remplie de ce que Dieu comme tel est pour elle. Elle aura la chair en horreur ainsi que les principes qui l’ont conduite au mal ; mais, si le mal est réellement haï, on sera délivré de l’horreur que le moi inspire et la paix régnera dans l’âme. Il est vrai que le Psaume 30 ne poursuit pas ces pensées aussi loin ; il s’occupe des circonstances extérieures, de la main de Dieu qui s’appesantit sur l’âme à cause du péché, plutôt que du péché qui y a donné lieu ; mais il les présente comme étant des effets de la colère de Dieu, et par suite comme exprimant la colère ou la faveur de Dieu ; et c’est à cela que l’âme s’arrête. Elle avait été dans la prospérité, et l’avait attribuée à Dieu, mais elle fondait sur les circonstances l’assurance de son bonheur, quoiqu’elle les considérât comme lui ayant été accordées par Dieu.

 

1.28.1.2   [Le repos dans la bénédiction, même venant de Dieu, s’adresse au moi]

 

En agissant ainsi et tout en reconnaissant Dieu comme Celui qui donne et qui assure la bénédiction, l’âme se reposait sur la bénédiction et sur une bénédiction qui, au lieu de délivrer du moi, s’adressait à lui.

 

1.28.2    [Faveur de l’Éternel considérée dans ses effets plutôt qu’en elle-même]

 

[30:6-7] «Je ne serai jamais ébranlé. Éternel ! par ta faveur tu as donné la stabilité et la force à ma montagne». Quoiqu’il puisse, dans ce cas, y avoir de la piété, cela pourrait facilement dégénérer en : «C’est ici le temple de l’Éternel, le temple de l’Éternel» (Jér. 7:4). Ce Psaume suppose, du reste, une piété vraie. Seulement il est dit : La faveur de l’Éternel avait donné une force stable à ma montagne, au lieu que cette faveur elle-même fût considérée comme la bénédiction.

 

1.28.3    [Épreuves pour que l’âme apprenne à éprouver la faveur divine et en jouir]

 

[30:7] L’Éternel cache sa face, et tout aussitôt l’âme sent ce qu’est la dépendance directe de Dieu ; elle cherche Sa bénédiction immédiate. Les châtiments et les épreuves qu’en